<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188</id><updated>2011-04-22T05:29:57.156+02:00</updated><title type='text'>Un roman de Marc Hodges</title><subtitle type='html'>Un blog de l'hyperfiction intitulée "La disparition du Général Proust" : Général Proust, Les écrits de Marc Hodges, Vie sexuelle de M H, Jean-Pierre Balpe, Un roman de Marc Hodges, Les inédits de Marc Hodges, Le journal de Charlus, Les poèmes de JPB, Le premier album photo de Marc Hodges, Le second album photo de Marc Hodges, L'album photo de JPB, Le carnet d'Oriane, Les poèmes érotiques de MH à G, Les écrits de Jean-Pierre Balpe"… Extrait du roman La Toile (ed. Cylibris)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>391</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2706549738575123522</id><published>2007-03-20T14:48:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T14:50:35.368+01:00</updated><title type='text'>Il neige</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hong-Kong, jeudi 31/12/2015, 22:18:59&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Newsletter Wu Min, journaliste indépendant : “L’insécurité du Web”, abstract. Destination : grand public. Versions disponibles : chinois, anglais, japonais, français, espagnol, russe. Autres langues possibles sur demande dix heures à l’avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Depuis quelques mois, de nombreux articles sont parus sur les dangers que présente le réseau électronique mondial. Ces dangers menaceraient aussi bien la vie privée des citoyens, les circulations monétaires, que les états. Certains évoquent des mafias, des réseaux terroristes, des manipulations orchestrées par des états indépendants hostiles. Ces dangers seraient multiformes depuis la désinformation jusqu’à des bombes logiques indécelables et susceptibles de provoquer des catastrophes sans précédent. Certains journalistes agitent même le spectre d’une cyberwar qui serait déjà commencée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wu Min, journaliste indépendant, mondialement connu pour le sérieux et l’objectivité de ses enquêtes a voulu faire le point sur la question. Cet article est le résultat d’une longue enquête de plusieurs semaines qui l’a conduit à interviewer les meilleurs responsables mondiaux du réseau, les scientifiques les plus en pointe, à contacter des groupes clandestins, à rencontrer les hackers les plus efficaces. Il est, à ce jour, l’étude la plus fouillée sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lecture de cet article est soumise à droits simples qui seront automatiquement débités de votre compte. Sa diffusion est soumise à copyright suivant la convention internationale des droits d’auteurs. Toute diffusion non déclarée de façon conforme sera soumise à des poursuites judiciaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New-York, jeudi 31/12/2015 page d’annonce-Web des Cloysters :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi 9 janvier 2016, à 20 heures 23 très précises, conférence du professeur PORDESAN : “De Bardésane à Sun Myung Moon, les grandes questions mystiques”. Cette conférence d’un très haut niveau est réservée aux abonnés du musée. Prière de confirmer votre présence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 10 janvier 2016 : de 10 à 12 heures, visite guidée : l’ofèvrerie religieuse gothique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vorkhouta, jeudi 31/12/2015, 17:35:47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bulletin météorologique pour la Sibérie Centrale (Russie, Europe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaines de Sibérie Septentrionale, région de Norilsk-Oléniek : le soleil régnera en maître au-dessus de 300 mètres d’altitudes. Dans les régions basses, le brouillard sera souvent tenace mais commencera à se disloquer par le nord en milieu de journée. Les températures seront moyennes pour la saison, aux alentours de - 30 degrés centigrades.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaine de Sibérie occidentale, région nord, Vorkhouta, Novy Port : après une matinée froide mais assez ensoleillée, le ciel aura tendance à se couvrir par le nord au fur et à mesure de l’avancée de la journée. Quelques chutes locales de neige peuvent se produire en fin de journée. Les températures s’échelonneront entre - 30 degrés centigrades en début de matinée et - 20 degrés centigrades en milieu de journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaine de Sibérie occidentale, région Sud, Sourgout, Tomsk : journée très ensoleillée, peu venteuse, très froide : de - 25 degrés centigrades à - 35 suivant les zones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plateau de Sibérie Centrale, région de Daudinka à Iakoutsk : les températures s’échelonneront suivant l’altitude entre - 20 et - 40 degrés centigrades. Le vent du nord assez fort apportera beaucoup de nuages bas qui provoqueront de très fortes chutes de neige sur toute la région avec des risques non négligeables de tempête dans les couloirs venteux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2706549738575123522?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2706549738575123522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2706549738575123522&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2706549738575123522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2706549738575123522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/il-neige.html' title='Il neige'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1174570067300577071</id><published>2007-03-17T10:36:00.000+01:00</published><updated>2007-03-17T10:38:38.248+01:00</updated><title type='text'>Autres témoignages</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moscou, jeudi 31/12/2015, 17:38:44&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bourse de Moscou : la Société Saint-Pétersbourgeoise de Recherche et de Production, numéro un mondial de l’édition multimédia, dont la majorité des actions est détenue par le consortium SPPR (Santopetre, Partisière, Raspendio, Presenttari) annonce une OPA sur les éditions numériques Global Network, numéro deux mondial de la presse en ligne, son offre d’achat est deux cent euros pour chaque action Global Network.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sion, jeudi 31/12/2015, 21:39:39&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Gazette de Sion. Articles et dossiers du jour :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.“J’étais membre de Sarpedon” : notre reporter a recueilli les témoignages de quatre anciens membres du centre de relaxation Théiä installé à Sion depuis une dizaine d’années où la police fédérale est intervenue ce matin dès le lever du jour. Cette interview vidéo existe aussi en transcription textuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.”Sion cachait un démon en son sein” : un de nos reporters a suivi l’équipe de police fédérale chargée de perquisitionner aujourd’hui dans l’hôtel du “centre de relaxation méditative Théïa”. Vous visiterez avec lui les locaux, découvrirez les installations informatiques puissantes de cette secte, ainsi que plusieurs des membres qui y vivaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.”Nous sommes des martyrs” : Jacques de Plaisance, gourou de la secte Théïa à Sion a témoigné à notre reporter son indignation devant les interventions policière dont son groupe a été victime. Il affirme que rien de ce qui leur est reproché n’est vrai. Il prétend que ces attaques sont des machinations montées de toute pièce par des athées ou des sectes rivales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4.”L’unité des esprits” : extraits de divers textes sacrés de la secte Théïa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5.”Chasse les intrus” : notre reporter a demandé aux meilleurs spécialistes mondiaux comment s’assurer que des cookies, des knowbots, des agents intelligents, des virus ou d’autres programmes indésirables ne se sont pas installés dans votre serveur à votre insu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre ces cinq articles actuellement disponibles, nos reporters préparent : un dossier complet sur la secte Théïa, ses activités dans le Valais ainsi qu’un dossier sur les activités sectaires dans cette même région. Ces dossiers peuvent être, sur simple demande, retenus dès à présent sur notre serveur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1174570067300577071?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www2.blogger.com/img/gl.align.full.gif' title='Autres témoignages'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1174570067300577071/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1174570067300577071&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1174570067300577071'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1174570067300577071'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/autres-tmoignages.html' title='Autres témoignages'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2899652396618413945</id><published>2007-03-14T06:26:00.001+01:00</published><updated>2007-03-14T06:26:48.311+01:00</updated><title type='text'>Communiqués de presse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paris, jeudi 31/12/2015, 14:30:55&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Baudri, essayiste indépendant : “Vertueux Virtuel”. Extrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“… Entre spectateur et spectacteur, consommateurs passifs et consommateurs dits interactifs, seule la lettre : “c”. Entre spectateur et sectateur, seule la lettre “p”. L’inconscient des langues trahit des préoccupations profondes. Ces lettres p et c, symboles de notre civilisation du “personnal computer”, tissent dans une indifférenciation unifiante la contemplation du spectacle d’un monde présent mais jamais-là, le détournement spectaculaire de l’action vers la virtualisation de ses actes et le délire interprétatif qui non seulement prétend penser notre monde mais, devant son inadéquation à l’esprit, vise à le transformer. S’il résiste, à le détruire. La numérisation du monde par l’ordinateur est une déréalisation. Tout délire en devient possible…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet essai en français du célèbre philosophe Jean Baudri peut être consulté à la demande. Sa lecture est facturée suivant les lois en vigueur. Sa diffusion, sa reproduction et sa traduction sont soumises aux lois mondiales du copyright.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Genève, jeudi 31/12/2015, 16:37:46&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Communiqué de presse du commissaire Paolini, bureau des investigations d’Interpol (Direction de la Cyberpol) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Grâce aux informations anonymes qui nous sont parvenues de Londres hier aux alentours de 8 heures, heure locale, et que nous avons aussitôt vérifiées, une cellule internationale de crise a été réunie, permettant de prendre les mesures nécessaires à la complète désactivation du virus Memnon. La coordination de toutes les branches d’Interpol a permis l’arrestation simultanée, sur tous les points du globe, des membres des sectes participantes à cetyte action criminelle. Je suis désormais en mesure d’affirmer que tout danger est définitivement écarté. Des investigations plus poussées sont actuellement initiées par nos services pour voir dans quelles mesures cette crise oblige à modifier les procédures de surveillance du réseau.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2899652396618413945?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www2.blogger.com/img/gl.align.full.gif' title='Communiqués de presse'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2899652396618413945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2899652396618413945&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2899652396618413945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2899652396618413945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/communiqus-de-presse.html' title='Communiqués de presse'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4479260898349842965</id><published>2007-03-13T06:14:00.000+01:00</published><updated>2007-03-13T06:16:04.163+01:00</updated><title type='text'>Revue de presse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La lecture de la transcription de l'interview du commissaire Baker, ainsi que le visionnement de la vidéo sont soumises à des droits simples automatiquement débités de votre compte. La diffusion de cet article, celle de la vidéo ou des photos sont soumises à copyright suivant la convention internationale des droits d’auteurs. Toute diffusion non déclarée de façon conforme encourt le risque de poursuites judiciaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New York, jeudi 31/12/2015, 08:44:47&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Agence Mondiale de Presse : “Suite à des renseignements anonymes provenant apparemment d’un serveur d’Oulu (Finlande, Europe) parvenus à la police de Montréal cette nuit à deux heures cinquante-trois (heure locale) Interpol a déclenché dans le monde entier une vaste opération concernant une supersecte “Sarpedon”. Cette supersecte regrouperait au moins les sectes Hypérion, Théïa, Cronos et Réa. Des preuves incontestables montreraient que cette supersecte se préparait à déclencher une catastrophe mondiale. Il y aurait pour l’instant des dizaines d’arrestations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernière minute : l’université d’Oulu contactée dément être à l’origine de ces informations dont aucune trace n’est sur ses serveurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Londres, jeudi 31/12/2015, 13:30:56&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le SUNRISE. Notre UNE : “L’apocalypse évitée de justesse”. Reportage de Mark Smith. De neuf heures du matin à douze heures, notre reporter a suivi une équipe de police chargée d’intervenir à Londres, Hammersmith et Islington dans les locaux des sectes Rhéa et Cronos. Son reportage vous fera participer en direct aux arrestations, aux découvertes des enquêteurs sur place, aux premiers interrogatoires. Un interview exclusif du Chief Constable de Londres vous révélera les dangers que le plan MEMNON faisait courir au monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce reportage est disponible en deux versions : une version longue de vingt-cinq minutes, une version courte de douze minutes. Langue principale : anglais. Sous-titrages disponibles en : français, allemand, japonais, espagnol. Autres langues possibles sur demande. Une transcription de l’interview du Chief Constable de Londres existe en anglais, français, allemand, espagnol, russe. Autres langues disponibles sur demande.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4479260898349842965?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4479260898349842965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4479260898349842965&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4479260898349842965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4479260898349842965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/revue-de-presse.html' title='Revue de presse'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2176156973180579290</id><published>2007-03-12T09:15:00.001+01:00</published><updated>2007-03-12T09:15:55.058+01:00</updated><title type='text'>Épilogue</title><content type='html'>Newsletter INTERNAV, article de Rodney Stag : “Enfin un coup d’arrêt aux sectes !…”. Rodney Stag, un journaliste connu pour son action contre les sectes qu’il combat depuis des années, est le meilleur spécialiste de la question. Au fil du temps il a constitué les dossiers les plus complets et les mieux renseignés sur le sujet. Actuellement disponibles :&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;— Enfin un coup d’arrêt aux sectes !&lt;br /&gt;— Dossier Sarpedon&lt;br /&gt;— Implantation géographique des sectes&lt;br /&gt;— Interviews récentes de victimes des sectes&lt;br /&gt;— Étude de cas&lt;br /&gt;— Méthodes des sectes&lt;br /&gt;— Étude sur la secte qui vous intéresse&lt;br /&gt;— Comment éviter d’être parasité par une secte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces articles et dossiers, enrichis de photos et de vidéos, obtenus sur simple demande, sont soumis aux lois mondiales sur le copyright. Un tableau complet des tarifications peut-être obtenu par simple clic sur le terme TARIFICATION.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montréal, jeudi 31/12/2015, 08:33:58&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait du jour : “Le complot Sarpedon”, Réseau M 55, transcription de l’interview du commissaire Baker (exclusivité M 55). Version vidéo disponible en français, sous-titres anglais ; versions disponibles de la transcription : anglais, allemand, français, espagnol, italien, russe, japonais, portugais. Autres langues possibles sur demande. Photos exclusives : le commissaire Jordan Baker, les locaux de Sarpedon à Montréal, photos de diverses victimes de Montréal. Extrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“… Sarpedon menaçait le fonctionnement de tout ce qui est sous contrôle électronique, donc l’ensemble de notre civilisation. Si leur complot avait réussi, nous aurions eu affaire à une véritable apocalypse car tout notre mode de vie était directement visé. Je n’aurais jamais pensé que cela soit possible.&lt;br /&gt;— Comment l’avez-vous découvert ?&lt;br /&gt;— L’affaire Kharamidov nous avait mis sur la piste et nous nous doutions déjà que Sarpedon n’était pas une secte banale. Mais nous étions un peu démunis n’ayant sur le plan légal pas assez d’éléments pour intervenir… En fait, nous ne soupçonnions pas l’importance du danger. Nous croyions à des règlements de comptes entre sectes. Jusqu’à cette nuit. Vers trois heures du matin, nous avons reçu par le réseau un volumineux dossier accompagné d’une note très explicite sur Sarpedon. Notre agent de service m’a immédiatement prévenu. Dès que j’ai compris, j’ai alerté Interpol. Suivant les fuseaux horaires, les services de police sont intervenus partout dès que possible. J’espère que certains secteurs de Sarpedon n’auront pas profité des règlements locaux qui obligent à n’intervenir qu’à l’aube pour se mettre à l’abri. Mais vous connaissez le problème aussi bien que moi !”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2176156973180579290?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2176156973180579290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2176156973180579290&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2176156973180579290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2176156973180579290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/pilogue.html' title='Épilogue'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1191595888289002205</id><published>2007-03-11T07:32:00.000+01:00</published><updated>2007-03-11T07:33:39.838+01:00</updated><title type='text'>Le Grand Nom de Dieu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 08:00:01&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Taddeo da Parma se tait. Sur les nombreux écrans qui projettent les adeptes sur la paroi hémi-cylindrique, la lumière baisse, les sectateurs sont dans la pénombre. La salle dans laquelle se trouve le Grand Maître s’obscurcit tandis qu’un cylindre lumineux semble l’envelopper et le nimber de lumière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lors de leur séparation, les hommes ont perdu le Grand Nom de Dieu, celui qui les réunissait à lui en permanence. Dans leur désespoir, ils ont consacré une grande partie de leur temps à le retrouver et n’y sont jamais parvenu. Dans cette quête, ils ont inventé de nombreuses divinités auprès desquelles ils pensaient trouver du réconfort. En vain… C’est ainsi qu’ils ont nommé quatre vingt dix neuf mille neuf cent quatre vingt dix neufs divinités. Aucune n’est la divinité; toutes en procèdent. La Huitième Révélation concerne la prière: pour atteindre la Grande Réunification, nous devons, pendant quatre-vingt-dix-neuf minutes, consacrer toute l’intensité de nos esprits séparés à invoquer les noms de tous les dieux imaginés par l’homme. Ainsi liés à toute la mystique humaine nous concentrerons sur le réseau une spiritualité suffisante pour atteindre le Grand Nom de Dieu. C’est la Neuvième Révélation: le Grand Nom de Dieu est la somme de tous les noms de divinités inventés par l’homme. Les noms de divinités sont des fragments du Grand Nom de Dieu. Ce n’est qu’en les réunissant dans une mise en commun du plus grand nombre possible de forces spirituelles que nous parviendrons à le retrouver et ainsi à réaliser cette Grande Unification qui mettra fin à l’exil terrestre de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Grand Maître s’interrompt encore, semble reprendre son souffle:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes frères préparez-vous, méditez jusqu’à demain. Chacun de vous va savoir à quelle divinité sa prière sera consacrée. Purifiez votre intellect, ne le consacrez plus qu’à ce dieu. Demain, dans une apocalypse de lumière, Memnon va changer la face du monde!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1191595888289002205?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1191595888289002205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1191595888289002205&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1191595888289002205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1191595888289002205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/le-grand-nom-de-dieu.html' title='Le Grand Nom de Dieu'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-8551121617657850296</id><published>2007-03-10T12:04:00.000+01:00</published><updated>2007-03-10T12:07:33.706+01:00</updated><title type='text'>La Grande Unification (Neuf révélations)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 07:55:04&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le Grand Maître se tait. Il laisse le silence peser quelques minutes. Les adeptes retiennent leur souffle. Taddeo da Parma reprend lentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En vérité, je vous le dis, la Sixième Révélation, celle de l’Instrument, projette à la face de ceux qui doutent encore la toute-puissance de l’Esprit Divin. Denys l’Aéropagite comprit que rien ne pouvait s’accomplir en dehors des temps, que Dieu avait tout prévu de toute éternité. Il sut d’un savoir sûr qu’il avait été choisi de tout temps, que si Denis Peirse était informaticien, c’est parce que Dieu l’avait voulu ainsi car les temps étaient venus où le dessein divin pouvait s’accomplir : l’homme dans sa quête d’absolu a, sans en savoir la cause, su créer l’instrument capable d’assurer la communion universelle. Cet instrument, c’est le Réseau. L’homme, pour peu qu’il le reconnaisse, a enfin le moyen de renouer avec l’Unité initiale en reliant, dans une seule entité, tous les esprits séparés. Ce fut la grande tâche humaine de Denys l’Aéropagite : créer une communauté mystique, la doter de l’instrument informatique capable de mettre en harmonie toutes ses pensées. Comme vous le savez, cette tâche est accomplie, nous participons tous régulièrement à ces séances de fusion virtuelle qui sont la base même de nos méditations. Pourtant, elles ne peuvent suffire à assurer la Grande Unification. Le réseau ne nous appartient pas, des messages contraires y circulent, certaines forces noires s’en servent à des fins impies, iconoclastes, néfastes, hérétiques que nous devons sans cesse combattre. Memnon, dieu de la noirceur, n’a d’autre but que d’assurer sur eux notre triomphe définitif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taddeo da Parma fait une nouvelle pause, respire profondément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prions mes frères… Prions. La Septième Révélation de Denys l’Aéropagite fut celle des nombres. Seul un esprit illuminé par la grâce divine pouvait la recevoir : combattre les forces noires du réseau ne suffit pas. Pour que la Grande Unification ait lieu, pour que le réseau soit son instrument il faut qu’il soit mis au seul service du bien, que seul l’esprit uni de nos adeptes l’occupe, que toute autre activité en soit exclue. Il faut que le cerveau collectif et virtuel que Dieu a demandé aux hommes de créer soit plein d’une pensée unique recréant un unique intellect. C’est la raison même de tous nos travaux. Certains d’entre vous savent que cette possibilité est entre nos mains, que nous pouvons désormais contraindre le réseau à n’être qu’au seul service de Dieu. Mais les forces du mal sont puissantes, tant que la Grande Unification ne sera pas réalisée, nous ne pourrons les contraindre éternellement à l’impuissance. Après de nombreuses études, de longues méditations, Denys l’Aéropagite comprit qu’il suffirait de quatre-vingt-dix-neuf minutes. Pour réaliser la Grande Unification, il faut que, pendant quatre-vingt-dix-neuf minutes, la totalité du réseau soit consacrée à nos prières. Lorsqu’en 1998 il eut cette révélation, il sut également que le temps était passé ou pas encore venue que, pour les mêmes raisons, elle ne pouvait se produire qu’en 1800, 2007, 2016, 2025… En 2007 nous n’étions pas prêts. Nous le sommes. Memnon ne peut désormais se produire qu’à la première minute de l’année 2016 ou nous devrons attendre encore neuf ans. C’est donc demain, quand minuit sonnera dans notre monastère de Phuket, en Thaïlande, que nous devrons tous nous emparer du réseau pour prier ensemble avec toute notre ferveur. Règlez toutes vos horloges sur ce tabernacle. Maintenant, mes frères, écoutez-moi bien. Je vais vous révéler la vérité des vérités, l’arcane de toutes mystiques, celui que Denys l’Aéropagite n’a transmis qu’à moi : notre prière ne devra pas être quelconque. Pour que la Grande Unification s’accomplisse, il est nécessaire de retrouver le Grand Nom de Dieu. Ce sont là les Huitième et Neuvième Révélations.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-8551121617657850296?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/8551121617657850296/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=8551121617657850296&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8551121617657850296'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8551121617657850296'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/la-grande-unification-neuf-rvlations.html' title='La Grande Unification (Neuf révélations)'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-8953573774112975839</id><published>2007-03-09T06:39:00.000+01:00</published><updated>2007-03-09T06:42:07.087+01:00</updated><title type='text'>La Grande Unification (Cinq Révélations)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 07:48:54&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Taddeo da Parma marque une pause, ferme les yeux comme s’il méditait, puis, de sa voix monocorde, lente, reprend :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dieu lui avait révélé que les temps de la Grande Unification étaient enfin venus ! Conçus à l’origine comme une part active de l’esprit divin, punis pour leurs péchés d’orgueil, les hommes avaient été condamnés par Dieu à une période de séparation durant laquelle chacun d’entre eux ne vivrait que dans la solitude. Durant cette période d’expiation, les hommes ne pouvaient, à travers les simulacres de communauté que constituaient langues, clans, familles, cultures… que vivre la douleur de leur séparation fondamentale. Chacun d’entre eux, dans la chaleur, la vie, la communion des groupes auxquels il appartenait, éprouvait l’aspiration à l’unité de son âme ; chacun d’entre eux, éprouvant dans sa chair les rivalités, les antagonismes, les guerres qui séparaient les groupes, ne pouvait que vivre cette séparation comme une souffrance. Denys l’Aéropagite comprit que le but de l’humanité ne pouvait être que la Grande Unification. Ce fut la Première Révélation : pour retrouver le royaume de Dieu, l’homme ne devait être qu’Un. Il retrouverait alors l’Unité avec Dieu qui est Esprit. Ce fut la Deuxième Révélation… La troisième, que l’Unité humaine ne pouvait être que la fusion des esprits séparés de chacun des hommes en un esprit unique, image lumineuse de l’Esprit Divin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle pause de Taddeo da Parma ; nouvelle exclamation rituelle des adeptes. Le Grand Maître poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme nombre d’entre vous le savent, la Quatrième Révélation fut celle de l’état. Dans la déchéance à laquelle Dieu l’a condamné, l’esprit séparé de l’homme est faible. Il ne possède plus qu’un très lointain souvenir de sa puissance d’autrefois lorsque il était une métastase de l’Esprit Un. Ce souvenir, reproche permanent de sa faute, n’a d’autre fin que de lui faire déplorer la pureté de sa puissance initiale. Sa faiblesse, sa fragilité lui interdisent toute espérance. Dans la séparation, l’état de l’homme — qui ne peut le mener qu’à la consomption, au malheur, à la haine de l’autre qui le renvoie à sa culpabilité — est l’impuissance. Pour renouer avec son origine, l’homme doit rompre avec son état. Pour cela, il lui faut se renier lui-même, oublier son être pour, dans un abandon total de ce qui le sépare, espérer communier avec son semblable. C’est la Cinquième Révélation : l’Unité ne peut s’hypostasier que dans la communion totale des esprits. Ceux d’entre vous qui sont avancés dans la voie mystique en sont à ce point qui cherchent à oublier leur corps pour se fondre dans la communauté des esprits. Bien des saints de religions diverses ne sont jamais allé plus loin. Car leur manquait la Sixième Révélation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-8953573774112975839?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/8953573774112975839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=8953573774112975839&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8953573774112975839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8953573774112975839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/la-grande-unification-cinq-rvlations.html' title='La Grande Unification (Cinq Révélations)'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1922730027097220011</id><published>2007-03-08T08:13:00.000+01:00</published><updated>2007-03-08T08:16:16.554+01:00</updated><title type='text'>Le projet Memnon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 07:38:54&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Entièrement blanche, la pièce est circulaire. Son diamètre fait environ neuf mètres. Du plafond, une couronne de projecteurs d’écrans s’allume. Chacun d’eux, sur une portion du mur cylindrique, projette son image : des adeptes d’Hypérion tournés vers la caméra. Peu à peu, la totalité du mur se couvre ainsi d’une foule de sectateurs vêtus de coton grège. Assis en tailleur sur le sol, les yeux fermés, dans une position de méditation, ils attendent. Dans une des parties du mur, une petite porte s’ouvre. La silhouette frêle et voûtée de Taddeo da Parma pénètre dans la pièce. Vêtu d’une longue robe de coton grège, il s’installe sur le fauteuil de velours rouge qui trône au centre. Après quelques secondes de méditation, il prend la parole :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes frères, bien que ne pouvant tous vous voir, je sais que vous êtes tous là, que chacun d’entre vous peut me voir. Il est rare que, malgré les distances géographiques et la diversité des fuseaux horaires, nous soyons ainsi réunis mais, vous le savez, le moment que nous attendions est venu. Il est temps que je vous révèle l’opération Memnon. À cette fin, je vais dévoiler à tous les arcanes de notre croyance, jusque là réservées à nos initiés, suivant leur avancée spirituelle… Novices, adeptes, initiés, Maîtres, quel que soit votre degré de connaissance philosophique, les temps sont venus où je dois, pour vous tous, ouvrir les portes du mystère suprême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour souligner la solennité du moment, la voix fragile de Taddeo da Parma s’interrompt un moment. Puis reprend :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme les initiés le savent, c’est à l’inspiration divine de Denys l’Aéropagite, notre défunt Grand Maître que nous devons le projet Memnon. Toute sa vie, au travers de ses multiples voyages de par le monde, Denys l’Aéropagite a cherché la voie de la Vérité. Si, dans la première partie incertaine de son existence terrestre, il avait choisi d’être marin, ce n’était que pour mieux parcourir le monde, chercher sous la diversité des croyances qui s’y enseignent l’unicité commune… Élu de Dieu, il avait eu très jeune la révélation que la variété des croyances n’était qu’un effet de la faiblesse de l’esprit humain. À l’origine, avant la punition de la Tour de Babel, quand les langues des hommes ne faisaient qu’une, les religions aussi ne pouvaient qu’être une. Aussi décida-t-il de vouer sa vie à cette quête sacrée. Lors d’une de ses retraites de solitude dans les montagnes immaculées du Tibet, Dieu lui accorda la grâce de rencontrer le dernier des Vénérables Maîtres de la Grande Loge Blanche. Celui-ci, lui confiant toute sa connaissance des mystères, en fit son héritier spirituel : c’est alors qu’il connût la Grande Illumination. Pendant neuf ans, sans nourriture, dans un état de grâce permanente, il vécut en ermite dans un lieu connu de lui seul où il reçut les Neufs Révélations. Lorsque Dieu lui ordonna de quitter sa retraite pour enseigner au monde, Denis Peirse était devenu Denys l’Aéropagite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Amen, murmurent en chœur les adeptes !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1922730027097220011?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1922730027097220011/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1922730027097220011&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1922730027097220011'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1922730027097220011'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/le-projet-memnon.html' title='Le projet Memnon'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4813274876771741064</id><published>2007-03-06T06:05:00.000+01:00</published><updated>2007-03-06T06:09:13.537+01:00</updated><title type='text'>Chacun trouve dans le réseau son double</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/2015, 08:00:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Blaise hésite un moment, son regard vert occupe la totalité du mur de la salle de bain. L’intensité lumineuse de ses pupilles dévoile une réflexion intense. Il se décide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as raison. C’est un cas de force majeure. Puisque les autres m’ont laissé décider, c’est qu’ils acceptaient d’avance les décisions que je prendrais. Je vais tout balancer à Interpol.&lt;br /&gt;- C’est pour ça que je t’aime, dit Laurence, parce que je sais que, même si parfois tu agis comme un enfant, tu prendras finalement toujours la bonne décision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça c’est bien toi, toujours prête à glisser une vacherie.&lt;br /&gt;- Tu ne m’aimerais pas soumise, dit Laurence en lui envoyant un baiser de la main et en interrompant la transmission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’envoyer l’ensemble du dossier à Interpol, Blaise fait ôter des fichiers toute trace qui permettrait de remonter à lui ou à un quelconque membre de son groupe virtuel de recherche. Il veut que tout reste anonyme, qu’il n’y ait aucun moyen de les retrouver. Il s’invente un nom de chercheur, écrit une petite lettre introductive pour résumer la situation, fait rerouter l’ensemble par une petite université de Finlande: impossible de repérer sa trace. Il fait une sauvegarde de tous ses enregistrement sur un disque amovible puis, pour détruire toute miette d’information qui pourrait le trahir, reformate plusieurs fois le disque de sa machine, recharge ses logiciels de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre de sa thèse s’impose soudain à lui, ce sera : “Orion aveugle”. Il a envie d’en rédiger la conclusion, se met au travail :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Il est bien rare qu’un seul niveau d’explication suffise à rendre compte des phénomènes sociaux complexes. Tout fait, même le plus simple en apparence, est tissé dans un réseau de causes et de conséquences enchevêtrées qui, pour leur explication, demandent à être démêlées. Dans l’espace immatériel du réseau, l’homme, animal symbolique, n’est plus en contact direct avec la réalité, ne la voit plus face à face. Au lieu d’avoir continûment affaire aux choses qui par leur matérialité le démentent et l’obligent à évoluer, il ne se trouve plus, au risque d’y perdre ses repères, qu’en dialogue constant avec lui-même. À la limite, il n’a aucune conscience de l’altérité, l’autre lui semble un double de lui-même…”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4813274876771741064?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4813274876771741064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4813274876771741064&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4813274876771741064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4813274876771741064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/chacun-trouve-dans-le-rseau-son-double.html' title='Chacun trouve dans le réseau son double'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-8596723661845182060</id><published>2007-03-04T05:53:00.000+01:00</published><updated>2007-03-04T05:54:59.723+01:00</updated><title type='text'>Abandon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/2015, 07:57:40&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le visage de Blaise semble désemparé, de ses deux mains il se masse le front, lève la tête, fixe la caméra:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais pas trop… Cette affaire nous dépasse. Irina, Joseph, Jeff ont décidé d’abandonner, comme s’ils avaient vu le diable. Ils me laissent le bébé dans les bras.&lt;br /&gt;- C’était ton idée, pas la leur. Tu as demandé leur aide, ils te l’ont accordée, que peuvent-ils faire d’autre?&lt;br /&gt;- Je sais… J’aurais quand même apprécié qu’ils ne me laissent pas seul au moment le plus difficile.&lt;br /&gt;- Tu peux faire quelque chose ?&lt;br /&gt;- Moi? Pas vraiment. Ce sur quoi nous sommes tombés est trop gros pour une équipe, même de pros, à plus forte raison pour un individu isolé. C’est bien le problème.&lt;br /&gt;- Si ce que tu dis est vrai, tu ne vas quand même pas laisser faire Sarpedon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise ne dit rien. Son visage occupe tout l’écran. Il semble chercher le regard de Laurence, ses yeux sont suppliants. Laurence n’y résiste pas, elle règle la caméra sur un gros plan de son visage, passe en visiophonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Regarde-moi, Blaise, tu ne vas pas les laisser faire?&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que je peux faire pour les empêcher?&lt;br /&gt;- Toi, rien… Mais qui te demande de jouer les sauveurs de l’humanité ? Il ne s’agit pas d’un film de série B. Il te suffit de prévenir la police. Ils sauront agir.&lt;br /&gt;- Me transformer en indic? C’est contre tous les principes de la nétiquette. Je me sentirais sale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de Laurence s’adoucit, elle veut être persuasive. Elle règle la caméra en gros plan sur son regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrête de dire des bêtises, Blaise! C’est pour ça que tes copains ont abandonné. Ils sont bloqués par leur culture cyberanarchiste primaire, le mythe de la fraternité du réseau… Ouvrez les yeux, bon Dieu!… Ça peut tenir quand vous vous amusez entre vous ou quand vous jouez le renard dans le poulailler pour contourner les règles des groupes de pression financiers. Pas quand il s’agit du sort du monde quand même. Tu ne vas pas laisser ces dingues nous imposer leur façon de vivre. Je ne peux pas croire ça de toi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-8596723661845182060?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/8596723661845182060/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=8596723661845182060&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8596723661845182060'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8596723661845182060'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/abandon.html' title='Abandon'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-8573519712059090015</id><published>2007-03-03T06:36:00.000+01:00</published><updated>2007-03-03T06:38:29.574+01:00</updated><title type='text'>Inquiétude au lever</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/2015, 07:47:45&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Laurence vient de se lever. Dans sa baignoire à bulles, massée par le bouillonnement de l’eau, elle se réveille lentement tout en regardant, d’un œil distrait, sur le mur qui lui fait face, les informations émises par le projecteur d’écrans de sa salle de bains. Il ne se passe rien d’intéressant dans le monde. Depuis le début du siècle, depuis la mondialisation du réseau qui a créé une sorte de politique virtuelle universelle, il semble que l’histoire ne soit faite que de faits divers. Dans le coin supérieur droit de l’écran, une fenêtre s’ouvre… sur Blaise. Installé dans un fauteuil, il regarde devant lui… Certainement l’écran qui lui fait face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour Laurence. Je te réveille pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laurence baisse le son des actualités, fait s’agrandir la fenêtre du visiophone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, je suis dans mon bain.&lt;br /&gt;- Tu ne pourrais pas te mettre en visiophonie, demande Blaise, je ne te vois pas ?”&lt;br /&gt;- Je suis dans mon bain.&lt;br /&gt;- Et alors ?&lt;br /&gt;- Alors… Mon bain est un espace privé où je me relaxe. J’aime pas que l’on m’y surprenne.&lt;br /&gt;- Bon, d’accord… T’as vu les dernières informations ? Y a du nouveau sur Kharamidov.&lt;br /&gt;- Oui… Et alors ?&lt;br /&gt;- Pas entendu parler du massacre de Turin ?&lt;br /&gt;- Non, je crois pas ?&lt;br /&gt;- Une bagarre entre sectes : huit morts, cinq des nôtres… Plus exactement de Sarpedon. Je t’épargne les détails tu verras tout ça toi même. De plus j’ai reçu le dernier rapport de Jeff: Sarpedon prépare une catastrophe. Cette secte a mis au point suffisamment de mines logicielles de toutes natures pour bloquer l’ensemble des fonctions techniques de notre monde. Je ne vois pas très bien où ils veulent en venir, mais étant donné leur influence sur les désintégrés, je serais pas surpris qu’ils veuillent profiter du chaos absolu pour provoquer d’énormes émeutes, quelque chose comme une fin du monde civilisé. Pour eux, rien n’est bon, tout doit disparaître. Pour atteindre leurs buts, ils ne reculeront devant rien, leurs crimes le montrent. D’autant que jusqu’à présent ils s’en sont plutôt bien tirés. Nous ne saurons jamais tout, mais chercher davantage ne nous apporterait rien de plus. Faut savoir s’arrêter! Ces fous m’épouvantent. Leur intégrisme m’effraie.&lt;br /&gt;- Tu n’exagères pas un peu ?”&lt;br /&gt;- Non ! Si tu en doutes, regarde le rapport de Jeff, c’est diabolique… D’autant plus diabolique que c’est tout à fait plausible. Nous n’avons pas à faire à des plaisantins !&lt;br /&gt;- Que veux-tu faire ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-8573519712059090015?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/8573519712059090015/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=8573519712059090015&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8573519712059090015'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8573519712059090015'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/inquitude-au-lever.html' title='Inquiétude au lever'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-9087694597502056246</id><published>2007-03-02T09:18:00.000+01:00</published><updated>2007-03-02T09:20:32.849+01:00</updated><title type='text'>Balle de match</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mercredi 30/12/2015, 08:57:34&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sue se tait, elle regarde Brooks. Le silence s’installe. Bart, les yeux sur son assiette mange son bacon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- À propos, avance Brooks. Ou plutôt, ça n’a rien à voir… J’ai une proposition à te faire : que dirais-tu de participer à Pâques à un camp de jeunes ? J’ai un ami qui m’en a conseillé un superbe, dans les Rocheuses, en pleine nature, quinze jours de plein air.&lt;br /&gt;- Ouais, dit Bart, c’est une super idée ! J’allais justement aussi te demander si je pourrais participer à un camp. J’ai l’adresse d’une association formidable et j’aimerais bien y aller.&lt;br /&gt;- Où l’as-tu trouvée ? s’inquiète Brooks.&lt;br /&gt;- Sur le réseau justement… C’est l’association des forums de philosophie qui organise ça, PERSONDA. En plus c’est vraiment pas cher. Ils font un camp dans le désert du Nouveau Mexique, on vit quinze jours à la façon des anciens indiens. Ça doit être super.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue regarde Brooks d’un air suppliant. Brooks a l’air désemparé, il hésite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais pas… Ça me paraît pas une bonne idée.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? le coupe Bart.&lt;br /&gt;- Je sais pas… Faut réfléchir… On connaît pas cette association PERSONDA, ce sont peut-être des escrocs… peut-être une secte ?&lt;br /&gt;- Je sais pas ce que tu as avec tes sectes, mais ça devient chiant ! s’emporte Bart. Qu’est-ce que je vous ai fait ? Depuis quelques jours ou vous êtes sur mon dos, ou vous me regardez comme si j’étais pestiféré, drogué, je sais pas quoi… Y’en a marre !&lt;br /&gt;- Bart, je te prie d’être poli ! crie son père.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui y a ? demande une voix étonnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tery entre dans la cuisine, l’air ensommeillé, surpris de l’atmosphère inhabituelle qui l’accueille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour Tery, c’est rien… dit Sue avec précipitation. Bart et ton père se disputent un peu… C’est pas grave… Tu veux du bacon ?&lt;br /&gt;- Faudra reprendre cette discussion plus tard, dit Brooks s’efforçant de rester calme.&lt;br /&gt;- Quand tu veux… dit Bart d’un ton décidé, c’est pas un problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, quitte la pièce. On l’entend monter les escaliers. La porte de sa chambre claque.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-9087694597502056246?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/9087694597502056246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=9087694597502056246&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/9087694597502056246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/9087694597502056246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/balle-de-match.html' title='Balle de match'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-7684604945837998101</id><published>2007-03-01T07:24:00.000+01:00</published><updated>2007-03-01T07:26:09.244+01:00</updated><title type='text'>Forums en ligne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mercredi 30/12/2015, 08:47:44&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sue coupe Bart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bart !&lt;br /&gt;- Tu n’as jamais parlé comme ça, Bart, dit Brooks d’un ton de reproche. Jusque là tu étais beaucoup plus respectueux avec le révérend Bartley qui est le directeur de conscience de notre famille. Je te prie de t’expliquer.&lt;br /&gt;- Bon, d’accord, marmonne Bart, j’ai exagéré… J’aime bien le révérend Bartley, mais je trouve que ses prêches manquent de profondeur. Je ne suis pas sûr qu’il ait toujours raison, je me pose des questions.&lt;br /&gt;- Que veux-tu dire, demande Sue d’un ton inquiet… Tu ne crois plus en Dieu ?&lt;br /&gt;- Bien sûr que si, mais.&lt;br /&gt;- Mais ? insiste Brooks.&lt;br /&gt;- Je ne suis plus sûr que la religion baptiste soit dans le vrai. Je me pose des questions… Je me demande si je vais me faire baptiser plus tard.&lt;br /&gt;- C’est pas possible, s’exclame Sue d’un air peiné, tu ne crois plus en la religion de tes parents ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas… Je crois en Dieu… De plus en plus… Je pense même qu’il faudrait que je lui consacre davantage de mon temps, mais je crois que Dieu ne nous est pas totalement extérieur, que nous sommes comme des esprits orphelins assoiffés de retrouver leur famille… ou plutôt comme des cellules temporairement détachées du corps sans lequel elles ne peuvent être. Je vois Dieu comme la réunion de tous les esprits, quelque chose comme un immense trou noir dans le mouvement duquel tout doit s’engloutir pour créer un être unique.&lt;br /&gt;- C’est bien ce que dit Bartley, le coupe Brooks, tu adoptes des positions hérétiques. Tu ne crois pas à un être suprême. Fais attention, Bart, tu es en train de te faire endoctriner par des sectes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bart a l’air très surpris de l’accusation de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bartley ne sait pas ce qu’il dit… je ne connais aucune secte. Je n’en ai jamais rencontré une seule. Où voulez-vous que j’en ai rencontré ?&lt;br /&gt;- Sur le réseau, dit Sue, mon pauvre Bart, tu es en train de te faire piéger par le réseau.&lt;br /&gt;- C’est stupide, dit Bart.&lt;br /&gt;- Sois poli avec ta mère, le coupe Brooks. Ce n’est pas stupide puisque c’est ce qui se passe… Où aurais-tu pris ses idées sinon ?&lt;br /&gt;- Je réfléchis… Je discute.&lt;br /&gt;- Avec qui, le coupe Brooks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bart semble hésiter :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben… avec les membres des forums de philosophie que je fréquente.&lt;br /&gt;- Les voilà tes sectes ! s’exclame Brooks.&lt;br /&gt;- Ça n’a rien à voir… Ce sont des jeunes comme moi. On discute, c’est tout, on commente des textes de philosophes. C’est passionnant. Je n’ai pas souvent rencontré des jeunes aussi intelligents. Ça me change de Holm. Il est sympa, mais à part le foot ou la techno-wave, on peut pas dire qu’il s’intéresse à grand-chose. J’aime faire fonctionner mon esprit. C’est ce qui nous distingue de l’animal. C’est par le développement de l’esprit et la communion des intellects que l’on peut atteindre la divinité.&lt;br /&gt;- Te cultiver est bien, dit Brooks d’un ton apaisant. Je ne te reproche pas ça… Je… Nous ne te reprochons d’ailleurs rien… Nous voulons simplement attirer ton attention : tu es en train de te faire endoctriner par des gens sans scrupules qui t’éloignent de ta famille et de ta religion.&lt;br /&gt;- Pourquoi tu dis ça, pa, le coupe Bart d’un air chagriné. Tu ne sais même pas de quoi tu parles. T’as qu’à assister à nos discussions, tu verras bien… Personne ne m’oblige à rien !&lt;br /&gt;- Fais attention, Bart, dit Sue d’un air suppliant.&lt;br /&gt;- Mais à quoi, mam ? C’est pas parce qu’on discute qu’on est endoctriné.&lt;br /&gt;- J’aimerais quand même que tu arrêtes de fréquenter ces groupes de philosophie, insiste sa mère.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? Bart semble profondément incrédule… On fait rien de mal. Je croyais que vous étiez heureux que je fasse fonctionner mon intelligence.&lt;br /&gt;- Bien sûr, mais… commence Brooks.&lt;br /&gt;- Mais quoi ?… J’ai le droit d’être intelligent si j’obéis, si je suis conforme au moule et non si j’adopte une position personnelle.&lt;br /&gt;- On veut ton bien, Bart, rien d’autre.&lt;br /&gt;- D’accord… Alors faites-moi confiance.&lt;br /&gt;- Nous sommes inquiets, ose Sue.&lt;br /&gt;- De quoi ?… Qu’est-ce que j’ai fait de mal ?&lt;br /&gt;- Rien, dit Brooks… On voudrait pas que tu regrettes plus tard.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-7684604945837998101?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/7684604945837998101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=7684604945837998101&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7684604945837998101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7684604945837998101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/03/forums-en-ligne.html' title='Forums en ligne'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-8109651446272255639</id><published>2007-02-28T15:29:00.000+01:00</published><updated>2007-02-28T15:31:37.783+01:00</updated><title type='text'>Crise adolescente</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mercredi 30/12/2015, 08:47:44&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Bart s’éveille, descend prendre son petit déjeuner, Sue et Brooks sont assis au bar américain de leur cuisine. En cette période de fêtes où ils ne doivent pas prendre le bus scolaire, Tery et Wendy dorment encore. Lorsque Bart, l’air mal éveillé, ses cheveux blonds ébouriffés, entre dans la pièce, ses parents se regardent comme s’ils se consultaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- B’jour dad, b’jour mam… Bien dormi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prend dans le frigo une bouteille de lait, se verse un plein bol de miel-pops :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux du bacon, demande sa mère ?&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bart s’installe sur son tabouret. Sue commence à frire le bacon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bart, il faut qu’on se parle, dit Brooks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton un peu solennel de son père surprend Bart qui, levant le nez de son bol, le regarde :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il y a ? demande-t-il.&lt;br /&gt;- Je t’ai déjà dit que ta mère s’inquiétait… Maintenant, moi aussi je m’inquiète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue pose sur la table l’assiette de bacon recouverte d’un œuf, s’assied en face de Bart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous trouvons que tu passes beaucoup trop de temps sur le réseau. Tu ne sors presque plus. Joe Sheridan me dit que tu n’as pas vu son fils Holm depuis plusieurs jours, tu ne vas plus à ton club sportif, on ne t’entend plus jouer du hautbois, tu as l’air absent… Qu’est-ce qu’il se passe?&lt;br /&gt;- Rien, je vous assure, répond Bart d’un air surpris, je ne sais pas pourquoi vous vous inquiétez, tout va super bien.&lt;br /&gt;- Tu ne parles plus… dit timidement Sue.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’on fai ? demande Bart. Je n’ai pas toujours des choses intéressantes à dire ou à faire. En ce moment, ce qui m’intéresse est sur le web. Y a pas de quoi en faire un fromage.&lt;br /&gt;- Nous ne sommes pas de cet avis, dit Brooks. D’ailleurs j’en ai parlé au révérend Bartley… Il pense comme nous.&lt;br /&gt;- Ce vieux noir? M’étonne pas, i supporte pas qu’on puisse avoir envie de discuter ses radotages.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-8109651446272255639?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/8109651446272255639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=8109651446272255639&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8109651446272255639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/8109651446272255639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/crise-adolescente.html' title='Crise adolescente'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1251872293068491792</id><published>2007-02-27T06:45:00.000+01:00</published><updated>2007-02-27T06:46:49.475+01:00</updated><title type='text'>Virus</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hong-Kong, mercredi 30/12/2015, 11:33:25&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Wu Min insiste:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que faites-vous ?&lt;br /&gt;- Pas grand-chose, hélas. Nous incitons le public à la prudence, nous l’encourageons à dénoncer toute tentative de chantage en lui garantissant le secret, mais j’avoue que nous sommes assez désarmés.&lt;br /&gt;- Le troisième domaine ?&lt;br /&gt;- Le terrorisme. Notre société, très technologique, est fragile. Prenez l’exemple des virus. Il est très facile de créer un virus qui va infecter tous les ordinateurs de la planète. Nous devons sans cesse être vigilants. C’est une lutte sans fin: tout virus repéré entraîne la création d’un antivirus spécifique. Vous ne vous doutez pas à quel point le réseau est l’enjeu d’une guerre virtuelle permanente. Des agents virtuels de la cyberpol parcourent sans cesse le réseau à la recherche d’autres agents d’origine criminelle, des analyseurs d’information pourchassent les désinformateurs, des antivirus traquent les virus, des chercheurs de virus essaient de repérer les nouveaux virus… À toute seconde, partout, le réseau est le territoire d’une incessante guerre numérique sans pitié. Heureusement les états sont plus forts que les individus: nous conservons toujours l’avantage.&lt;br /&gt;- En êtes-vous sûr ?&lt;br /&gt;- Tout à fait. Vous pouvez me faire confiance. Le coût est considérable mais nous avons la situation bien en mains, peu de choses nous échappent. Je peux même vous dire que nous parvenons à analyser en temps réel toutes les informations qui transitent sur le réseau.&lt;br /&gt;- Même si elles sont codées ?&lt;br /&gt;- La plupart du temps, oui.&lt;br /&gt;- Que pensez-vous de l’affaire Kharamidov ?&lt;br /&gt;- L’affaire Kharamidov ?&lt;br /&gt;- Le virus artistique qui pendant trente-sept minutes a interrompu, le 22 décembre dernier, tous les usages du réseau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yang Xindiang semble perplexe, il a le sentiment que Wu Min l’entraîne vers un piège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas ?&lt;br /&gt;- C’est simple, Kharamidov, un individu, certes génial, mais un individu isolé, a su mettre au point des logiciels suffisamment puissants pour bloquer aussi longtemps presque toutes les fonctions du réseau. S’il a pu le faire, d’autres, moins bien intentionnés peuvent le faire aussi et devenir pendant un temps plus ou moins long les maîtres du monde. Pouvez-vous me dire ce que la cyberpol fait pour éviter cela ?&lt;br /&gt;- Kharamidov était un artiste, nous ne nous sommes pas vraiment méfiés de lui… Aujourd’hui une telle affaire serait impossible !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1251872293068491792?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1251872293068491792/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1251872293068491792&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1251872293068491792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1251872293068491792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/virus.html' title='Virus'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-649480321050449460</id><published>2007-02-26T10:22:00.000+01:00</published><updated>2007-02-26T10:24:20.482+01:00</updated><title type='text'>Cyberporn</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hong-Kong, mercredi 30/12/2015, 11:33:25&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Yang Xindiang s’adosse à son siège, allume une cigarette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous fumez ? demande-t-il à Wu Min en tendant son étui. Certains de vos confrères ont même prétendu que des états plus ou moins terroristes utilisaient des bombes logicielles destinées à ruiner les économies des états intégrés. Je peux vous dire que c’est de la foutaise. Il n’y a jamais eu le moindre semblant de preuve à ces affirmations. Qu’il y ait des pertes, je ne le nie pas, mais elles sont négligeables eu égard aux gains du système.&lt;br /&gt;- D’où proviennent-elles alors ? demande Wu Min en tirant sur sa cigarette.&lt;br /&gt;- D’erreurs, tout simplement d’erreurs: un mauvais numéro de code, une smart card défectueuse, une adresse erronée… Généralement rien de criminel.&lt;br /&gt;- Vous ne croyez donc pas à une cybercriminalité?”&lt;br /&gt;- Attention! déclare Yang Xindiang en prenant à nouveau un air convainquant. Ce n’est pas la même chose. Bien sûr qu’il y a des cybercrimes. C’est même la raison d’être de la cyberpol qui, comme vous le savez, est une branche spécialisée d’Interpol. Mais ce n’est généralement pas ce que vos lecteurs imaginent et, d’autre part, nous sommes outillés pour les combattre efficacement.&lt;br /&gt;- À quoi pensez-vous?&lt;br /&gt;- Sans trahir mon devoir de réserve, je vous dirai qu’il y a actuellement trois domaines qui nous préoccupent: le premier est le cyberporn. Mais c’est essentiellement un problème de législation mondiale. Nous savons repérer les serveurs pornographiques mais que faire quand un pays par exemple, accepte la prostitution enfantine et attire tous les acheteurs de chair fraîche? Impossible de bloquer les accès. Toutes les tentatives ont échoué. Le réseau est par nature ouvert, son entretien délocalisé. C’est même un de ses intérêts principaux: ses utilisateurs le font vivre et le maintiennent. Par contre coup, une législation quelconque n’a un sens que si elle est respectée par tous. Ce n’est pas le cas. Vous pouvez dire que le cyberporn rapporte des fortunes. Nous le savons, nous savons à qui, comment… Nous sommes impuissants. Le second domaine de préoccupation est pour nous l’exploitation éthique des informations. N’importe qui peut, sans trop de peine, trouver sur le réseau des informations sur n’importe quoi ou — plus dangereux encore — sur n’importe qui. Si, avec un peu d’astuce elles sont regroupées et croisées, tout individu intégré de la planète est totalement nu. Ce genre de dérive nous préoccupe beaucoup. Nous savons que le chantage informatique existe. Rien que sur Hong-Kong, l’an dernier, nous avons arrêté neuf tentatives d’extorsion de fonds. Je pense que ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Sans plaintes nous sommes démunis. Et même si la loi nous autorise à pratiquer des inspections de fichiers commerciaux, nous ne pouvons pas agir lorsqu’ils ne sont pas déclarés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-649480321050449460?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/649480321050449460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=649480321050449460&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/649480321050449460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/649480321050449460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/cyberporn.html' title='Cyberporn'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-3777669469631152400</id><published>2007-02-25T11:50:00.000+01:00</published><updated>2007-02-25T11:52:28.879+01:00</updated><title type='text'>Hoaxes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hong-Kong, mercredi 30/12/2015, 11:32:35&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;- Monsieur Wu Min, permettez-moi de vous dire que je suis loin de vous prendre pour un débutant. Je sais que vous ne gobez pas toutes les insanités de certains des pisse-copies qui polluent le réseau. Vous êtes un professionnel. Je connais votre réputation. Aussi je serai franc avec vous. La plupart des bruits qui courent sur le réseau sont des légendes qui datent de ses origines, il y a plus de trente ans. Les détournements électroniques de transactions bancaires ou commerciales sont de ce type. Il y a bien longtemps qu’elles sont sécurisées. Bien sûr, à l’origine, les numéros de carte bancaire circulaient dans le réseau sans codage — ou presque… — d’ingénieux malfaiteurs pouvaient s’en emparer pour s’enrichir. Il suffisait de détourner régulièrement des sommes très faibles sur un grand nombre de comptes pour s’accorder des royalties coquettes. Songez, par exemple, à ce que représenterait un pour cent mille de toutes les transactions électroniques quotidiennes mondiales? D’autant plus intéressant que, lorsque votre compte contient cent mille vingt-trois yens et des poussières, vous ne contrôlez jamais les poussières.  Il est vrai aussi que les transactions par cartes bancaires étaient au début l’objet de nombre d’escroqueries dont le montant était loin d’être négligeable. D’où la réputation du cybercash. Songez quand même que ces détournements, importants pour un particulier, n’étaient rien par rapport aux économies réalisées par les banques. La part du diable en quelque sorte… Tout ceci a cessé. Les logiciels de cryptage des transactions bancaires sont si complexes qu’il faut que les ordinateurs les plus puissants tournent des mois pour parvenir à le casser. Croyez-moi, ces histoires de détournement ne sont que des radotages de cerveaux en manque d’imagination.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-3777669469631152400?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/3777669469631152400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=3777669469631152400&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3777669469631152400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3777669469631152400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/hoaxes.html' title='Hoaxes'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-3516588088829405128</id><published>2007-02-24T11:55:00.000+01:00</published><updated>2007-02-24T11:58:38.962+01:00</updated><title type='text'>Un journaliste et un policier</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Hong-Kong, mercredi 30/12/2015, 11:29:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Avec sa bedaine replète qui arrondit sa petite taille, sa mine de papier mâché, son sourire niais, ses poches sous des yeux fendus comme des lunettes esquimaudes, son feutre gris mou, Wu Min n’inspire aucune méfiance. Dans son métier de journaliste indépendant, c’est parfois utile, ça lui permet de tirer assez facilement les vers du nez de son interlocuteur sans que celui-ci s’en aperçoive. Ensuite, il est trop tard. Quand l’interviewé se rend compte qu’il a trop parlé, c’est le plus souvent lorsque son reportage — traduit, utilisé, reproduit par la plupart des e-zines de la planète — a déjà fait le tour du monde, que les royalties versées pour chacune de ses lectures ont garni le compte de Wu Min,. L’irrésistible effet boule de neige…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là, Wu Min est à Kowloon, dans le bureau de Yang Xindiang, officier responsablede la cyberpol pour l’ensemble de l’Asean. Wu Min fait un reportage sur la sécurité du réseau. Depuis quelques temps, des rumeurs parcourent l’Asie, des journalistes en mal de copie ont publié ça et là des articles à sensation sur les dangers que court la société mondiale qui serait trop dépendante du Web. D’après eux, divers groupes se seraient emparés du réseau qu’ils exploiteraient sans vergogne à leur profit: pillage d’informations plus ou moins confidentielles, regroupements de fichiers, transferts de fonds illicites, manipulation d’informations, désinformation… Tout y était passé. À en croire ses confrères, le monde était, sans s’en rendre compte, la proie des triades qui, en douceur, s’étaient assurées la mainmise sur le réseau. Wu Min n’est pas de ces journalistes qui se contentent de reproduire, en changeant quelques mots, les informations de ses confrères. Il aime l’investigation. Ce qui l’intéresse, c’est creuser, trouver le détail inaperçu qui produit un effet de loupe et met soudain en évidence ce qui crevait les yeux mais que personne n’avait encore jamais compris. Wu Min est bien décidé à connaître la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aqing, dans un article diffusé par la Asianet du 11 décembre, prétend que le taux de détournements bancaires réalisés par le réseau n’a jamais été aussi élevé depuis sa création. Il estime l’augmentation des vols à près de vingt pour cent par ans. Il évalue même le montant à quatre cent cinquante milliards de Yen, le produit annuel intérieur brut d’une région comme l’Indonésie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yang Xindiang affiche une sérénité sans faille. Jeune officier, passé par les meilleures écoles internationales, il s’est, avant d’accepter de le recevoir, renseigné sur Wu Min. Il sait que ce dernier n’est pas facile à berner. Il a décidé de jouer franc jeu, dire ce qu’il peut dire. D’ailleurs, à moins de révéler des secrets d’état, il n’a rien à y perdre. Pour éviter les questions gênantes, le mieux est de parler, tout dire ou, plus exactement, feindre de tout dire. Pour se montrer persuasif, il se redresse sur son siège comme s’il voulait lui faire des confidences, se tend vers son interlocuteur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-3516588088829405128?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/3516588088829405128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=3516588088829405128&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3516588088829405128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3516588088829405128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/un-journaliste-et-un-policier.html' title='Un journaliste et un policier'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-5131405031496352919</id><published>2007-02-23T07:05:00.000+01:00</published><updated>2007-02-23T07:07:31.261+01:00</updated><title type='text'>Gymnastique virtuelle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 07:00:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Blaise se sent fatigué… déprimé. Parti sur une simple affaire criminelle, il est confronté à des questions métaphysiques fondamentales. Il ne croit pas en Dieu. L’idée de déléguer sa responsabilité à une quelconque puissance supérieure ne l’a jamais effleuré. Son Dieu est l’homme: chacun est divin pour lui-même… Voilà que cette question ignorée — refoulée?…— lui revient en plein visage. Kharamidov est-il fou, les adeptes de Sarpedon sont-ils tous déments? L’homme n’a d’intérêt que dans sa diversité, ses contraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise s’approche de sa fenêtre, fait jouer les lamelles de ses stores vénitiens. La rue est toujours sombre. Dans la lumière des lampadaires, une fine pellicule de neige dissimule la noirceur de l’asphalte. Il est près de sept heures du matin. Blaise est fatigué. Il voudrait appeler Laurence. Il est encore trop tôt… Blaise délaisse le dossier Kharamidov, fait afficher sur son écran la ville virtuelle, dirige son index vers la salle de sport, dicte son numéro d’abonné, y pénètre. Un moniteur stylisé s’affiche sur l’écran, semble l’attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- À votre service, monsieur Carver.&lt;br /&gt;- Je suis un peu fatigué, j’aurais besoin de relaxation.&lt;br /&gt;- Désirez-vous un massage par le costume de données?&lt;br /&gt;- Non, je préfère une séance interactive de gymnastique.&lt;br /&gt;- Bien Monsieur, je vais donc vous aider à vous détendre. Je charge votre dossier. En attendant, quittez votre pyjama, allongez-vous le dos sur votre moquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise obéit, règle en hauteur, de façon à continuer à l’avoir bien en vue, la projection de son écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous allons faire d’abord quelques mouvements simples. Bras allongés le long du corps, paumes des mains à plat sur le sol, vous allez glisser votre pied droit à terre jusqu’à ce qu’il se colle à votre fesse droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise exécute le mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est presque ça, dit la voix impersonnelle du moniteur, mais il vous faut essayer de ramener davantage le pied vers la fesse. Il doit se coller à elle. Rallongez lentement votre jambe droite sans lever le pied du sol. Essayez à nouveau avec la jambe gauche. Faites comme moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l’écran, l’image stylisée du moniteur adopte la même position que celle de Blaise. Les deux silhouettes semblent se confondre. Blaise force son corps à coller aux mouvements du professeur virtuel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-5131405031496352919?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/5131405031496352919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=5131405031496352919&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5131405031496352919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5131405031496352919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/gymnastique-virtuelle.html' title='Gymnastique virtuelle'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-3834266614849113023</id><published>2007-02-22T09:06:00.000+01:00</published><updated>2007-02-22T09:08:39.087+01:00</updated><title type='text'>Questions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 06:39:07&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Blaise ne comprend pas. Ses yeux vert d’eau regardent devant eux comme s’ils n’y trouvaient que du vide. De quoi le soupçonne Jeff? Comment se fait-il que maintenant des soupçons s’installent entre eux? À sa suite, Jeff, Joseph, Irina se sont lancés avec enthousiasme dans cette enquête qu’ils considéraient un peu comme une aventure, plus exactement comme l’aboutissement logique de leurs savoir-faire: quelque chose comme une démonstration qui devait être propre, nette, sans bavures. Le résultat n’est pas ce qu’ils en attendaient… Ce qu’ils ont rencontré, c’est la lassitude. Comme si, dans son échec à faire la part entre le réel et l’imaginaire l’esprit s’épuisait. Est-ce pour cela que, la veille, Irina s’est retirée, que Joseph les a lâchés dans une fuite qui ressemble à un suicide? Blaise a dans la bouche une pâte amère, lourde: tout est devenu plus compliqué que ce qu’il avait imaginé. Ses certitudes tranquilles font eau de toutes parts. La vie ne se laisse pas classifier aussi facilement. Blaise est perplexe. Lui aussi, maintenant, a envie d’abandonner…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, il ne pourra aller plus loin. L’énigme initiale est résolue: Blaise Carver sait qui a tué Kharamidov. David Peirse!… Cela ne fait plus aucun doute. Il sait aussi pourquoi… Les trajectoires de Kharamidov et celles de Sarpedon se sont un jour croisées. Même s’il le soupçonne, Blaise ne saura jamais quand ni comment. Est-ce important? Pour une raison ou une autre, un jour, quelque part, des vies croisent des faits, des existences s’entrechoquent, se blessent, se fuient. Seul Dieu, s’il y en avait un, pourrait en connaître la raison. Pour peu que ça l’intéresse… Le monde, dans son chaos, est imprévisible. Nul ne pourra jamais prédire ce qui va advenir du choc de deux particules quelconques. La vie n’est que cela: catastrophe, imprévisibilité… Parce qu’il pleut, qu’il neige, Marie rencontre Pierre. De là une lignée de génies… ou d’imbéciles. Qu’importe! La vie ne s’invente que dans l’accidentel. Kharamidov rencontre Sarpedon: le sort du monde en dépend. La vie n’est que perplexité. Kharamidov a compris qu’il était devant une immense entreprise d’exploitation des données disponibles, devant une menace effrayante, le risque d’un asservissement complet de l’humanité… Peut-être a-t-il compris! Ceux de Sarpedon ont découvert ou cru qu’il avait compris, qu’il devenait pour eux une menace. Il a fallu l’éliminer. Comment les choses alors se sont-elles enchaînées ? Pourquoi a-t-il fallu que lui — Blaise — dans un réflexe de mâle préhistorique, bombant ses muscles, affirmant, dans le seul but de l’impressionner, sa possession de la femelle, pourquoi a-t-il fallu qu’il fasse avec Laurence le pari stupide de résoudre cette affaire? Pourquoi celle-là alors qu’au même moment des centaines d’autres attendaient une solution? La vie est une fiction : sous des apparences cohérentes, les événements sont tirés aux dés. Mais au bout, il n’y a pas de lots. Tous les joueurs ont autant à perdre, aussi peu à gagner. Faisant cela, ils ne font que vivre. Tout ce qu’ils souhaitent, qu’ils se posent ou non des questions, c’est continuer le plus longtemps possible. Peut-être est-ce cette règle que Sarpedon refuse… Dieu se donne des martingales. Refuser le hasard, déterminer le destin du monde affecte à la divinité la place suprême qui est sienne. Toute mystique est eschatologie qui ne s’intéresse qu’aux fins ultimes. En cela, le millénarisme de Sarpedon est juste. La destruction du monde est seule à même de mettre l’homme face à ses Dieux. S’ils ne se sont pas manifestés jusque là, ils ne pourront rester indifférents devant la destruction absolue de leurs créatures. L’affaire Kharamidov est devenue l’affaire Memnon! Le scientifique Blaise Carver est dépassé par un enjeu imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-3834266614849113023?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/3834266614849113023/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=3834266614849113023&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3834266614849113023'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3834266614849113023'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/questions.html' title='Questions'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-7927547475620984859</id><published>2007-02-21T04:23:00.000+01:00</published><updated>2007-02-21T04:24:36.084+01:00</updated><title type='text'>Vers la page blanche</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 06:34:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Depuis qu’il s’est levé, Blaise a repris le dossier de l’affaire Kharamidov. Il a regardé les dernières informations, notamment celles sur le massacre de Turin. Blaise éprouve une bizarre impression de gueule de bois, comme s’il s’éveillait d’un long cauchemar ou avait passé une longue soirée à tenir d’ineptes conversations sans ordre… Entre rêve éveillé et réalité brumeuse, Blaise flotte dans un marigot de pensées boueuses où — jusque là — il ne s’était jamais aventuré, quelque chose comme des zones blanches de l’imaginaire dont il ne soupçonnait même pas l’existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a trouvé le rapport de Jeff. Une lettre l’introduisait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“From Jeff@smither.oxford.uk to carver@carver.carver.uk&lt;br /&gt;30/12/2015 06:06:33&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher Blaise,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui et où que tu sois, quels que soient tes buts, j’ai tenu mes engagements. Tu trouveras ci-joint mon rapport complet sur l’affaire Kharamidov, ou plutôt sur l’affaire Sarpedon. En ce qui me concerne, je n’en conserve volontairement plus aucune trace. Je ne veux plus en entendre parler !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j’ai finalement découvert dans les logiciels qu’ils ont accumulé est effrayant. Ces types sont en mesure de préparer un tel bordel sur terre que l’apocalypse serait à côté une immense plaisanterie. Seuls nous ne pouvons rien… Je ne sais pas quels buts tu visais en nous mettant sur cette piste, je ne tiens pas à le savoir… Au fond, aucun d’entre nous ne sait qui sont les autres. Il y a là quelque chose que je commence à trouver malsain. Peut-être vaut-il mieux que, pour quelques temps, nous mettions fin à notre association. J’espère que ce n’est que de la fatigue. L’avenir, s’il y en a un, nous le dira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne cherche pas à me joindre, pendant quelques temps je vais disparaître : il faut que je fasse le point, laisse passer du temps. Plus tard, si je le trouve utile, je te contacterai. Quoi qu’il en soit, qui que tu sois, j’ai éprouvé du plaisir à travailler avec toi. Adieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La neige qui ici tombe en abondance m’offre une page blanche.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-7927547475620984859?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/7927547475620984859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=7927547475620984859&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7927547475620984859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7927547475620984859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/vers-la-page-blanche.html' title='Vers la page blanche'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-5344421497530038479</id><published>2007-02-20T16:42:00.000+01:00</published><updated>2007-02-20T16:45:17.788+01:00</updated><title type='text'>La sacrifice de Cychrée</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 05:39:03&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jacque de Plaisance poursuit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Malheureusement Cychrée a été tué !&lt;br /&gt;- Oui. Il a été tué avant d’avoir complètement achevé sa tâche. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais ce que je sais c’est qu’il a été poignardé. Je ne sais par qui ni comment.&lt;br /&gt;- Ça n’a pas une grande importance, avance Jacques de Plaisance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Taddeo da Parma hésite un instant, laisse passer un souffle de silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dieu vous entende !&lt;br /&gt;- Êtes-vous inquiet ?&lt;br /&gt;- Je suis au-delà de l’inquiétude. L’intellect divin m’anime et me porte mais…&lt;br /&gt;- Mais, insiste Jacques de Plaisance ?&lt;br /&gt;- Le moment de Memnon est proche. Cette heure que nous attendons tous depuis tant d’années est enfin prête et tous nos ennemis sont loin d’être vaincus, les forces du démon sont encore puissante.&lt;br /&gt;- Douteriez-vous, demande Jacques de Plaisance d’un ton étonné ?&lt;br /&gt;- Je suis aussi au-delà du doute. Non, je ne doute pas. Vous le savez ! Non. mais je sais que nous ne pouvons plus nous permettre la moindre négligence, que notre vigilance doit être extrême. Il faut que je puise au plus profond de moi la moindre parcelle de force et de certitude. Tout mon être doit être tendu vers ce but ultime.&lt;br /&gt;- Dieu vous entende ! Nous devons tous, désormais, ne plus nous consacrer qu’à cela. Vous pouvez nous faire confiance. Nous formons une seule âme qui n’aspire qu’à la réalisation de son achèvement. Je n’ignore pas que Cychrée vous était particulièrement cher et que sa mort tragique doit vous faire souffrir. Mais en elle-même, elle est pour nous une bonne chose. C’est pour cela que Dieu a dû la provoquer. La présence du corps de Cychrée ne renforce-t-elle pas la vraisemblance d’identification des autres cadavres ? Le sacrifice de Cychrée est le dernier don qu’il a pu faire à notre église. Comme celui d’un saint, son corps nous protège.&lt;br /&gt;- Vous avez raison… Vous avez certainement raison. Le seul point sur lequel vous vous trompez est ma souffrance. Je ne souffre pas. Je sais que très bientôt, Cychrée, comme Denys l’Aéropagite, comme tous nos martyres nous rejoindront dans la Grande Réunification. Cette certitude m’emplit de joie !&lt;br /&gt;- Prions, Grand Maître, remercions Dieu de nous avoir élus.&lt;br /&gt;- Prions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques de Plaisance s’est assis sur la moquette grège du sol dans la position du lotus. Il ferme les yeux, respire profondément avec lenteur. Sur l’écran, la caméra s’éloigne. Taddeo da Parma agit comme Jacques de Plaisance. Leur respiration s’accélère, leurs lèvres s’entrouvrent et, dans une litanie ininterrompue, sur un rythme unique, tous deux prononcent les noms de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-5344421497530038479?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/5344421497530038479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=5344421497530038479&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5344421497530038479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5344421497530038479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/la-sacrifice-de-cychre.html' title='La sacrifice de Cychrée'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-7293423737512353913</id><published>2007-02-19T12:23:00.000+01:00</published><updated>2007-02-19T12:28:11.836+01:00</updated><title type='text'>Détournement de cadavres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vienne, mercredi 30/12/2015, 05:35:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Dans une des cellules situées sous les toits du vieil hôtel de Sion, Jacques de Plaisance dort encore sur son futon de coton grège. Son projecteur d’écran s’allume lentement, une luminescence douce éclaire la pièce. Sur le mur le visage de Taddeo da Parma se dessine en gros plan pendant que se fait entendre une lente psalmodie. Jacques de Plaisance s’éveille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, Jacques de Plaisance, dit Taddeo da Parma, Dieu soit avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques de Plaisance regarde l’heure qui s’affiche en permanence dans un coin de l’écran, répond d’une voix encore un peu endormie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, Grand Maître, vous me surprenez quelques minutes avant mon réveil… S’est-il produit un événement grave ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psalmodie s’estompe, puis disparaît lentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je tenais à te tenir moi-même au courant: David Peirse est mort cette nuit.&lt;br /&gt;- C’est une bonne nouvelle grâce à Dieu… Je vous en remercie! Tout s’est-il bien passé ?&lt;br /&gt;- Hélas pas tout à fait. Un des nôtres est mort aussi.&lt;br /&gt;- Qui, demande Jacques de Plaisance d’un air inquiet?&lt;br /&gt;- Cychrée.&lt;br /&gt;- Ivan Maximoff ?&lt;br /&gt;- Oui… Mais je vous serais reconnaissant de ne plus employer parmi nous son nom profane. Vous devez savoir mieux que quiconque quelle importance ont pour nous les noms de Dieu. Un Maître ne doit pas se permettre de telles erreurs.&lt;br /&gt;- Pardonnez-moi, Grand Maître, mon esprit est encore un peu engourdi par le sommeil. Que s’est-il passé?&lt;br /&gt;- Depuis le début, un certain nombre de circonstances malheureuses sont venues compliquer une affaire qui aurait dû être simple. Il est vrai que nous étions pressés. Trop peut-être, nous n’avions pas vraiment le choix.&lt;br /&gt;- En effet, dit Jacques de Plaisance, ce Kharamidov nous a mis en danger. Mais croyez-vous que ce soit vraiment la faute de nos frères?&lt;br /&gt;- Certainement non. Je pense plutôt que les forces du mal se sont liguées pour mettre à bas notre entreprise mais que, grâce à la bienveillance divine, nous avons pu les déjouer.&lt;br /&gt;- J’ai quelques remords tout de même, poursuit Jacques de Plaisance. Quand je me suis aperçu que ce démon de Kharamidov avait, par hasard, décrypté un transfert de donnée dans un de nos mandalas, j’aurais dû agir plus efficacement!&lt;br /&gt;- Peut-être… Peut-être pas. Valait-il mieux l’éliminer tout de suite ou essayer de l’acheter comme nous l’avons fait en lui commandant des œuvres pour le Musée des Littératures? Je n’en sais rien… De toute façon, Dieu est le seul maître. S’il nous a inspiré d’agir ainsi, c’est que cette attitude devait servir à son triomphe. Cette solution n’a pas été mauvaise : nous avons pu utiliser ses propres logiciels de cryptage pour notre œuvre. Ainsi notre adversaire sera un instrument de notre triomphe… Quoi qu’il en soit, si faute il y eut, vous l’avez rachetée pour le bien de tous.&lt;br /&gt;- C’était mon devoir le plus sacré. Mais il était un peu tard, le démon commençait à se méfier. Les choses se seraient mieux passées si j’avais agis plus rapidement.&lt;br /&gt;- Dieu seul le sait, dit Taddeo da Parma avec compoction. Peut-être… Peut-être aurions-nous pu éviter qu’il parvienne à infiltrer chez vous, à Montréal, un traître qu’il a fallu aussi renvoyer à Satan. Peut-être… Sans doute Dieu voulait-il que ce traître périsse ainsi.&lt;br /&gt;- Sans doute. Sans doute est-ce aussi pour nous éprouver qu’il a permis à un des nôtres d’être tenté par le démon.&lt;br /&gt;- Pitthée?&lt;br /&gt;- Oui, Pitthée que les adeptes de Boèce de Dacie ont dû chasser de ce monde à Paris. De toute façon, si ce n’avait pas été à cause de Kharamidov, il nous aurait trahi un jour. Les nôtres ne peuvent pas être intéressés par l’argent. Je crois que Dieu nous a accordé la grâce de le découvrir à temps. Plus tard il aurait pu être plus dangereux encore.&lt;br /&gt;- Dieu parle par votre bouche… Mais comment un être aussi bon et dévoué que Cychrée a-t-il pu être tué? C’était un des meilleurs d’entre nous.&lt;br /&gt;- Aussi nous rejoindra-t-il dans notre prochaine Grande Réunification. Vous le savez. Dieu n’oublie jamais les siens. Pour faire cesser la curiosité de la police qui devenait gênante, il avait pour mission de faire disparaître du monde les cinq adeptes encore vivants de Montréal: vous, Ortygie, Arcas, Camiros, et lui-même. On n’a jamais intérêt à laisser les autres s’occuper de nous… Le conseil des Maîtres a décidé qu’il fallait empêcher l’incendie de se propager. Pour cela le mieux est de créer un contre-feu. Nos adeptes morts, la police arrêtera ses recherches. Cychrée nous a donc soumis un plan.&lt;br /&gt;- Nous étions tous d’accord, le coupe Jacques de Plaisance, son idée était excellente: il proposait d’utiliser pour cela une des nombreuses batailles que se livrent des sectes rivales.&lt;br /&gt;- En effet… Il se trouve qu’avant de trouver la vérité de notre église, Cychrée avait été séduit quelques temps par la fausse religion d’Ino. Quand il les avait quitté pour nous rejoindre, il ne leur en avait rien dit. Il lui était donc facile de revenir vers eux, de leur faire croire qu’il était toujours des leurs. Ceci fait, il lui suffit de payer les services de quelques désintégrés égarés pour qu’ils deviennent ses complices. Son groupe avait pour mission de provoquer une bataille sérieuse. Ce ne fut pas difficile. Un de ses sbires eut pour mission d’entrer chez les adorateurs de chiens, ces porcs d’adeptes d’Ouranos aussi féroces que des animaux et de les exciter contre les autres sectes de la région.&lt;br /&gt;- Ce qui fut fait.&lt;br /&gt;- Ce qui fut fait cette nuit à Turin. La bataille entre Ouranos et toutes les autres sectes locales, Ino, Phryxos, Hellé et Sciron notamment, a eu lieu cette nuit vers une heure.&lt;br /&gt;- À voir votre satisfaction, remarque Jacques de Plaisance, ses résultats ont été conformes à nos attentes?&lt;br /&gt;- Presque… Cychrée et ses mercenaires ne se sont pas beaucoup préoccupés de la bataille. Cychrée n’avait qu’un but: trouver parmi les combattants des individus pouvant à peu près passer pour vous, Arcas, Ortygie, Camiros, et lui. De les abattre, puis de laisser agir les chiens d’Ouranos de sorte qu’ils ne soient plus identifiables. Quelques brûlures ont parachevé l’affaire… Il a parfaitement réussi. Cinq cadavres devaient égarer la police. Malheureusement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-7293423737512353913?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/7293423737512353913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=7293423737512353913&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7293423737512353913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7293423737512353913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/dtournement-de-cadavres.html' title='Détournement de cadavres'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-3184925021533125453</id><published>2007-02-18T16:10:00.000+01:00</published><updated>2007-02-18T16:12:41.347+01:00</updated><title type='text'>Dilemne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Padoue, mercredi 30/12/2015, 06:00:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À six heures Sidney réveilla le gamin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est l’heure, on se tire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quillian ne manifesta aucune surprise. Il se contenta de s’ébrouer, se mettre la tête sous le robinet du lavabo du compartiment, se donner un coup de peigne rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est classe ici. Tu as les moyens, dis donc ! Faudra que tu me donnes la recette !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descendus dans l’aube froide et neigeuse de Padoue, ils avaient cherché un hôtel, trouvé ce Principe di Venete planté comme une île dans le quartier presque abandonné de la gare. Ils en avaient traversé les salons immenses comme des salles de bal, s’étaient enfermés dans leur chambre. Quillian avait dormi deux ou trois heures, puis ils s’étaient baignés, heureux comme des gamins de la rudesse souple des draps très blancs, de la taille gigantesque de l’archaïque baignoire aux gros robinets de cuivre et pastilles de porcelaine, de la douceur des épaisses serviettes dans lesquelles ils s’enveloppaient tout entiers, de la chaleur des radiateurs de fonte, de la souplesse des fauteuils dans lesquels ils s’effondraient pour le seul plaisir d’être là. Ils avaient sonné pour se faire monter un petit déjeuner pantagruélique s’amusant des archaïsmes de cet hôtel dont le service semblait à jamais figé dans le début du vingtième siècle. Ils passèrent ainsi toute la matinée dans un feuilleton de télé… Il leur semblait avoir toujours vécu ensembles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’après-midi s’était prolongée dans cette insouciance : Sidney-Alcathe avait conduit Quillian dans les commerces d’un quartier sécurisé où les accréditations de sa smart card faisaient merveille. Sans poser de questions, Quillian s’était laissé habiller des pieds à la tête. Ils avaient ensemble choisi un coiffeur, s’étaient fait faire une coupe rase: moitié des cheveux rouges, moitié des cheveux bleus s’amusant à faire un choix symétrique. Tous deux étaient splendides, images de la jeunesse, de la santé, du bien-être. Les passants intégrés se retournaient, souriant, comme pour partager un peu du bonheur qui rayonnait d’eux. Leur journée avait ainsi passé en promenades, plaisanteries et petits bonheurs. Sidney-Alcathe trouvait avec Quillian une complicité qu’il n’avait jusqu’alors jamais connue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, Sidney-Alcathe ne sait plus que faire. Pourtant il lui faut choisir. Redevenir Sidney Delbanco, partir avec Quillian, tenir avec lui le rôle de tuteur qu’a, d’une certaine façon, joué pour lui-même l’Ouzbek; mais il ne se sent pas l’esprit assez ferme pour, dans les durs combats de la vie, laisser Quillian devenir lui-même… Continuer à être Alcathe Dei Banco, essayer de savoir dans quelle mesure il a été responsable de la mort de Khamid, quel rôle a joué la broche qu’il lui avait offerte, quelles étaient les rivalités de Kharamidov et de Théïa, suivre la voie de son maître; mais il n’a pas l’âme d’un détective, n’est pas sûr non plus que l’Ouzbek aurait demandé cela… Suivre la mission qu’il a acceptée; mais n’ayant plus besoin du soutien financier de la secte, même si d’une certaine façon il lui faudra se désintoxiquer des moments d’effusion, il n’est plus aussi sûr que ce soit sa vraie voie… Choisir la communauté, la chaleur du groupe, la jouissance dans la solitude ou l’amitié? De quelque côté qu’il se tourne, s’offrent des possibles, se montrent des contraintes. Il se retourne sur le lit, ferme les yeux, essaie d’oublier ses problèmes pour sombrer dans le sommeil. N’y parvient pas… Pourtant, il sait qu’il n’est pas fatigué de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’hôtel est englué dans un silence d’ouate. Sidney se lève. Il sent sous ses pieds la douceur épaisse de la moquette de laine, s’approche de la fenêtre. À travers le voile de coton, il aperçoit dans la rue un couple de désintégré qui, abrités sous un porche, s’injectent leur dose de drogue. Plus loin, à l’entrée de la rue, une prostituée fait les cent pas sous les petits flocons de neige. La rue est sale, noire, froide… Dans la main droite, il tient la smart card de Sarpedon; dans la gauche, celle de Kharamidov.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-3184925021533125453?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/3184925021533125453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=3184925021533125453&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3184925021533125453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3184925021533125453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/dilemne.html' title='Dilemne'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6536428793091727613</id><published>2007-02-17T06:07:00.000+01:00</published><updated>2007-02-17T06:10:30.914+01:00</updated><title type='text'>Changement de vie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Padoue, mercredi 30/12/2015, 05:42:42&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a maintenant un peu plus de vingt-quatre heures que Sidney a rencontré Quillian: au bout d’un quart d’heure d’attente dans le couloir du train qui roulait vers Venise, l’adolescent très blond, presque blanc, était sorti de sa cachette. Peut-être à cause de leur jeunesse qui les rendait proches, peut-être à cause de sa beauté, tout de suite, Sidney-Alcathe éprouva pour lui de la sympathie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fous là ? avait-il demandé.&lt;br /&gt;- Tu vois bien… Je m’planque.&lt;br /&gt;- Tu n’as pas de billet ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant souvent autrefois voyagé de la sorte, Sidney ne fut pas surpris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux te cacher dans mon compartiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune adolescent — treize, quatorze ans peut-être — n’avait manifesté ni surprise, ni étonnement. Ce n’était sûrement pas la première fois qu’on lui faisait ce genre de proposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OK… Je m’appelle Quillian.&lt;br /&gt;- Moi, c’est Sidney.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sidney-Alcathe avait d’abord pensé à sa mission… Peut-être Dieu lui faisait-il un signe en mettant sur sa route le premier égaré qu’il saurait offrir à Boèce de Dacie? Sidney-Alcathe connaissait bien ces garçons dont il avait été. À voir l’état de ses vêtements, Quillian ne devait pas beaucoup différer de lui au même âge et, si ce n’était la couleur de leur peau, ils auraient pu être frères. Comme lui, comme l’Ouzbek avant lui, ce garçon menait une difficile vie de galère. Il suffisait de l’amener à Venise, l’héberger quelque temps, lui faire connaître autre chose que la jungle des rues, puis le conduire à la communauté. N’était-ce pas ce qui avait fonctionné avec Sidney, l’avait amené à devenir Alcathe?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais à Venise, dit Sidney-Alcathe, dès qu’ils furent enfermés dans son compartiment. Si tu veux je t’emmène.&lt;br /&gt;- Pas question, avait répondu Quillian d’un air buté, le contrôleur passe entre Padoue et Venise pour réveiller les voyageurs et vérifier leurs billets. J’ai déjà failli me faire piquer. Pas question de recommencer… Je descends à Padoue!&lt;br /&gt;- Tu es sûr?&lt;br /&gt;- Sûr, avait répondu Quillian en souriant d’un air effronté. Mais si tu veux descendre à Padoue avec moi, je l’interdis pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il s’était allongé sur la moquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Suis crevé… éveille-moi avant cinq heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’était aussitôt endormi. Pas Sidney. Cette rencontre remuait trop de souvenirs. Cétait comme si, après la mort de l’Ouzbek, le destin redistribuait la donne. Quillian avait à peu près le même âge que lui lorsqu’il avait rencontré Khamid, et Khamid venait de lui mettre en main les cartes qui en faisaient un être adulte et indépendant. Dans quatre jours il aurait dix-huit ans… Il ne s’était jamais interrogé sur son âge. Mais la succession d’événements qui le poussaient vers la responsabilité le forçait à s’en rendre compte: il n’était plus un gamin. La dose d’insouciance, facile malgré les plans-galére, qui jusque là avait déterminé une vie sans visée et sans lendemain ne résistait pas aux possibilités qui s’ouvraient à lui. Ayant désormais les moyens de choisir, il ne pouvait faire comme s’il n’en était rien. Il devait choisir. Et cela, pour lui, était totalement nouveau… Il ne put s’endormir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6536428793091727613?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6536428793091727613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6536428793091727613&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6536428793091727613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6536428793091727613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/changement-de-vie.html' title='Changement de vie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-31417331345720432</id><published>2007-02-16T07:11:00.000+01:00</published><updated>2007-02-16T07:13:02.982+01:00</updated><title type='text'>Quillian</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Padoue, mercredi 30/12/2015, 05:37:57&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Malgré le grand froid extérieur — peut-être à cause de lui — il fait très chaud dans la chambre de l’hôtel Principe di Venete : ses grands radiateurs de bronze sont brûlants. Sidney-Alcathe est nu sur le lit immense. Dans la vive clarté de la lune qui pénètre par les hautes fenêtres dont ils n’ont pas fermé les volets, la peau noire de son corps brille sur les draps blancs. Une des deux fenêtres entrebâillée, les longs voilages de coton qui la ferment flottent, accentuant l’atmosphère de film fantastique de cette immense chambre d’hôtel qui, il y a plus de cinquante ans, dut être princière. À côté de Sidney-Alcathe, tout aussi nu, Quillian, couché en chien de fusil dort profondément. Son corps d’éphèbe, glabre, très blanc, longiligne a, dans cette lumière froide, un velouté de nacre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sidney-Alcathe est réveillé depuis une demi-heure. Depuis son départ de Paris, il est dans un état d’indécision complète… La mission de Boèce de Dacie, l’héritage de Kharamidov et son testament, la rencontre de Quillian, tous ces événements le troublent profondément. Il sent que, peut-être pour la première fois de sa vie, il est à un carrefour et ne pourra pas se contenter de laisser le hasard décider de sa vie mais devra choisir lui-même…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous la lumière métallique et froide de la lune qui dissimule les défauts du lieu, il laisse son regard errer sur la chambre. Le plafond blanc, mouluré, est très haut, les murs tendus de soieries portent de grands miroirs dorés qui éparpillent la lumière ainsi que deux tableaux de paysages sombres qui font comme deux trous intrigants ; une des deux immenses portes donne sur la vaste salle de bain où trône une baignoire en fonte posée sur ses pieds, l’autre ouvre sur un vaste couloir semblable à une galerie de palais classique… Descendus du train à Padoue, dernier arrêt avant Venise, Sidney-Alcathe et Quillian ont, la veille à l’aube, presque par hasard, échoué dans cet antique hôtel proche de la gare cerné par des quartiers de squats. Le luxe archaïque promis par les barres cuivrées de la grande porte à tambour et l’uniforme gris galonné de rouge du vieux chasseur les attirait, Sidney-Alcathe voulait vérifier la puissance toute récente que lui conférait sa smart card. On ne leur posa aucune question.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-31417331345720432?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/31417331345720432/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=31417331345720432&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/31417331345720432'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/31417331345720432'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/quillian.html' title='Quillian'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4726470174842148668</id><published>2007-02-15T14:04:00.000+01:00</published><updated>2007-02-15T14:05:56.144+01:00</updated><title type='text'>André Pagès se retire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Saint-Pierre-des-Tripiers, mercredi 30/12/2015, 06:36:60&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; Dès qu’il a pris conscience de cette stratégie, Jeff a envoyé à Blaise Carver un rapport sur ses découvertes. Il comprend mieux, maintenant, pourquoi cet ethnosociologue s’intéressait à Sarpedon. Savait-il à qui il s’attaquait? A-t-il fait semblant de ne mener qu’une enquête anecdotique pour rester maître du jeu? Peu importe… À lui maintenant d’agir !… Un soupçon traverse le cerveau de Jeff: si Blaise n’était pas ethnosociologue, s’il était un agent d’une quelconque nation ou le membre d’une autre secte désireuse de combattre Sarpedon ou de prendre sa place? Après tout, qu’est-ce qui le prouve? Jeff, Blaise, Irina, Joseph ne se sont jamais rencontrés, chacun ne connaît de l’autre que l’image qu’il veut bien transmettre sur le réseau. Cette image n’a peut-être aucune réalité: Jeff n’existe pas, Jeff n’est qu’un leurre construit par André Pagès. Pourquoi en serait-il autrement des autres ? Ce monde où ils vivent n’est qu’apparences, images. Une simulation, un vaste jeu électronique: un monde mou, inconsistant, fuyant, insaisissable… Jeff, cette nuit, a mal dormi. Il s’est longtemps efforcé de combattre ce soupçon qui le taraude. Pourtant, peut-être à cause de son extrême solitude, il a besoin de faire confiance à ces êtres virtuels que depuis des années il considère comme des amis. Sans cela, que lui reste-t-il? Pourquoi continuerait-il à vivre si rien, en-dehors de lui, n’existe?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand il a fini son café, Jeff allume son ordinateur. Il découvre le rapport d’Irina. Bien qu’elle sous-estime l’ampleur des menaces que représente Sarpedon, leurs conclusions se complètent. Ce devant quoi ils sont est une tentative générale de déstabilisation de l’univers intégré par une guerre virtuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff envoie une réponse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“From jeff@lafrance.comu.uqam.ca to irinak@perso.siber.ru&lt;br /&gt;12/30/15 06:15&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lis mon rapport. Je pense qu’il t’intéressera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu abandonnes la chasse ? Moi aussi. Par nous-mêmes, nous ne pouvons plus rien faire. Chacun de nous a obtenu ce qui l’intéressait. Mais, peut-être plus que n’importe lequel des précédents, ce travail a été éprouvant. Heureusement l’idée que tu me cherches à travers le monde me maintient en vie. Nous nous retrouverons bientôt, je l’espère, sur d’autre territoires. J’ai besoin de toi… Et qui sait, peut-être un jour parviendras-tu à me rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t’aime comme le loup sibérien la belette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à son clavier, Jeff reste les bras ballants. Même lui, Jeff, dans son éloignement, ne pourrait pas ne pas être concerné. Rien ne lui garantit qu’il continuerait à communiquer avec le monde. Pire encore, s’il communiquait, il ne saurait plus ni quoi, ni avec qui. André Pagès éprouve un brusque sentiment de panique : qu’est-ce qui lui prouve que cette apocalypse n’a pas déjà commencé ? Qui communique avec qui ? Quoi ? Dans le chaos généralisé de la communication qui menace, le crime de Kharamidov, s’il a réellement eu lieu, n’était qu’une toute petite péripétie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Pagès se lève, s’assied sur son lit, glisse sa main sous la couette rouge à la recherche de la chaleur de Maaca. Du bout râpeux de sa langue, celle-ci lui lèche le dessus de la main. Aucun doute, Maaca existe, André Pagès existe. Il écoute le vent qui se lève et commence à siffler sur les lauzes du toit: le monde autour de lui, qui lui résiste et le menace, existe… Quant au reste, jamais il n’en aura la certitude.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4726470174842148668?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4726470174842148668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4726470174842148668&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4726470174842148668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4726470174842148668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/andr-pags-se-retire.html' title='André Pagès se retire'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4091168346811798575</id><published>2007-02-14T07:46:00.000+01:00</published><updated>2007-02-14T07:47:24.929+01:00</updated><title type='text'>Memnon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Saint-Pierre-des-Tripiers, mercredi 30/12/2015, 06:23:00&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;D’autres armes logicielles visent aussi les systèmes de circulation physique. Diverses bombes logiques sont destinées aux systèmes électroniques de contrôle de circulation des chemins de fer ou du trafic aérien. Envoyant des signaux erronés, signalant libres des voies occupées, ouvrant au mauvais moment des passages à niveau, dirigeant en même temps de nombreux avions sur une même voie aérienne, ils ont pour fonction de provoquer, dans un laps de temps très court, d’importantes catastrophes tant aériennes que terrestres. Jeff a même découvert un virus très spécialisé qui, d’après un de ses correspondants, est susceptible d’intervenir sur les systèmes d’approche des avions et, brouillant les instruments, pourrait provoquer de nombreux accidents à l’atterrissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les usines de fabrication enfin. Jeff a ainsi trouvé des virus susceptibles d’infester une raffinerie de pétrole, d’envoyer à son système de contrôle des informations erronées suceptibles de provoquer une explosion aux conséquences effroyables. Un autre encore vise les systèmes de contrôle de la sécurité des grandes centrales nucléaires qu’il semble pouvoir rendre inactifs, peut-être même néfastes. Plusieurs visent les commandes d’ouverture des vannes de quelques grands barrages, d’autres des entreprises pharmaceutiques ou alimentaires. Leur usage simultanée ramènerait soudain l’humanité quelques siècles en arrière sans les moyens de ripostes adaptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impressionné, effrayé, Jeff, bien que mesurant l’étendue du danger, ne peut pas grand-chose pour le prévenir. Il ignore où, dans quel endroit du monde, dans quel système électronique précis, tels ou tels virus ont déjà été implantés, s’il s’agit de menaces virtuelles ou réelles ; si ces petites bêtes numériques sont déjà en train de ramper dans les innombrables canaux du réseau pour atteindre leurs cibles, si elles sont déjà installées dans leur nid numérique attendant de se réveiller, ou s’il ne s’agit que d’un danger imaginaire, collectionné par un cerveau fou. Personne à prévenir… Aucun moyen d’agir lui-même. La seule information précise qu’il possède tient en six lettres. Dans un coin de l’un des logiciels, Jeff a décrypté le signal de passage à l’acte. Six lettres le constituent : “MEMNON”. Dès que ces lettres parcourront le réseau, partout où elles rencontreront les instructions en attentes des agents de la cyberwar, leur action se déclenchera. Alors, s’ils sont en place ou s’ils possèdent les instruction leur permettant d’atteindre leurs cibles, rien ne pourra les arrêter. Toute la société des intégrés sera désorganisée, disloquée comme sous l’effet d’une implosion dont l’effet sera d’autant plus redoutable que l’ennemi restera invisible, théorique. Le plan est diabolique, les intelligences mobilisées pour le mettre en œuvre nombreuses, puissantes. Sarpedon n’est pas une petite secte. Elle est une force d’autant plus redoutable qu’elle grossit masquée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4091168346811798575?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4091168346811798575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4091168346811798575&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4091168346811798575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4091168346811798575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/memnon.html' title='Memnon'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6585196687239620667</id><published>2007-02-13T10:39:00.000+01:00</published><updated>2007-02-12T06:08:22.429+01:00</updated><title type='text'>Désinformation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Saint-Pierre-des-Tripiers, mercredi 30/12/2015, 06:16:05&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Un autre type d’attaque vise les systèmes collectifs d’information.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis de nombreuses années, l’essentiel de ces moyens, ceux destinés à la population comme ceux destinés aux décideurs, utilise le réseau. Des programmes spécialisés de Sarpedon sont destinés à inonder le réseau d’informations mensongères insérées au cœur d’informations véridiques. D’autres logiciels doivent créer de la confusion dans les adresses: telle information destinée à X… — et qui pour lui serait vitale — parviendra à Y… — qui n’en a rien à faire. De fausses bandes vidéos, destinées à provoquer des paniques dans la population, se substitueront à celles des services d’information. Une guerre censée se dérouler quelque part dans le monde ne sera qu’imaginaire; un tremblement de terre annoncé, incitant la population à fuir une région donnée, ne sera qu’un leurre; tel dirigeant s’adressant à la population ne sera qu’une marionnette vidéo manipulée par les Maîtres de Sarpedon prononçant des paroles qui ne sont pas les siennes. Les mots n’auront plus de sens. Dans une absence généralisée de confiance, l’homme deviendra incrédule, le langage inefficace. La société humaine depuis toujours bâtie sur la communication ne pourra que se déliter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’autres attaques encore ciblent les systèmes financiers. Des logiciels de passation d’ordres automatiques se proposent d’accréditer ou débiter des sommes fantastiques sur de multiples comptes; de dérégler les distributeurs automatiques des grands réseaux bancaires qui se mettront à attribuer de façon aléatoire des volumes arbitraires de cybercash. Telle smart card sera soudain vidée, telle autre se verra créditée d’immenses fortunes; les comptes des commerçants seront vidés ou approvisionnés de façon imprévisible; des taux d’intérêt insensés détruiront des fortunes, ruineront des établissements bancaires, des états… Dans une désorganisation totale du commerce mondial, l’argent n’aura plus ni signification ni valeur. Les banques ne pourront se défendre qu’en interrompant pour un temps indéterminé toutes leurs opérations, gelant, suivant les cibles atteintes, les relations économiques d’une région voire d’un pays tout entier. Une panique économique ne pourra manquer de se produire. Il n’y aura plus de moyen d’échanges. Chacun, comme les désintégrés, se verra renvoyé à ses propres ressources.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6585196687239620667?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6585196687239620667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6585196687239620667&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6585196687239620667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6585196687239620667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/dsinformation.html' title='Désinformation'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-143872568295906403</id><published>2007-02-12T06:04:00.000+01:00</published><updated>2007-02-11T08:04:11.578+01:00</updated><title type='text'>Bombes logicielles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Saint-Pierre-des-Tripiers, mercredi 30/12/2015, 06:06:06&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Même ce qu’il a découvert sur Sarpedon n’arrive pas à provoquer chez André Pagès d’autres sentiments qu’une vague surprise ironique: ainsi les hommes sont capables de ça… Ces fragiles petites choses, dont le désert humain qui l’entoure témoigne de l’aspect transitoire, peuvent s’agiter, mourir, se passionner, tuer pour, un temps, occuper le devant d’une scène sans spectateur? Ironique, du haut de sa montagne vide, André-Jeff regarde les mouvements désordonnés de la fourmilière. Il ne comprend pas leurs motifs. Après tout, qu’importe. Son regard se niche entre les poutres torturées de la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeff a longuement analysé les logiciels envoyés par Irina. Ça n’a pas été facile… Il lui a fallu faire appel à toutes ses ressources, poser des questions à de multiples forums tout en évitant d’être trop explicite afin qu’on ne puisse pas deviner ce qu’il cherchait réellement, solliciter nombre de ses relations du réseau, fragmenter l’information, puis reconstruire le puzzle. La veille, vers dix heures, il y était enfin parvenu. Bien qu’il soit blasé, s’attende à tout de la part des hommes, le résultat l’a stupéfié. Les logiciels de Sarpedon font un arsenal redoutable conçu pour une forme de guerre moderne: la guerre de l’information. Jeff n’a pas pu les interpréter tous mais les quelques uns dont il a compris le fonctionnement ont suffi à lui donner une idée assez précise de leurs rôles. Pour l’essentiel, il s’agit de petits programmes dormants dans des coins de fichiers, implantés de façon à passer inaperçus, prêts à se mettre en œuvre dès qu’un signal anodin leur est envoyé. Leur cible sont les centres nerveux d’information de la société moderne qu’ils ont pour fonction de paralyser, rendre fous, détourner de leurs buts. L’essentiel de la stratégie de Sarpedon réside dans la simultanéité et la diversité des attaques. Jeff a repéré plusieurs cibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord les centres téléphoniques. Des bombes virtuelles implantées dans certains systèmes ont pour mission de s’attaquer à leur numérotation pour la rendre inefficace : un usager croyant appeler un parent ne saura pas qui il obtiendra au bout du fil. D’autres, pour paralyser les réseaux, vont lancer des millions d’appels simultanés. Le but en est évident. Pendant un temps qui peut être assez long — celui de détruire les bombes virtuelles — toutes les communications seront désorganisées, les zones attaquées se verront renvoyées un siècle en arrière, à l’époque des échanges directs. Le temps de réaction sera considérablement retardé. L’effet de surprise déstabilisera la population comme les décideurs. Chacun se verra enfermé dans sa sphère physique de décision. La nécessaire coordination des sociétés technologiques sera mise à mal, leur survie mise en jeu. Le Président d’un état quelconque, responsable d’une population devenue muette et invisible, soudain seul face à lui-même, sans informations ni moyen d’action, sera plus démuni qu’un chef de horde… Le monde deviendra aveugle, sourd, muet.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-143872568295906403?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/143872568295906403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=143872568295906403&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/143872568295906403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/143872568295906403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/bombes-logicielles.html' title='Bombes logicielles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1840744613031378353</id><published>2007-02-11T08:02:00.000+01:00</published><updated>2007-02-10T07:07:45.774+01:00</updated><title type='text'>Retrait du monde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Saint-Pierre-des-Tripiers, mercredi 30/12/2015, 05:59:35&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsque André Pagès s’éveille en ce matin du 30 décembre, sa maison est glaciale. Dans la cheminée, le feu s’est éteint. Maaca, qui ne s’y trompe jamais, s’est terrée, au pied du lit, sous l’édredon rouge mousseux de duvet d’oies. Après une toilette des plus sommaires, André, sur son caleçon et son tee-shirt de Rhovyl, enfile en toute hâte plusieurs couches de vêtements, frotte l’une contre l’autre ses mains qu’il enferme dans des mitaines, s’enroule le visage dans un épais cache-nez de laine, allume sa cheminée. Il met sa cafetière en route. Quand la chaleur des flammes commence à gagner la pièce, il ouvre ses volets. La nuit est encore noire. Le ciel est bouché d’une lourde chape de plomb. La visibilité ne dépasse pas quelques mètres. Dans la nuit, la neige est encore tombée en abondance: vingt, trente centimètres… Cette année est exceptionnellement froide. La neige n’arrête pas. Plus encore que d’habitude, André Pagès est coupé du monde. Inutile de songer à sortir. Si la chute de neige se calme, il pourra, au mieux, commencer à déblayer les alentours de la maison, aller chercher du bois dans le cellier, nourrir les poules, les pigeons protégés du froid par les ballots de paille de la grange. Une fois de plus, si Maaca met le nez dehors, ce ne sera que pour quelques minutes. Il tasse sa longue silhouette longiline dans le vieux fauteuil Voltaire. La journée sera lente et morose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;André Pagès n’a jamais été curieux des nouvelles du monde: ce n’est pas parce qu’il est obligé de rester seul face à lui-même, sans le dérivatif habituel de ses longues promenades dans la campagne que ce désintérêt constant peut disparaître. Il ne regarde jamais les informations de l’une quelconque des innombrables chaînes diffusées en continu sur le réseau, ne lit aucun des journaux, E-zine, webzine, instantanés, résumés de presse dont le nombre, sur le web, s’est multiplié. Il n’est abonné à aucun service de presse. Son univers réel s’arrête au grossier bois de chêne rugueux de sa porte. Au mieux à une bulle de quelques kilomètres autour. Au-delà, le monde est vierge, terra incognita dont André Pagès ne veut rien savoir. Dans leur dédoublement maladif qui partage ses pensées de façon protectrice, seul Jeff s’y intéresse un peu. Encore est-ce de façon virtuelle, presque imaginaire, au travers des seuls flots de données qui transitent par sa coupole-satellite. Une odeur de caoutchouc chaud montant des semelles de ses charentaises tendues vers les flammes de l’âtre, enroulé dans un plaid écossais de laine, confit dans sa chaleur, laissant son esprit rêveur se perdre dans le craquement des bûches, André-Jeff déguste avec lenteur son bol de café brûlant. André Pagès songe. Il pense à ce monde étrange dans lequel, par sa lointaine réclusion volontaire, il est plus spectateur qu’acteur. Ce monde qu’il voit vivre à distance et qui, pourtant, par la seule nécessité de la simultanéité des temps, est le sien. Aurait-il préféré vivre à une autre époque? Rien n’est moins sûr. André Pagès a quelque chose de l’anachorète. Quelle que soit la civilisation qui l’entoure, il n’aurait aimé ne vivre que dans ses propres frontières. Tout ce que l’homme doit au troupeau le repousse. Son univers est celui de la solitude. Chaque homme ne peut, face au reste du monde, que se faire seul. En cela Jeff-André est un témoin parfait. Comme d’une autre galaxie, il regarde son époque au travers des lunettes déformantes du réseau. Jamais, il ne se sent impliqué.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1840744613031378353?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1840744613031378353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1840744613031378353&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1840744613031378353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1840744613031378353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/retrait-du-monde.html' title='Retrait du monde'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4465655143769893209</id><published>2007-02-10T07:06:00.000+01:00</published><updated>2007-02-09T10:48:47.052+01:00</updated><title type='text'>Poser les bonnes questions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Turin, mercredi 30/12/2015, 05:18:44&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, ces rebondissements réels ou fantaisistes n’éclairent pas beaucoup le meurtre de Kharamidov. Frédéric n’est pas un enquêteur. Sa fonction de documentaliste ne l’amène pas à conclure. Il se contente de traiter techniquement les données pour préparer le terrain à la réflexion des enquêteurs et des juges. Ce n’est pas pour autant qu’il ne s’intéresse pas à certaines des affaires qui défilent sur ses écrans. Souvent il aime comprendre. Sinon sa fonction ne serait pas intéressante. Ce qui le motive, lui donne envie de mettre en perspective le maximum de données c’est lorsqu’il pense que ses recherches sont déterminantes, mettent en valeur des aspects négligés, ou peu perceptibles, d’une affaire en cours. Lorsque, d’une certaine façon, il joue un rôle de détective. Ce qui l’agace dans ce dossier Kharamidov-Sarpedon, c’est que les données se dispersent: rivalités de sectes, webart, prostitution, homosexualité, mysticisme, détournements de fonds… Trop de faits dans trop de directions différentes. L’ensemble est mou… invertébré. Il a comme l’impression que quelque chose lui échappe, un fait, un événement qui, tout d’un coup, éclairerait l’ensemble, ferait apparaître sa raison d’être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être les enquêteurs s’égarent-ils trop dans le monde des sectes. Ce qu’il faudrait avant tout, c’est découvrir pourquoi Kharamidov a été assassiné. Alors, Frédéric en est persuadé, les pièces du puzzle s’ordonneraient soudain autour de la pièce centrale qui manque et les relierait toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle apparaîtra bien un jour. Peut-être là où personne ne la cherche… Après tout, peut-être que d’autres fragments de vérité émergeront des témoignages à venir de quelques uns des combattants arrêtés par la police de Turin… Frédéric est toujours impatient. La puissance des technologies qu’il utilise fait qu’il ne parvient pas à se persuader qu’il ne peut rien contre le temps, qu’il ne peut tout savoir tout de suite. Le “temps réel” n’est temps réel qu’à l’intérieur des contraintes réelles du temps. Les interrogatoires prendront plusieurs jours, ce n’est qu’à leur issue que le traitement des données permettra de dégager quelques pépites. Pour l’instant, il n’y a rien à faire. La solution n’est pas encore présente dans le gisement qu’il exploite. À moins que son exploitation soit mauvaise. Comment être sûr d’avoir posé les bonnes questions?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4465655143769893209?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4465655143769893209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4465655143769893209&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4465655143769893209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4465655143769893209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/poser-les-bonnes-questions.html' title='Poser les bonnes questions'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6972443035884311893</id><published>2007-02-09T10:46:00.000+01:00</published><updated>2007-02-08T11:52:58.402+01:00</updated><title type='text'>Hypothèses criminelles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Turin, mercredi 30/12/2015, 05:09:53&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quatre autres cadavres, bien que très abîmés, étaient dans un état moins catastrophique : ceux de Claude Braffort, Antoine Depelsemeure et de deux inconnus. Eux aussi avaient subi de nombreuses morsures, mais il semblait que les chiens s’étaient moins acharnés. Les visages notamment, bien que montrant quelques traces de crocs ne portaient pas les séquelles d’autant de barbarie. Par contre les chiens semblaient s’être excités sur les mains comme si les victimes avaient tenté de se protéger de leurs morsures: les doigts étaient déchiquetés. Là encore, les empreintes digitales ne pouvaient être relevées. Quant aux causes de leurs morts, elles étaient diverses. Claude Braffort avait eu la nuque brisée; Depelsemeure et un inconnu avaient été étranglés sans doute à l’aide de lacets; le quatrième semblait avoir été noyé mais des analyses complémentaires devraient confirmer ce diagnostic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul le cadavre étiqueté comme étant celui d’Ivan Maximoff n’avait pas subi trop d’atrocités. Si l’on peut dire… car il avait été frappé de plusieurs coups de poignards. Mais, mis à part quelques ecchymoses dues certainement à sa chute, il ne portait trace ni de bastonnade ni de morsure. Ses mains étaient intactes. Le docteur Chironi avait fait relever ses empreintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces constatations, ces minutieux relevés de blessures, de taille, de poids, de signes particuliers divers, les descriptions orales des cas, l’enregistrement des diagnostics, ainsi que les nombreuses photos prises sous tous le angles. Tout cela, immédiatement numérisé pour être intégré dans les bases de données de la police a pris plus de deux heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Frédéric Carruzo se connecte depuis Genève au serveur de médecine légale de Turin, le docteur Giulio Chironi vient tout juste de se recoucher. Après s’être identifié auprès du serveur, Frédéric a accès à toutes les données produites par le docteur. La description de l’état des cadavres l’atterre. Il est en effet évident que pour quatre des cinq personnes qui l’intéressent, les photos récupérées ne permettront ni de confirmer ni d’infirmer leur identité. Faute d’empreintes, les logiciels d’identification automatiques sont impuissants; ceux de reconnaissance de forme spécialisés dans les visages auront bien du mal à comparer les photos d’identité détenues par le fichier central d’Interpol avec ceux des victimes. Pour voir s’il peut quand même obtenir quelque résultat, Frédéric fait afficher la photo d’identité de David Peirse, s’oblige à la comparer à celle du cadavre qui porte son identité. Il ne trouve rien de probant. Les tailles correspondent à un centimètre près, l’apparence générale aussi… Mais rien ne permet de trancher. Après tout, il y a de fortes probabilités que ce soit le même personnage. Pour Maximoff notamment, il n’y a aucun doute: les empreintes digitales du cadavre sont celles du fichier d’Interpol. Les cheveux roux, les yeux verts sont ceux de l’étudiant russe. Pourtant Frédéric n’est pas satisfait… Il ne comprend pas le lien entre les sectes qui semble se constituer ainsi. Quand il revient à son paysage général de données, dans l’immense galaxie des sectes, Ino et Phrixos apparaissent comme des poussières d’étoiles. Rien de particulier ne les lie ni à Sarpedon ni à Ouranos… À la rigueur, il comprendrait mieux les relations d’Ouranos et de Tsalmuda : dans cet univers paranoïaque qu’il connaît bien, il imagine assez volontiers la possibilité de traîtres ou d’espions. Tsalmuda se faisant passer pour l’adepte d’un groupe afin de le surveiller, peut-être même de lui nuire. Ou alors il faut supposer que Sarpedon ne se contente pas de fédérer quatre sectes mais s’efforce d’élargir ses liens vers des groupes isolés qui pourraient se sentir menacés. Quoi qu’il en soit, rien dans les informations dont il dispose, ne permet le moindre début de certitude. Ce qui semble également étrange, et pour ainsi dire même assez suspect, c’est que les cinq personnes concernées par des avis de recherche canadiens disparaissent en même temps. Bien sûr, David Peirse avait disparu le premier et les autres quelques jours après, mais quand même… À moins que l’hypothèse du traître ne soit la bonne? Dans ce cas, ça pourrait même expliquer les assassinats de Jonak et de Sanlucar. On se trouverait en quelque sorte devant une guerre de “services secrets” infiltrés d’une secte dans l’autre. Tout ça fait quand même un peu “polar” et Frédéric ne peut se persuader que cette supposition soit juste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6972443035884311893?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6972443035884311893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6972443035884311893&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6972443035884311893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6972443035884311893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/hypothses-criminelles.html' title='Hypothèses criminelles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-5770976904338789504</id><published>2007-02-08T11:50:00.000+01:00</published><updated>2007-02-08T11:52:06.538+01:00</updated><title type='text'>Quelques cadavres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Turin, mercredi 30/12/2015, 04:59:36&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; Quand la police de Turin réveilla le docteur Giulio Chironi, il était plus d’une heure du matin. Couché depuis trois heures seulement, Chironi ne s’était pas montré de très bonne humeur mais les circonstances étaient exceptionnelles, il y avait urgence. Des batailles de rues avaient eu lieu entre sectes, la police avait huit cadavres sur les bras. Giulio Chironi devait absolument venir faire les premières constatations. Il était arrivé au service de médecine légale environ trois quart d’heures plus tard. Dans une salle carrelée de blanc, les huit cadavres, chacun enfermé dans une housse de nylon, étaient alignés sur des brancards de toile. Dans une poche de plastique transparent, six des huit housses présentaient une étiquette portant un nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le docteur Chironi les avait fait extraire l’un après l’autre de leurs housses et identifier au fur et à mesure d’une étiquette attachée au gros orteil du pied gauche. Bien qu’habitué aux spectacles des morts violentes, Chironi eut du mal à retenir un haut-le-cœur à la vue de ceux qu’on lui présentait : tous défigurés, visages boursouflés, déchirés, couverts de sang coagulé… La police s’étant contentée de fouiller leurs poches à la recherche de documents permettant de les identifier, la première chose à faire était de les dévêtir, les laver pour analyser l’origine de leurs multiples blessures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois d’entre eux étaient tout particulièrement amochés : ceux identifiés comme David Peirse, Patricia Tsalmuna et Jean Benoît. L’origine de leurs blessures étaient sans ambiguïtés : des chiens s’étaient acharnés sur leurs visages, arrachant des morceaux entiers comme s’ils avaient commencé à les dévorer. L’un d’entre n’avait plus de lèvres ; un autre plus d’oreilles, et avait perdu une joue ; le troisième avait perdu le nez, un œil, le menton… un vrai carnage, les visages étaient de la boue de chairs, hachée par un boucher dément. Sans aucun doute, ces bêtes étaient dressés pour le combat. Par ailleurs, comme en témoignaient les enfoncements des boîtes crâniennes, les nombreuses fractures de membres et les multiples contusions, ils avaient été sauvagement battus à l’aide de barres de fer, de gourdins, de manches de pioches. Peut-être même avaient-ils été piétinés — volontairement ou non — par de nombreuses personnes. Pour tous, la mort, sans aucun doute, provenait des coups reçus à la tête. La bataille avait dû être féroce, acharnée, primitive. Plus étrange, les mains avaient été brûlées — chalumeau ou cocktail molotov — le docteur Chironi ne pouvait le dire au premier abord mais, en tout cas, il ne fallait pas compter sur les empreintes digitales pour l’identification. Peut-être leur fichier dentaire pourrait donner plus de renseignements mais, même dans ce cas, David Peirse avait eu les dents de devant brisées certainement par un coup violent au visage. Pour le docteur Chironi, il était évident que l’identité de ces trois cadavres aurait du mal à être confirmée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-5770976904338789504?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/5770976904338789504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=5770976904338789504&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5770976904338789504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5770976904338789504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/quelques-cadavres.html' title='Quelques cadavres'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1514345804159902861</id><published>2007-02-07T05:25:00.000+01:00</published><updated>2007-02-07T05:26:10.357+01:00</updated><title type='text'>Mythes sectaires et bataille de rues</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mercredi 30/12/2015, 05:26:56&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comme chacun des termes qui compose cette définition est lui-même hypertextualisé, il suffit que Frédéric sélectionne un autre pour obtenir, à l’infini, des informations. Par exemple, à nouveau “Ouranos” :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Au commencement de toutes choses la Terre-Mère surgit du Chaos, et mit au monde son fils Ouranos tandis qu’elle dormait. Du haut des montagnes, il…” (Robert Graves. Les mythes grecs. Ed. Fayard. Paris 1967)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, pour l’instant, les mythes grecs ne semblent pas indispensables à son enquête, il sélectionne “Phrixos”. Une autre fenêtre s’ouvre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Le mythe d’Athamas et Phrixos raconte le sacrifice, pendant des fêtes, du roi pour faire venir la pluie. Ce mythe est celui auquel se réfère une secte, apparue en 2004. La pluie est, pour ses adeptes, le symbole de la fécondité. Pour que la race humaine se prolonge, ils prétendent devoir sacrifier tous les rois. Ce qui, pour eux, signifie tous les dirigeants de quelque organisation que ce soit. Cette secte a quelques adeptes en Lombardie (Italie, Europe).”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sélection d’Ino affiche le texte suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Secte fondée vers 2007. La première de ses manifestations semble s’être produite cette année-là dans le sud de la France (Antibes, 21/03/2007). Ses rites sont à base d’orgies ithyphalliques, les adeptes adorent le sexe masculin au travers de son érection chez les jeunes hommes. C’est en eux qu’ils voient la pureté de l’espèce, vigoureuse, productrice, et non encore dévoyée par les turpitudes de l’existence. Ses adeptes s’emploient à tenir les jeunes gens à l’écart du monde dans l’espoir de fonder une race nouvelle. Cette secte ne semble avoir que quelques dizaines d’adeptes.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque secte citée a ainsi son explication. Bien qu’à Interpol, Frédéric soit considéré comme un des spécialistes de cette question chaque secte est, pour lui, incompréhensible… Le vingt et unième siècle semble être devenu fou. Les sectes pullulent. Chacun peut trouver celle qui convient le mieux à ses fantasmes. Frédéric le sait. Ce n’est pas la première fois qu’Interpol s’occupe d’elles. Ce n’est pas la première fois qu’il lit des rapports sur leurs luttes. Pour l’instant, ce qu’il ne comprend pas, c’est le lien avec Sarpedon. Les notices de son écran indiquent bien que cinq des six morts identifiés appartiendraient à ce groupe mais rien ne lui dit comment ils pouvaient se trouver là puisque rien n’a été relevé à l’encontre de Sarpedon. Et pourtant, les notices sont formelles : les victimes ont été identifiées grâce aux papiers qu’elles avaient sur elles. Apparemment Patricia Tsalmuna arborait les symboles d’Ouranos, David Peirse et Jean Benoît ceux de Phrixos, Ivan Maximoff ceux d’Ino, Claude Braffort et Antoine Depelsemeure ceux de Hellé. Or, d’après la police de Montréal, les cinq premiers devraient être membres de Sarpedon, groupe de sectes dont le paysage-de-données montre qu’il lutte activement contre Ouranos. Quant à Depelsemeure, il est apparemment inconnu des fichiers concernant les sectes. Le seul Depelsemeure connu serait un dentiste bruxellois. Par acquit de conscience, Frédéric demande une vérification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’espoir d’y trouver une piste, il consulte Photos-Choc. Ses photos correspondent à ce qu’il craignait : des combats de rues pris à partir de fenêtres par des amateurs qui ont profité de l’occasion pour gagner un peu d’argent. Foules armées de battes de base-ball, attaques de chiens, de gourdins, de manches de pioches, mêlées confuses… Aucun cliché n’est pris d’assez près pour que des combattants soient identifiables. Rien d’utilisable. Si encore il avait les négatifs ! Les données transmises par le réseau sont de trop basse définition pour que des zooms donnent des résultats. Il lui faudrait des photos des victimes pour faire des identifications comparatives… Mais il n’a rien de tel. Après avoir accompli les formalités administratives nécessaires, Frédéric se branche sur le terminal du service de médecine légale de Turin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1514345804159902861?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1514345804159902861/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1514345804159902861&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1514345804159902861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1514345804159902861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/mythes-sectaires-et-bataille-de-rues.html' title='Mythes sectaires et bataille de rues'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2522644804918870150</id><published>2007-02-06T07:17:00.000+01:00</published><updated>2007-02-06T07:18:22.536+01:00</updated><title type='text'>Dépêche d'agence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mercredi 30/12/2015, 05:16:06&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Comme d’habitude, tous les journaux, reprennent les informations de leurs confrères. Frédéric se dit qu’un événement pareil va, dans les heures à venir, déclencher des avalanches de données. À son avis pourtant, l’essentiel est déjà là… Ou alors il faudra attendre plusieurs jours les résultats d’enquête sérieux ou les dossiers approfondis. Pour ne pas être perturbé, il met en attente les prochaines arrivées. Leur traitement se fera, les articles s’analyseront, s’enregistreront mais n’interviendront pas au premier plan. Sauf si apparaissaient des données vraiment nouvelles. Dans ce cas, Frédéric en serait aussitôt informé, il pourrait réagir. Le plus intéressant pour lui est la dépêche d’agence. Les autres articles en découlent tous. Sauf peut-être celui du Corriere della Serra, si un reporter est allé sur place, a déniché quelques informations originales ; ou le dossier de Photos-Choc s’ils ont des photos explicites. Frédéric ouvre la dépêche d’agence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Agence IPA, Turin, mercredi 30 décembre 2015. Cette nuit, vers minuit, quartiers nord-ouest de Turin, dans le triangle formé par le Corso Potenza, le Corso Benedetto Brin et la via Cesalpino, une bataille rangée a opposé deux groupes d’une centaine d’individus chacun. Très violente, cette bataille a duré près d’une heure la police de Turin, renforcée par un escadron de carabiniers est intervenu. Elle a dénombré huit morts. D’après les premiers résultats de l’enquête, il semblerait qu’il s‘agisse d’une rivalité entre les sectes Ouranos, Phrixos, Ino, Hellé et Sciron… Parmi les huit morts, six ont été identifiés. Il s’agirait de : David Peirse, Patricia Tsalmuna, Jean Benoît, Ivan Maximoff, Claude Braffort et Antoine Depelsemeure. La police a procédé à douze arrestations.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dépêche étant hypertextualisée, il suffit de sélectionner n’importe quel terme pour obtenir les informations qui s’y rattachent. Frédéric sélectionne d’abord “Ouranos”. Un texte s’affiche aussitôt en abîme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Ouranos, nom d’une secte contemporaine créée vers 2002 par le grec Argès Stéropès. Elle prétend se référer au mythe grec des origines : la séparation de la terre-mère et du ciel à la suite d’un combat mortel. Pour ses adeptes le combat est fécond. Sans lui il ne peut y avoir de vie. Pour cette raison ils célèbrent des fêtes orgiaques durant lesquelles ils organisent des combats d’animaux, généralement des chiens. On estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de ses membres dans le monde.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2522644804918870150?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2522644804918870150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2522644804918870150&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2522644804918870150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2522644804918870150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/dpche-dagence.html' title='Dépêche d&apos;agence'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-384174651637981427</id><published>2007-02-05T10:12:00.000+01:00</published><updated>2007-02-05T10:16:30.427+01:00</updated><title type='text'>Recueil d'articles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mercredi 30/12/2015, 05:13:11&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Chaque fenêtre du paysage de données contient un titre d’article :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le premier est une dépêche d’agence sans signature, expédiée à une heure vingt-trois, elle est sans doute arrivée depuis un moment. Seule, elle est passée inaperçue : “Bataille rangée entre sectes à Turin : huit morts”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le deuxième est un article également anonyme pour “services personnalisés” du Corriere della Serra. Il est destiné aux abonnés qui veulent, dès leur réveil, avoir par le réseau les articles portant sur les sujets qui les concernent : “Massacres entre sectes à Turin dans la nuit”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le troisième est un commentaire de la revue électronique américaine Internav. L’article signé Rodney Stag s’intitule : “Quand se décidera-t-on à agir ?” Frédéric pense que ce journaliste a dû faire très vite. S’il a reçu l’information d’agence à une heure vingt-trois, il n’a pas mis plus de trois heures pour rédiger son article. Il est vrai aussi que, chez lui ce n’était encore que la fin de l’après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le quatrième provient d’un service de presse spécialisé sur les phénomènes de société généralement réservé aux services de communication des entreprises ou à quelques universités. Son titre : “La guerre des sectes (suite) : combats à Turin (Italie, Europe)”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le cinquième est un article du journal électronique anglais grand public, le Sun : “Tuerie à Turin : huit morts”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le sixième est le “reportage” d’un webzine français — Photos-Choc — dont la spécialité est de diffuser à domicile des photos sensationnelles en théorie réservées aux adultes : “Massacre de Turin : nos témoins sur place”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une plus complète compréhension, Frédéric demande l’hypertextualisation et la cartographie automatique des articles. Il pourra ainsi suivre tous les renvois utiles, avoir sous la main les références nécessaires, tirer parti des antécédents éventuels. De quelques articles isolés, il passe à un univers de connaissances permettant de mieux appréhender un problème. L’hypertexte permet de suivre les liens éclatés. La représentation cartographique — petit paysage-de-données à l’intérieur du grand — offre une vision globale synthétique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-384174651637981427?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/384174651637981427/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=384174651637981427&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/384174651637981427'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/384174651637981427'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/recueil-darticles.html' title='Recueil d&apos;articles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4062242141687213186</id><published>2007-02-04T06:52:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T06:55:48.432+01:00</updated><title type='text'>Surveillance sur la circulation des données</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mercredi 30/12/2015, 04:53:42&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Peu d’informations nouvelles sur les quelques affaires qu’il surveille : dans les locaux d’Interpol, à Genève, Frédéric, préfèrant conserver sa soirée de réveillon, est à nouveau de service. Dans deux heures, il pourra aller faire une longue grasse matinée pour se préparer à la fête. La nuit a été calme. Il somnole un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un léger bip l’avertit que quelque chose se passe. Il lève les yeux vers le mur-écran sur lequel il travaille. La fenêtre concernant le dossier “kharamidov” est au premier plan. À l’intérieur, le sous-dossier “sarpedon” est en avant, plus exactement deux sous-ensembles de ce sous-dossier, l’un concerne les sectes, l’autre la pension Peirse. Frédéric ne s’affole pas. À cette heure, certains articles devant être repris pour les quelques éditions papier qui existent encore, de nombreux journalistes envoient leurs articles aux éditions électroniques de leurs journaux. Ayant demandé un service de presse automatique sur les sectes, Frédéric reçoit une avalanche de nouvelles du monde entier. N’y a-t-il pas, au seul Japon, près de deux cent mille sectes ? Dans le monde elles sont innombrables, constituent un des phénomènes majeurs du vingt et unième siècle. Ce n’est pas le problème de Frédéric. Le sien est de surveiller le réseau Sarpedon. Pour l’instant, ce qui lui parvient d’Italie ne crée pas de nouveaux liens directs avec cette supersecte. Après calcul pour intégration dans le paysage-de-données, les fichiers s’enregistrent sans s’afficher. Frédéric pourrait demander l’affichage de n’importe lequel d’entre eux. Il n’en voit pas l’intérêt…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui l’intrigue davantage, c’est la pension Peirse. Face à lui, les données se modifient, signalant la venue d’informations les concernant, la taille de quelques noms change imperceptiblement : Benoît, Braffort, Tsalmuna, Maximoff, sont presque aussi grands que Denys Peirse, Andrés Sanlucar-Carasco ou Alexis Jonak ; David Peirse semble aussi changer de taille… Frédéric demande l’affichage des valeurs : Benoît est passé de dix à vingt-quatre, Braffort de huit à dix-huit, Tsalmuna de trente à quarante-cinq, Maximoff de neuf à vingt-sept, David Peirse de trente et une à cinquante-quatre ; Jonak, Sanlucar et Denys Peirse ont à peine bougé, seulement deux ou trois citations de plus… Pour Frédéric, ces chiffres sont intéressants en eux-mêmes : les pensionnaires disparus de chez Peirse recommencent à faire parler d’eux. Les mouvements affectant légèrement Jonak, Sanlucar et Denys Peirse doivent signaler des allusions au passé faites par quelques journalistes. En tout cas, ça bouge… Aller voir devient nécessaire. Frédéric demande l’affichage des articles concernés. Le paysage-de-données éclate en six fenêtres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4062242141687213186?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4062242141687213186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4062242141687213186&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4062242141687213186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4062242141687213186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/surveillance-sur-la-circulation-des.html' title='Surveillance sur la circulation des données'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6129720104845316214</id><published>2007-02-03T13:58:00.000+01:00</published><updated>2007-02-03T14:00:03.737+01:00</updated><title type='text'>L'océan de Dirac du réseau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 04:19:42&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, prendre en compte ce phénomène est intéressant. il signifie que le réseau, interconnexion universelle, a, de fait, cloisonné la communication. Autrement dit, alors que les possibilités théoriques de rencontres y sont plus ouvertes que n’importe où ailleurs, la communication y serait devenue fermée. Pour exagérer un peu : certains intégrés sont enfermés dans des groupes spécialisés — collectionneurs de timbres ou de masques Aborigènes himalayens… — et n’en sortent pas. L’universalité est devenu un enfermement. D’une certaine façon, tous les intégrés sont devenus des intégristes. Le jeu de mots stimule Blaise Carver. L’explication est là… D’une certaine façon, le réseau ne peut que susciter des sectes ; des espaces clos de croyances. Loin d’être un épiphénomène sur le réseau, elles représentent un paroxysme de la communication. Le paroxysme noir. À la fois symbole et caricature. Pour cette raison, seules les sectes, plus exactement les réseaux de sectes, peuvent faire le lien entre intégrés et désintégrés. Le web a créé son propre démon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée est passionnante. Il y aurait ainsi un envers, un océan de Dirac du réseau où tous les effets s’inverseraient. Ce qui est blanc à l’endroit devient noir à l’envers et réciproquement. Le web a son monde ouvert, généreux, utopiste… D’une certaine façon communautaire, anarchiste, sans chef ni contrôle. Il a aussi son monde fermé, intégriste, dirigiste, hiérarchisé, aliénant… Dire “comme tout” est une remarque superficielle : si la dialectique est une composante du monde, il ne s’agit pas ici d’effets dialectiques — qui supposent un minimum de contact — mais de séparation. Chacun de ces mondes est, sur le même réseau, autonome. Chacun ignore complètement l’autre. Se développe en autarcie avec ses propres règles. Lorsque, en tel ou tel point, ces espaces se rencontrent, ce ne peut être pour communiquer mais pour s’exploiter ou se combattre. Comme dans tout combat, la culture de la certitude est plus efficace que celle du doute. L’homme se nourrit de son potage d’inquiétudes : le monde noir a toutes chances de triompher du monde blanc. Sa vérité balisant ses chemins, armé de ses certitudes absolues, l’intégriste est plus sanguinaire que le démocrate. La faiblesse du réseau est celle des démocraties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise est maintenant bien éveillé. Inutile de lutter. Il regarde à nouveau l’heure : quatre heures quarante-trois. Son cycle est de trois heures. Maintenant il ne s’endormira pas avant six heures ; et ce sera trop tard. Après tout, une nuit blanche ne le tuera pas. Ce ne sera pas la première. Autant se lever, boire un café, noter ce qu’il a en tête avant qu’il ne soit trop tard. De toute façon, l’écriture lui permettra de clarifier tout ça. Les rapports entre communication technique et communication humaine, notamment. Peut-être même ceux entre communication et communion. Blaise aime bien les jeux de mots souvent révélateurs. Il lui apparaît soudain que, pour les sectes, le parangon du réseau doit être la communion universelle. C’est comme un éblouissement : les théories de Sarpedon sur l’unité de l’intellect… Une telle coïncidence ne peut être un hasard ! Et Kharamidov là-dedans ? Comment communiait-il, lui le mystique sûfi, sur le réseau. Quel symbole le web jouait-il dans son univers ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise se prépare un café : va falloir creuser sérieusement tout ça.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6129720104845316214?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6129720104845316214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6129720104845316214&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6129720104845316214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6129720104845316214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/locan-de-dirac-du-rseau.html' title='L&apos;océan de Dirac du réseau'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4451280551130981329</id><published>2007-02-02T09:33:00.000+01:00</published><updated>2007-02-02T09:35:28.915+01:00</updated><title type='text'>Cyberculture</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 04:14:12&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jusque là, Blaise s’était dit que l’explication de la désintégration massive de pays entiers, même d’un continent comme l’Afrique, était le résultat d’un manque d’infrastructures technologiques. C’était peut-être un peu simple. Pourquoi lui, Blaise Carver, se sent-il intégré ? Est-ce vraiment grâce au réseau ? Oui… et non. Oui : par le réseau il participe à la cyberculture, échange avec le monde entier. Non : s’il échange c’est parce que le réseau ne fait qu’amplifier l’extension de sa propre culture. Blaise s’excite, sent qu’il est sur la bonne voie. Si l’Afrique, certaines parties de l’Asie, une bonne part de l’Amérique du Sud et de l’Asie Centrale n’ont pas réussi leur intégration, c’est que le réseau n’a pas homogénéisé les cultures, n’a pas créé une culture nouvelle commune, mais a accru l’extension d’une culture dominante. S’agit pas de nier le rôle des infrastructures, simplement de le relativiser. Autrement dit l’intégration fonctionne par une non-différenciation active : je suis intégré parce que je me reconnais dans la culture dominante. Or cette culture économiquement et techniquement dominante est loin d’être la plus répandue : elle n’est ni celle de l’enfant noir du Bronx, ni celle du petit Kazakh dans son village de la steppe. D’où deux choix : ou s’intégrer, donc d’une certaine façon se renier, ou ne pas s’intégrer, donc s’exclure avec toutes les conséquences. Jusque là, rien de bien nouveau par rapport à sa thèse. Ce qui change, n’est qu’une relativisation du technico-économique. Bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça ne suffit pas à régler sa question initiale. Blaise se retourne encore sur ses couvertures… En fait, continuer à réfléchir en terme de culture est plus éclairant. Son erreur, est de n’avoir pas repensé le concept de cyberculture. Il n’y a pas de cyberculture. Il y a une manifestation mondialisée de la culture. Plus exactement, il y a une manifestation mondialisée de cultures, une technologisation mondialisée des cultures. C’est très différent. Lui, par exemple, il ne regarde jamais certaines chaînes spécialisées dans les feuilletons d’amour, pas plus qu’il ne participe aux groupes de discussion sur la pêche à la ligne. Il faudrait savoir, si ces cultures sont étanches. Le réseau aurait-il créé des sous-réseaux parallèles ? Le réseau est un tout, le web. Ce point ne fait aucun doute… Mais dans cet espace unique, se sont mis en place des sous-espaces. En fait, ce qui se passe est une résultante du choix de la thématisation. Sur le réseau coexistent des quantités d’espaces thématiques différents. Rien ne dit qu’ils se rencontrent. L’espace des banquiers n’est pas celui des chasseurs de lions. L’espace des sectes n’est pas celui des scientifiques. Il y a fort à parier que les deux ne se rejoignent que très rarement. Et encore, du fait d’individus atypiques. Facile à vérifier. Suffit de faire analyser sur une période de temps assez longue les connexions à divers serveurs ciblés. Ça ne prendra pas beaucoup de temps. Blaise se promet de vérifier ça dès l’aube.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4451280551130981329?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4451280551130981329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4451280551130981329&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4451280551130981329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4451280551130981329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/cyberculture.html' title='Cyberculture'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-7926207699971937728</id><published>2007-02-01T09:35:00.000+01:00</published><updated>2007-02-01T09:37:40.744+01:00</updated><title type='text'>Blaise Carver et Sarpedon</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 04:10:16&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sarpedon l’inquiète… Sarpedon l’inquiète vraiment… et Sarpedon l’intrigue, lui donne à penser. Que les sectes aient connu une extension parallèle à celle du réseau oblige à réfléchir. Que l’apparition de phénomènes millénaristes apocalyptiques ne se soit pas calmée avec la fin du deuxième millénaire n’est pas rationnel. Qu’est-ce qui peut justifier un tel phénomène ? La paupérisation absolue des désintégrés serait une explication plausible si les sectes ne recrutaient que parmi eux. Or, tout ce que Blaise, Joseph, Jeff et Irina ont pu découvrir montre que si les désintégrés constituent la masse des troupes, il semble bien que nombre d’intégrés sont aussi attirés par elles. Les sectes sont devenues des phénomènes religieux de première importance. Religions noires, mais religions… De plus, il ne faut pas oublier qu’avec leurs moyens ces sectes ont pu se constituer en réseau, créer une forme parallèle d’intégration. Mais dans le réseau il n’y a pas de parallèles. Faudrait noter ça… Éveiller davantage ses muscles, bouger, entrer cette idée dans le gestionnaire d’idées de sa thèse. C’est un peu tôt, mieux vaut peut-être réfléchir encore. Blaise referme les yeux. Dans le réseau pas de parallèles : tous les points peuvent, à tous moments, être rejoints de n’importe où. Tout est accessible à tous. Le réseau ne peut être qu’un instrument d’intégration sociale. Du moins pour ceux qui y ont accès. En tout cas, c’est une des affirmations de sa thèse. Une cyberculture universelle assurant une parfaite intercompréhension. Pourtant, quelque chose cloche ! Comment se fait-il que, sur ce terrain unificateur se développent des sectes qui, par nature isolationnistes, délitent le lien social ? Blaise est maintenant persuadé que cette contradiction est insupportable. Ou il trouve une explication cohérente avec son approche, ou tout est foutu en l’air. Maintenant qu’il pensait arriver au bout, ce n’est pas le moment. Ce serait vraiment chiant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais non. Une telle éventualité est impossible. Son travail tient debout. Blaise n’a pas pu se tromper à ce point. En fait, il suffit de réfléchir, trouver l’erreur. Blaise Carver ouvre les yeux, se retourne sur son lit, regarde l’affichage digital des heures : quatre heures vingt-deux… Ferait mieux de dormir. Serait certainement plus en état de réfléchir par la suite. Penser à autre chose ! À des choses sans importance : la soirée de réveillon à venir, ses projets de vacances avec Laurence, la couleur de la robe qu’elle portait à leur dernière rencontre… Rien n’y fait… Le cerveau est une foutue machine autonome qui ne se contrôle pas elle-même. Il revient inévitablement à son problème… Suffit de le poser avec clarté : l’axiome de base est que le réseau est un système intégrateur. Or il engendre des phénomènes de désintégration. S’agit de les répertorier. Qu’est-ce qui, dans le réseau est susceptible d’accroître l’émiettement social ? Quel est le comportement d’un usager moyen ? Comment lui, Blaise Carver, use-t-il du réseau, en quoi celui-ci l’intègre-t-il à une culture mondialisée ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-7926207699971937728?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/7926207699971937728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=7926207699971937728&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7926207699971937728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7926207699971937728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/02/blaise-carver-et-sarpedon.html' title='Blaise Carver et Sarpedon'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1694002840426684476</id><published>2007-01-31T12:01:00.000+01:00</published><updated>2007-01-31T12:03:54.278+01:00</updated><title type='text'>Insomnie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mercredi 30/12/95, 03:60:36&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Blaise Carver a essayé de s’endormir… Il n’y est pas parvenu. Il a eu beau tourner, retourner dans son lit, rien n’y a fait. L’affaire Kharamidov commence à l’inquiéter. Ce pari fait, à l’origine avec Laurence comme un jeu anodin, prend des proportions extravagantes. Il croyait que ce serait un crime relativement ordinaire, qu’il suffirait de fouiller un peu dans le passé de la victime, d’examiner sa vie, ses relations, de subtiliser quelques informations à la justice locale… Ça aurait dû suffire. Non, il a pénétré dans un imbroglio invraisemblable qui l’entraîne farfouiller dans les coins les plus mystérieux du réseau. Un vrai roman d’aventures…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise ouvre les yeux. Dans l’espoir de se fatiguer pour s’endormir enfin, il se force à regarder fixement le minuscule trait de lueur qui souligne le haut de sa fenêtre. Il abandonne vite. Il est dans cet état épuisant où le corps réclame du sommeil alors que l’intellect s’y refuse. Trop fatigué pour se lever, se mettre réellement au travail, son crâne n’en est pas moins en ébullition. Il lui semble n’être qu’un cerveau. Il a chaud. Pour se rafraîchir, il s’allonge, nu, sur ses couvertures. En vain. Il essaie de se concentrer sur les quelques techniques de relaxation apprises autrefois : ne penser qu’à ses muscles ; les recenser les uns après les autres en s’efforçant de les détendre ; sentir le poids de chacun d’entre eux ; relâcher la mâchoire inférieure… Tout cela l’absorbe quelques secondes mais, quand il croit enfin avoir réussi à faire le vide, le seul fait d’en prendre conscience rameute la horde de réflexions qui le harcèlent. Il recommence à réfléchir. En même temps, il sait, d’une certitude douloureuse, qu’il ne va plus dormir et s’inquiète, pour le jour à venir, de son futur état de fatigue. Le stress augmente l’excitation. Les pensées reprennent le dessus. Cycle infernal qui se trahit dans la métaphore de son propre retournement sur le lit. Il n’a pas vraiment conscience du temps, ignore s’il est deux heures ou cinq heures du matin, s’il vient de passer dix ou cinquante minutes. Dans l’intensité souffrante de sa pensée, il vit un écrasement du temps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1694002840426684476?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1694002840426684476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1694002840426684476&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1694002840426684476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1694002840426684476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/insomnie.html' title='Insomnie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4396384008976140263</id><published>2007-01-30T15:15:00.000+01:00</published><updated>2007-01-30T15:16:42.887+01:00</updated><title type='text'>L'âge idéal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;New Orleans, mardi 29/12/2015, 22:00:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Rodney Stag marque un temps de silence comme s’il réfléchissait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi Potseikin vous a-t-il dit de m’appeler ?&lt;br /&gt;- Il m’a dit que vous étiez le seul à pouvoir m’aider, répond Brooks. Je suis inquiet, j’ai l’impression que Bart, mon fils, est en train d’être hypnotisé par une secte… Il a quinze ans.&lt;br /&gt;- Le bon âge, dit Stag. Ils sont influençables, crédules, se posent des questions sur le sens de la vie, des proies idéales. Comment ça se passe ?&lt;br /&gt;- C’est pas très précis, mais je crois qu’ils agissent sur lui par l’intermédiaire du réseau.&lt;br /&gt;- Classique. Un de leurs instruments. Pour eux, tout est utile. Ça peut passer par le réseau, par la drogue, par un club de jeune, par des voyages organisés, par des clubs d’échange… Si vous saviez ! Il y a maintenant quatre ans que je m’occupe d’eux. Je suis affolé de leur influence, de leur pouvoir. Ils agissent avec une habileté remarquable, toujours au bord de la légalité. Ils ne franchissent que rarement la frontière et, quand ils le font, ils utilisent des paumés qu’ils manipulent. Avec les désintégrés, ils ne manquent pas de personnel… Ils auraient tort de s’en priver.&lt;br /&gt;- Pouvez-vous m’aider ?&lt;br /&gt;- Brooks… Vous vous appelez Brooks, n’est-ce pas… J’aimerais pouvoir vous dire oui et tirer votre fils de là. Pour moi, ça fait quatre ans que j’essaie de récupérer mes filles. En vain. Ce qui manque, ce sont des preuves. J’accumule patiemment tous les témoignages ; pour les empêcher de dormir en paix, j’ai fondé mon webzine Internav : ce sont eux qui me font des procès en diffamation… et qui les gagnent. La bataille, la guerre plutôt — c’est une guerre — sera longue, nous devrons être tous solidaires. Mais ce sera difficile. Pour votre fils, je n’ai pas de recette miracle. Privez-le de réseau !&lt;br /&gt;- Vous savez bien que c’est impossible.&lt;br /&gt;- D’où leur force. Trouvez un moyen pour le désintoxiquer, un prétexte, emmenez-le un mois faire des randonnées en montagne, à la pêche à la truite, discutez avec lui, essayez de le convaincre tant qu’il n’est pas trop tard. Notre association a un club de jeunes qui les envoie pendant un mois faire des camps en pleine nature, loin des réseaux et des lieux habituels de rencontre… Vous devriez l’y envoyer.&lt;br /&gt;- Il n’y a pas d’autre moyen ?&lt;br /&gt;- Dans l’immédiat, non, pas vraiment. J’ai recensé des dizaines de cas comme le vôtre, mais je n’ai jamais rien pu prouver de suffisamment précis pour atteindre le centre de la tumeur… Je n’ai qu’un petit espoir, un tout petit… Avez-vous entendu parler de Kharamidov ?”&lt;br /&gt;- Le webartiste ? Comme tout le monde.&lt;br /&gt;- Je crois qu’ils ont commis là leur première erreur. Sans prendre beaucoup de risques, je peux vous dire qu’Interpol soupçonne un lien entre son assassinat et quelques unes de ces sectes. Pour l’instant je ne peux pas en dire plus mais, en tout cas, c’est une bonne piste, sérieuse… La police est très discrète là-dessus, mais je crois qu’elle tient un bon fil. Pour tout dévider, il faut le tirer doucement, en prenant garde de le casser. C’est en cours. C’est peut-être un espoir.&lt;br /&gt;- Vous le croyez vraiment ?&lt;br /&gt;- Je l’espère sincèrement. Désolé, mais je ne peux pas plus. Vous avez quand même bien fait de vous adresser à moi. Il faut qu’on reste en contact. Voici l’adresse de notre association. On peut vous aider, mais ce sera avec discrétion. Appelez ce numéro et demandez Bill de la part de John. C’est un informaticien génial, il viendra voir chez vous ce qu’il peut faire. Il trouvera un prétexte… En tout cas, personne ne doit savoir que vous m’avez rencontré, ce serait trop dangereux pour vous, votre famille… Vous avez d’autres enfants ?&lt;br /&gt;- Oui, deux, répond Brooks.&lt;br /&gt;- Raison de plus. On ne se connaît pas, on s’est jamais vu… Donnez-moi un nom de guerre… N’importe lequel.&lt;br /&gt;- Je sais pas… J’ai pas d’idée.&lt;br /&gt;- Est-ce que Tibor vous convient ?&lt;br /&gt;- Pourquoi pas ?.&lt;br /&gt;- Méfiez-vous du réseau, si vous nous contactez, dites que vous êtes Tibor. Nous allons voir de près comment nous pouvons nous pourrions nous entraider… D’accord ?&lt;br /&gt;- OK !&lt;br /&gt;- Bon, je vous ramène.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4396384008976140263?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4396384008976140263/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4396384008976140263&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4396384008976140263'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4396384008976140263'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/lge-idal.html' title='L&apos;âge idéal'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2886884739394815851</id><published>2007-01-29T14:13:00.000+01:00</published><updated>2007-01-29T14:18:45.668+01:00</updated><title type='text'>Au Taco Bell</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;New Orleans, mardi 29/12/2015, 21:23:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Brooks avait appelé sans tarder. La personne au bout du fil, avait interdit la visiophonie et dès qu’il avait dit téléphoner de la part du lieutenant Potseikin, son interlocuteur l’avait interrompu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé, Monsieur Brooks, je ne veux pas vous parler au téléphone. Donnez-moi votre numéro, je vous rappelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stag l’avait rappelé à son bureau en début d’après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Brooks, Stag… Si vous voulez me voir, rendez-vous ce soir, 21 heures 30 au Taco Bell du South Drive Mall de New-Orleans.&lt;br /&gt;- Je vous reconnaîtrai comment ?&lt;br /&gt;- Passez en mode visiophonie, je vous reconnaîtrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks s’était exécuté. Puis il avait imaginé un prétexte quelconque — une usine de son groupe alimentaire à visiter — avait visiophoné à Sue qu’il était désolé mais qu’il devait prendre la route immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks marche maintenant dans le mall, cherche la cloche jaune qui sert d’enseignes aux Taco Bell. Autour de lui, la plupart des boutiques ont déjà fermé leur rideau, seules restent ouvertes quelques enseignes de restauration populaire et deux ou trois de ces supermarchés défraîchis où rôdent les groupes glauques de désintégrés. Deux gardes tenant en laisse un pitbull patrouillent au milieu des papiers gras et autres détritus débordant des corbeilles à papier. Sur des bancs de bois autrefois vernis, des silhouettes sales dorment çà et là. Un homme ivre titube en travers de l’allée. Dans un renfoncement, un groupe de jeunes, hirsutes, en haillons, écoute une archaïque radio à piles. Brooks est mal à l’aise. Il n’a pas l’habitude de traîner dans des endroits pareils. Avec son costume, sa cravate, il se sent étranger, déplacé, presque coupable… un peu inquiet aussi. Il regrette presque d’être venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive au Taco Bell, s’installe à une table d’une propreté douteuse, commande au serveur un taco chili et un verre de bière, regarde autour de lui. La salle ouverte sur l’allée centrale est presque déserte. Les deux serveurs font étalage de leur nonchalance. Brooks se demande si Stag est bien là, s’il ne s’est pas trompé, s’il a bien compris ce qui lui a été dit au téléphone. Leur conversation a été si brève, pourvu qu’il ne se soit pas trompé ! Un homme d’une quarantaine d’années entre dans la salle, regarde autour de lui comme s’il cherchait quelqu’un, va au bar prendre un verre de Coca-Cola. Brooks se demande s’il s’agit de Stag mais l’homme s’en va avec son verre de carton. Dans un coin de la salle, un autre homme, la cinquantaine, mal fagoté dans une veste de nylon bleu matelassé, ventre débordant boudiné dans une chemise peut-être blanche, pantalon de couleur indéfinissable, cheveux blancs clairsemés aplatis sur une tête sphérique, semble somnoler devant une assiette de carton vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;New Orleans, mardi 29/12/2015, 21:43:48&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks attend…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À vingt et une heures quarante-cinq, il regarde encore autour de lui, se demande s’il ne devrait pas partir, s’oblige à attendre jusqu’à vingt-deux heures. Comme rien ne se passe, il se décide, se lève, paie sa consommation avec sa smart card, s’en va. L’homme qui semblait dormir se lève aussi, le suit, l’aborde dans l’allée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as pas un dollar ?&lt;br /&gt;- Désolé, je n’ai jamais de liquide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme le regarde fixement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stag. Je suis Rodney Stag. Suivez-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rodney Stag sort du mall par une des portes latérales, se dirige vers une bagnole hors d’âge garée près de la sortie, s’y installe. Brooks le suit, monte à côté de lui. Ils démarrent, roulent un moment sans parler. En pleine campagne, Rodney Stag s’engage dans un sentier qui entre dans une forêt, se gare, coupe son moteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé, mais on n’est jamais trop prudent.&lt;br /&gt;- De quoi avez-vous peur ? demande Brooks.&lt;br /&gt;- Vous ne savez pas de quoi ils sont capables ! Si vous saviez le nombre de menaces que j’ai reçues, le nombre de fois où ils ont cambriolé mes appartements, cassé mes voitures… J’ai même été tabassé.&lt;br /&gt;- Vous n’avez pas porté plainte ?&lt;br /&gt;- Bien sûr que si, mais contre qui ? Contre les jeunes désintégrés qui m’ont agressé à la sortie de chez moi et qui ont disparu, contre les petits dealers qui sont venus me cambrioler ?… ou les mineurs drogués, trop jeunes pour être mis en taule, qui me piquent ma bagnole ?… Que des comparses, des gamins manipulés. Les autres sont invisibles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2886884739394815851?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2886884739394815851/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2886884739394815851&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2886884739394815851'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2886884739394815851'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/au-taco-belle.html' title='Au Taco Bell'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-7499752727471753992</id><published>2007-01-23T06:34:00.000+01:00</published><updated>2007-01-23T06:37:26.682+01:00</updated><title type='text'>Rendez-vous</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;New Orleans, mardi 29/12/2015, 21:23:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Brooks avait appelé sans tarder. La personne au bout du fil, avait interdit la visiophonie et dès qu’il avait dit téléphoner de la part du lieutenant Potseikin, son interlocuteur l’avait interrompu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé, Monsieur Brooks, je ne veux pas vous parler au téléphone. Donnez-moi votre numéro, je vous rappelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stag l’avait rappelé à son bureau en début d’après-midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Brooks, Stag… Si vous voulez me voir, rendez-vous ce soir, 21 heures 30 au Taco Bell du South Drive Mall de New-Orleans.&lt;br /&gt;- Je vous reconnaîtrai comment ?&lt;br /&gt;- Passez en mode visiophonie, je vous reconnaîtrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks s’était exécuté. Puis il avait imaginé un prétexte quelconque — une usine de son groupe alimentaire à visiter — avait visiophoné à Sue qu’il était désolé mais qu’il devait prendre la route immédiatement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks marche maintenant dans le mall, cherche la cloche jaune qui sert d’enseignes aux Taco Bell. Autour de lui, la plupart des boutiques ont déjà fermé leur rideau, seules restent ouvertes quelques enseignes de restauration populaire et deux ou trois de ces supermarchés défraîchis où rôdent les groupes glauques de désintégrés. Deux gardes tenant en laisse un pitbull patrouillent au milieu des papiers gras et autres détritus débordant des corbeilles à papier. Sur des bancs de bois autrefois vernis, des silhouettes sales dorment çà et là. Un homme ivre titube en travers de l’allée. Dans un renfoncement, un groupe de jeunes, hirsutes, en haillons, écoute une archaïque radio à piles. Brooks est mal à l’aise. Il n’a pas l’habitude de traîner dans des endroits pareils. Avec son costume, sa cravate, il se sent étranger, déplacé, presque coupable… un peu inquiet aussi. Il regrette presque d’être venu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrive au Taco Bell, s’installe à une table d’une propreté douteuse, commande au serveur un taco chili et un verre de bière, regarde autour de lui. La salle ouverte sur l’allée centrale est presque déserte. Les deux serveurs font étalage de leur nonchalance. Brooks se demande si Stag est bien là, s’il ne s’est pas trompé, s’il a bien compris ce qui lui a été dit au téléphone. Leur conversation a été si brève, pourvu qu’il ne se soit pas trompé ! Un homme d’une quarantaine d’années entre dans la salle, regarde autour de lui comme s’il cherchait quelqu’un, va au bar prendre un verre de Coca-Cola. Brooks se demande s’il s’agit de Stag mais l’homme s’en va avec son verre de carton. Dans un coin de la salle, un autre homme, la cinquantaine, mal fagoté dans une veste de nylon bleu matelassé, ventre débordant boudiné dans une chemise peut-être blanche, pantalon de couleur indéfinissable, cheveux blancs clairsemés aplatis sur une tête sphérique, semble somnoler devant une assiette de carton vide.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-7499752727471753992?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/7499752727471753992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=7499752727471753992&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7499752727471753992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/7499752727471753992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/rendez-vous.html' title='Rendez-vous'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6327757379505826588</id><published>2007-01-22T06:16:00.000+01:00</published><updated>2007-01-22T06:18:38.404+01:00</updated><title type='text'>Mise en relations</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;New Orleans, mardi 29/12/2015, 21:23:55&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À cette heure-ci de la journée, le mall de New Orleans South Drive est plutôt sinistre. Il y a bien longtemps que Brooks Thornton n’a pas fréquenté de tels lieux. Depuis l’explosion du cybermarket, peu de gens éprouvent en effet le besoin de se rendre dans ces anciens temples du commerce qui, peu à peu, sont abandonnés aux populations incertaines des désintégrés qui y mènent leurs trafics. S’il n’avait pas eu, en début de matinée, l’appel de son ami le shérif Sheridan, Brooks n’aurait jamais fait quatre centS kilomètres pour venir errer dans un lieu aussi improbable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de leur discussion avec le révérend Bartley au sujet du comportement de Bart, Sheridan avait été formidable. Il avait tout de suite contacté un copain de la CIA, le lieutenant Potseikin pour lui faire part des craintes de Brooks. Potseikin avait été formel : ce n’était pas le premier cas de ce genre qui était signalé à la police. Elle restait impuissante… Tous les cas dont elle avait eu connaissance étaient vagues, ne reposaient que sur des comportements ou des suppositions insuffisantes pour mener une action en justice. Jamais une plainte n’avait pu réellement aboutir, jamais la police n’avait pu obtenir le moindre mandat pour entamer une enquête sérieuse. Il y avait sûrement quelque chose: trop de personnes habitant dans des lieux dispersés et ne se connaissaient pas avaient signalé avec inquiétude les changements de comportement d’un parent qui, peu à peu, s’enfermait dans une solitude mystique étrange et, pour un grand nombre, finissaient par adhérer à une secte ou disparaître. Mais rien de concret. La police ne pouvait tout de même pas empêcher les gens qui le désiraient d’adhérer à telle ou telle croyance et d’y consacrer leur vie. Potseikin était désolé, mais ne voyait pas comment il pouvait officiellement aider Sheridan. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était lui donner un conseil et un numéro de téléphone. Le conseil: agir de façon non-officielle; le numéro de téléphone: celui d’un nommé Rodney Stag, journaliste au webzine Internav. Stag s’était spécialisé dans la lutte contre les sectes depuis que, il y avait maintenant quatre ans, sa femme s’était enfuie avec ses deux filles de quatorze et seize ans pour les entraîner avec elle dans une communauté religieuse. Rodney Stag était la personne la mieux renseignée sur ce domaine, la seule à pouvoir donner des informations pratiques et fiables. Sheridan avait aussitôt communiqué à Brooks ce numéro de téléphone.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6327757379505826588?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6327757379505826588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6327757379505826588&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6327757379505826588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6327757379505826588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/mise-en-relations.html' title='Mise en relations'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-2660461623128086084</id><published>2007-01-21T07:38:00.000+01:00</published><updated>2007-01-21T07:40:35.768+01:00</updated><title type='text'>Interrogations</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lyon, mardi 29/12/2015, 03:55:32&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Depuis qu’il a lu ce testament, Sidney-Alcathe est profondément troublé. Il n’a pas pu dormir la veille, et ne peut encore trouver le sommeil. S’il entend bien les mots, il n’en comprend pas les intentions. Pourquoi l’Ouzbek, s’il l’aimait autant qu’il l’affirme, l’a-t-il laissé croupir si longuement dans la misère? Pourquoi attendre de disparaître pour lui annoncer son amour? Est-ce lui, Sidney, qui n’a pas su le comprendre, répondre à ses attentes? Sans le voir, il regarde par la fenêtre défiler la monotonie blanche du paysage. Le bruit, le mouvement du train créent un monde d’artifice qui l’isole du monde réel. Livré à l’intensité de sa réflexion, il lui semble vivre un intense moment d’irréel où temps et espace sont suspendus. Son crâne est une ruche bourdonnant de questions. Il essaie de revoir leurs moments de vie commune, de se remémorer leurs échanges. Mais à part des souvenirs de bonheur et de jouissance, rien ne l’a particulièrement marqué. Était-il si aveugle? Lui a-t-il donc fallu la rencontre avec Boèce de Dacie pour lui ouvrir les yeux? Quelle part involontaire a-t-il pris à la mort de l’Ouzbek en lui offrant la broche? Chaque être est-il donc prisonnier d’un destin sur lequel il n’a pas de prise? Comment peut-il choisir? Et quoi ? Décider, pour une fois, décider maintenant qu’il en a les moyens réels… À quoi le destin joue-t-il avec lui ?…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sidney-Alcathe éprouve le besoin de marcher, il sort de son compartiment, parcourt le long couloir dont toutes les portes sont closes. Devant et derrière ont la même irréalité, sa marche n’a aucun sens. Pourtant il ne peut rester immobile. Coupé de l’autre monde dont il n’entrevoit, dans l’opacité des fenêtres, que la blancheur uniformisée par la vitesse, il est seul dans un monde vierge. Le réel, si proche, reste pourtant inaccessible… Il ferme les yeux, s’adosse à la cloison, se laisse porter par le flottement de ses sens. Puis, comme s’il voulait précéder la vitesse, mais sans savoir pourquoi, part sur sa droite, direction de l’avancée du train. Il parcourt un wagon, deux… trois… Entrant dans le quatrième wagon, il perçoit devant lui un autre bruit de portes, comme si quelqu’un d’autre le précédait, essayait de le fuir… Il presse le pas: le train lui semble interminable. Lorsqu’il atteint le dernier wagon, la part terminale du dernier wagon, personne… Il hésite un moment. Se demande s’il a été le jouet d’une hallucination, remarque la lumière qui filtre sous la porte des toilettes. Il feint alors de s’en aller, fait en sorte que le bruit de la porte qui se referme derrière lui soit bien audible, s’assoit au milieu du couloir. Attend…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne sait trop ce qu’il attend… Peut-être un signe dans l’écoulement monotone du mouvement du train. Peut-être une lueur qui l’éclairerait sur lui-même. Peut-être rien… Au bout d’un quart d’heure environ, Sidney-Alcathe entend s’ouvrir la porte des toilettes. Assis sur le sol du couloir, il n’est pas visible de l’autre côté de la porte vitrée, il se tasse sur lui-même. Des pas s’approchent: la porte s’ouvre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un adolescent pénètre dans le couloir…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-2660461623128086084?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/2660461623128086084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=2660461623128086084&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2660461623128086084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/2660461623128086084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/interrogations.html' title='Interrogations'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-6007982052739567017</id><published>2007-01-20T12:15:00.000+01:00</published><updated>2007-01-20T12:19:16.711+01:00</updated><title type='text'>Adieux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lyon, mardi 29/12/2015, 03:37:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La lettre de Kharamidov à Sydney continuait ainsi:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta vie t’a amené à triompher de nombreuses épreuves et je ne suis pas loin de croire que tu es près de Dieu. J’ai reconnu en toi une soif d’absolu qui ne peut que t’amener au bord de la souffrance. L’absolu n’a ni équateur ni pôle, ni nord, ni sud, ni haut, ni bas. C’est ta force et ta limite… Méfie-toi des fausses doctrines, des fausses religions qui ne pourront manquer de chercher à te séduire. Dans ma recherche de l’Amour de l’Unique, j’ai dû combattre d’étranges sectes, disputer contre d’affreuses hérésies qui, sous couvert d’Unité, professant l’abolition de l’Être dans le collectif, nient l’épiphanie de la création. Une d’entre elles notamment que j’ai rencontré au cours de mes créations et dont — je prie que ce soit à ton insu — tu as été le messager… Je veux parler de Sarpedon et de ses quatre créatures: Théïa, Hypérion, Cronos et Rhéa. Ces sectes sont un danger pour ton âme; pour cela elles sont mes ennemies. Je sais que, dans le monde où tu vis, elles te trouveront: il ne peut en être autrement; je sais qu’elles te séduiront, car tu as besoin d’amour: elles seront ta tentation. Si tu lis cette lettre, tu seras seul devant leurs séductions. Un de mes amis peut t’aider si tu le désires, il s’appelle Léon Redor. Il habite Avon, une petite ville au sud de Paris. Au besoin, tu sauras le trouver. Que Dieu t’éclaire: j’ai tant besoin de toi pour que tu me trahisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’être pendu, mon vieux Maître Machrab chanta ce poème que je te donne comme viatique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Je suis venu au monde, par ignorance me suis noyé dans sa vase. Aucun secours en vue, j’ai crié… J’ai compris que ses ennemis étaient le corps et l’intelligence, dans leurs yeux j’ai tiré les flèches du refus… Mystique, je me couvris de glace dans les mosquées; dans les tripots, je brûlai… Ô mystique, je t’abandonne la prière; je choisis la bouteille de vin et, pour une seule, donnerais mille chapelets… Alors que, dans le temps d’une seule de ses rotations, ma gloire se levait sur l’univers, j’ai traversé les deux mondes, bu le vin de l’Unité servi par le plus parfait des garçons, puis aussitôt posé ma tête sur la potence… Amants, n’accusez pas Machrab d’insignifiance, il reconnut toutes les voies de la souffrance.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu comprends le sens profond de ce poème, je n’aurai pas perdu ma vie car j’aurai au moins gagné une âme pour Son paradis. Par delà l’espace de la vie et la mort, je continuerai à t’aimer en Lui : “Ta place, dans mon cœur, c’est mon cœur tout entier, rien d’autre que Toi n’y a de place… Quand j’essaye de cacher qui j’aime, mon subconscient le manifeste par les larmes que je cachais”…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa grâce soit sur toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Khamid Khan Kharamidov”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-6007982052739567017?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/6007982052739567017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=6007982052739567017&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6007982052739567017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/6007982052739567017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/adieux.html' title='Adieux'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1715176671413137798</id><published>2007-01-19T07:13:00.000+01:00</published><updated>2007-01-19T07:18:32.615+01:00</updated><title type='text'>Un testament</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lyon, mardi 29/12/2015, 03:37:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L’express de nuit a quitté Paris à deux heures dix-neuf. Il vient de traverser Lyon. Dans son compartiment de wagon-lit, Sidney-Alcathe ne parvient pas à trouver le sommeil. Trop d’événements, en si peu de temps, bouleversent sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La longue lettre de l’Ouzbek était un testament:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Sidney, mon Sidney,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tu recevras cette lettre, je ne serai plus de ce monde. Sinon tu ne l’aurais jamais reçue… Elle te sera remise par un ami qui dirige la galerie Mondart, 8 rue de Birague à Paris, dans l’espace sécurisé du quartier touristique de la place des Vosges. Il s’appelle Marc. Tu le connais. Nous sommes allés une fois ensemble le voir alors qu’il exposait une de mes œuvres. Il te connaît donc aussi. Je l’ai chargé d’être mon exécuteur testamentaire. Depuis que je t’ai rencontré, sans que tu le saches, j’ai ouvert à ton nom un compte bancaire. Ce compte est suffisamment approvisionné pour que tu puisses vivre confortablement quelques dizaines d’années. Dès que tu auras mon testament, va trouver Marc, il te remettra une smart card et te donnera toutes les informations nécessaires pour que tu puisses désormais profiter ou non — comme tu l’entendras — de cette petite fortune. Pourquoi agir ainsi ? Tu le comprendras toi-même par la suite. Moi vivant, tu n’avais pas besoin de cet argent. Mon absence — mais peut-être est-ce une faiblesse — ne l’interdit plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que tu ne me condamnes pas sans savoir, je te dois des explications. Une des sourates du Coran, Livre sacré de ma religion dit: “De quelque côté que vous vous tourniez, là est la face de Dieu.” Ailleurs encore, parlant des justes il est écrit : “Ils ne craindront pas le reproche de celui qui blâme…”. Ce qui peut te paraître étrange et incompréhensible ne l’est pas pour celui qui est dans la recherche de la Voie. Or il y a plusieurs voies et Dieu choisit celle qui convient à chacune de ses créatures. Depuis mon adolescence, depuis que j’ai, à treize ans, rencontré à Boukhara le shaykh Al-Ashall al-Qabâ’ilî, j’ai adopté les principes sacrés du sûfisme, cherché à me conformer aux enseignements de ses maîtres. Le shaykh de mon shaykh, notre vrai Maître est un sage sûfi qui enseigna dans mon pays il y a cinq cents ans: le grand Maître et poète Machrab. Il nous enseigne que Dieu est conducteur de nos destinées, que, pourvu qu’ils soient vécu dans l’Amour et l’acceptation, tous les instants sont bons à vivre. Médite cette anecdote: “un jour, Machrab arriva à Khodjand. Prévenus de son arrivée, connaissant sa réputation de sainteté, tous les habitants de la ville voulurent le voir. Ils le trouvèrent dans une fumerie d’opium : c’était un grand mendiant au visage rougeaud, aux yeux écarquillés d’opiomane, aux cheveux longs et hirsutes, accompagné d’un chien portant un collier d’or.” Peu soucieux de sa réputation terrestre, c’est dans l’Amour qu’il se noyait. Ainsi, chacun doit suivre sa destinée : il n’est pas bon que l’homme intervienne dans les desseins de Dieu. “Si je ne trouvais pas d’aboutissement à l’amour, c’est dans le feu de l’enfer que je chercherais un lieu de repos” a dit aussi Dhûl-l-Nûn al-Misrî. Ma vie a été vouée à l’Amour ainsi qu’à la beauté qui magnifie la création divine : “Nous sommes les épicuriens, les amants, les incendiaires du monde, ceux qui déchirent leurs vêtements et si nous vivons dans un monde de tristesse, quel besoin avons-nous de nous préoccuper de lui…” dit Alisher Navoï, un autre de mes maîtres. J’ai cherché la beauté à travers toutes les créatures — Ô Dieu, quelle beauté tu as créée ! Si j’ai préféré les jeunes hommes, c’est parce que Dieu l’a voulu ainsi. Dieu est en tout homme, comme le dit Husayn Mansûr Hallâj qui, pour cela, fut lui aussi pendu. Je T’ai cherché dans leur beauté… Jamais je n’ai péché contre l’Amour. L’argent que j’ai gagné ne vient que de l’exaltation de Sa beauté. Je t’ai aimé. Je t’aimerai toujours. Pourtant cet amour n’est pas en soi suffisant pour que, de mon vivant, j’intervienne dans cette vie qui t’a été accordée. Comme Machrab qui atteignit à la sainteté par l’acceptation de sa déchéance, ta voie est dans la construction de toi-même au travers des épreuves qui te sont envoyées : “Tu ne seras pas aidé parce que tu Le recherches, mais parce qu’Il te donne”. Pas de convenances, les conventions terrestres ne sont rien au regard de Dieu dont les Lois sont plus exigeantes. Pour cela, et quoi qu’il m’en coûte, je me suis toujours interdit de changer la trajectoire de ta vie. Ce que j’ai essayé de te donner c’est mon amour, mon besoin d’Amour sous ma soif de beauté. En cela je me suis comporté avec toi comme un maître m’efforçant de te laisser libre sous ma guidance. Tout autre comportement aurait été un aveu d’incroyance. Si j’ai réussi, alors peut-être Dieu m’en donnera-t-Il quittance. Sinon, qu’Il me pardonne d’avoir échoué car j’ai fait de ma vie Sa quête.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1715176671413137798?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1715176671413137798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1715176671413137798&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1715176671413137798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1715176671413137798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/un-testament.html' title='Un testament'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-3133368669549998477</id><published>2007-01-18T09:21:00.000+01:00</published><updated>2007-01-18T09:23:24.462+01:00</updated><title type='text'>Fichage de la population</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, mercredi 30/12/2015, 13:31:10&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sarpedon utilisait le réseau comme un immense système de manipulation, à la fois interne et externe. En interne, dans ses centres, chaque adepte voyait ses mouvements contrôlés par divers logiciels. Soit dans ses déplacements par des capteurs à infrarouges, soit dans ses actions sur le réseau par des logiciels de contrôle spécifiques. En externe, toute personne ayant une valeur supérieure à zéro dans le classement des adeptes était, d’une façon ou d’une autre en contact avec la secte. Elle subissait, peut-être à son insu, des influences ; elle était repérée, contrôlée, ses comportements analysés. Irina a ainsi fait l’hypothèse que la valeur “000000” désignait ceux dont Sarpedon devait se méfier. Non seulement Sarpedon se livrait à un immense fichage de la population mondiale mais, de plus, à travers son usage du réseau, la secte tentait d’influencer les esprits. Enfin, elle dressait des listes de personnes à abattre. Examinant tout cela de plus près, Irina Karaminskaïa avait compris que Sarpedon disposait d’un certain nombre de points de contacts anodins où des personnes de bonne foi pouvaient, sans le savoir, venir au contact de la secte. Donc, sans soupcçon, subir son influence. Parmi ceux-ci, un certain “Musée des Littératures” de Montréal où sont exposées quelques œuvres de Kharamidov. Cette coïncidence donnait au webartiste une bonne occasion de comprendre ce qui se passait. Avait-il été d’abord complice puis maître-chanteur ou innocent puis avisé ? Irina ne pouvait le dire. Ce dont elle était sûre, c’est qu’il avait découvert assez de faits délictueux pour que son élimination soit nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ensemble de la machination était en effet assez effrayant. En conclusion, elle suggérait à Blaise de transmettre aux autorités concernées l’ensemble du dossier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de quoi, ayant fait suivre sur le serveur de Blaise tout ce qu’elle possédait sur l’affaire Kharamidov, elle avait expurgé ses mémoires de toutes traces la concernant allant même jusqu’à faire reformater le disque dur de son ordinateur portable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-3133368669549998477?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/3133368669549998477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=3133368669549998477&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3133368669549998477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/3133368669549998477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/fichage-de-la-population.html' title='Fichage de la population'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-196182783030427635</id><published>2007-01-17T10:48:00.000+01:00</published><updated>2007-01-17T10:51:22.270+01:00</updated><title type='text'>Codage et décodages</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, mercredi 30/12/2015, 09:35:10&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce classement faisait apparaître des régularités dans le codage : d’abord un groupe de chiffres revenait constamment, “..231......”. Il était facile de faire l’hypothèse que ce groupe désignait Montréal. Hypothèse confirmée par le deuxième Jean Benoît qui, lui, résidant à Sion, était codé “..436......”, 555 désignait Francfort, 031 Madrid. D’autre part, le premier chiffre semblait désigner le sexe : “1” pour les femmes, “0” pour les hommes. Hypothèse également facile à confirmer par vérification sur l’ensemble du fichier. Enfin, puisque le premier chiffre représentait le sexe, puisque les chiffres 3, 4 et 5 désignaient la ville, le deuxième chiffre devait lui aussi obéir à des règles sémantiques simples. Il suffisait de classer les données sur cette valeur pour essayer de les comprendre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léon Redor, rue de la Haute Bercelle, 33, Avon    .0.........&lt;br /&gt;Peters Enrika, Wormstrasse, 5, Sachsenhausen, Francfort    .0.........&lt;br /&gt;Dutrisac Peter, rue de la Tournelle, 12, Dijon    .1.........&lt;br /&gt;Legrand Odette, avenue de Bruxelles, 55, Montréal    .1.........&lt;br /&gt;Schlimpfers Ulf, Donnerhauserstrasse, 33, Francfort    .1.........&lt;br /&gt;Carlyle Mary, allée Belair, 343, Bruxelles    .2.........&lt;br /&gt;Alexander Paul, rue Davidson, 35, Montréal    .2.........&lt;br /&gt;Berthier Raymond, rue Saint-Dominique, 154, Madrid    .2.........&lt;br /&gt;Soulanges Jean Jacques, rue Riverside, 21, Montréal    .3.........&lt;br /&gt;Thornton Bart, 325 ème avenue, 1021, Dickinson    .5.........&lt;br /&gt;Benoît Jean, avenue De Parson, 251, Montréal    .7.........&lt;br /&gt;Benoît Jean, centre Théia, Sion    .7.........&lt;br /&gt;Braffort Claude, avenue De Parson, 251, Montréal    .7.........&lt;br /&gt;Jonak Alexis, avenue De Parson, 251, Montréal    .7.........&lt;br /&gt;Sanlucar Andrés, avenue De Parson, 251, Montréal    .7.........&lt;br /&gt;Maximoff Ivan, avenue De Parson, 251, Montréal    .7.........&lt;br /&gt;Peirse David, avenue De Parson, 251, Montréal    .8.........&lt;br /&gt;Tsalmuna Patricia, avenue De Parson, 251, Montréal    .8.........&lt;br /&gt;Peirse Denys, avenue De Parson, 251, Montréal    .9.........&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce classement attribuait les valeurs les plus hautes aux membres connus de la secte. Notamment la plus importante à Denys Peirse, le Grand Maître. De là à penser qu’il désignait une hiérarchie des adeptes, il n’y avait qu’un pas. Irina est persuadée que les noms affectés de la valeur “.0.........” étaient les non-adeptes. Tous les autres, à un titre ou un autre, étaient concernés par Sarpedon. Un calcul rapide confirma son hypothèse: les non-adeptes étaient plus nombreux que les adeptes; mais, si l’on considérait toutes les valeurs supérieures à 0, il y en avait plusieurs millions; les valeurs supérieures ou égales à 5 donnaient environ trois millions de personnes, ce qui est considérable. Restaient les six chiffres terminaux. Quelques chiffres étaient remarquables… Ainsi, le Grand Maître codé “111111” alors que certains non-adeptes, dont Kharamidov, codés “000000”. Mais ce n’était pas le cas de tous les non-adeptes… Utilisant de multiples croisements, construisant des hypothèses, les vérifiant sur d’autres fichiers, Irina avait fini par se construire une théorie qui lui paraissait solide. Dans son rapport, elle l’étayait par de nombreux exemples. Elle l’avait aussi partiellement vérifiée par les analyses de certains logiciels dont auparavant elle ne comprenait pas l’usage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-196182783030427635?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/196182783030427635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=196182783030427635&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/196182783030427635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/196182783030427635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/codage-et-dcodages.html' title='Codage et décodages'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-1730616495447963702</id><published>2007-01-16T14:58:00.000+01:00</published><updated>2007-01-16T15:00:54.242+01:00</updated><title type='text'>Informer des données apparemment informelles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, mercredi 30/12/2015, 09:33:30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi Denys Peirse redoutait le chantage de Kharamidov semble maintenant aussi évident à Irina Karaminskaïa. Elle a en effet pu prouver que Sarpedon se livrait à un immense fichage de la population du monde. Elle ne sait pas bien à quelles fins, mais elle ne voit pas trop à quoi cela pourrait servir si ce n’était pour un profit quelconque. Quoi qu’il en soit, Sarpedon était hors des lois internationales régissant l’usage du réseau et la protection des libertés individuelles. Ça ne justifiait peut-être pas un assassinat, mais c’était un premier pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irina en a fait d’autres. Avant de se faire repérer par les contre-agents de Sarpedon, elle a réussi à extraire d’autres informations de leurs fichiers et de leurs serveurs. D’abord, elle croit avoir compris le fonctionnement des listes de noms et de codes qui lui avaient d’abord parus mystérieux. Pour cela, elle s’est contenté d’exploiter les données en leur faisant subir plusieurs classements. La première chose qu’elle avait remarquée était que, parmi ces noms figuraient les pensionnaires Peirse. Elle les avait donc simplement classés par ordre alphabétique :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Benoît Jean, avenue De Parson, 251, Montréal    0723106651&lt;br /&gt;Benoît Jean, centre Théia, Sion    0743606231&lt;br /&gt;Braffort Claude, avenue De Parson, 251, Montréal    0723106523&lt;br /&gt;Jonak Alexis, avenue De Parson, 251, Montréal    0723118766&lt;br /&gt;Maximoff Ivan, avenue De Parson, 251, Montréal    0723101523&lt;br /&gt;Peirse David, avenue De Parson, 251, Montréal    0823103211&lt;br /&gt;Peirse Denys, avenue De Parson, 251, Montréal    0923111111&lt;br /&gt;Sanlucar Andrés, avenue De Parson, 251, Montréal    0723100120&lt;br /&gt;Tsalmuna Patricia, avenue De Parson, 251, Montréal    1823104523&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-1730616495447963702?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/1730616495447963702/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=1730616495447963702&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1730616495447963702'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/1730616495447963702'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/informer-des-donnes-apparemment.html' title='Informer des données apparemment informelles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-4623808455830187795</id><published>2007-01-15T13:52:00.000+01:00</published><updated>2007-01-15T13:54:28.985+01:00</updated><title type='text'>Déductions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Daudinka, mercredi 30/12/2015, 09:33:30&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Irina n’a pas envie de se lancer dans une cyberwar d’autant qu’elle est persuadée avoir trouvé les réponses à la question posée par Blaise Carver. Tous sont d’accord sur le fait que si David Peirse est probablement l’instrument, le commanditaire est l’association Sarpedon. Donc un ou plusieurs de ses dirigeants : Denys l’Aéropagite, qui se fait appeler le Grand Maître, ou l’un des Maîtres : Boèce de Dacie, Jean de Jandun, Taddeo da Parma ou Siger de Brabant. Cependant il ne lui a pas échappé que depuis deux jours les signatures ont changé : Taddeo da Parma est devenu le Grand Maître et un nommé Jacques de Plaisance est apparu parmi les Maîtres. Il lui semble que l’on peut en conclure à la disparition de Denys l’Aéropagite. Les informations prélevées par Blaise sur le serveur de la police de Montréal tendent à lui faire penser que Denys Peirse et Denys l’Aéropagite ne faisaient qu’un… Or Kharamidov a été assassiné à Montréal. De là à penser que le meurtre a été commandité par Denys Peirse, il n’y a qu’un pas. D’autant que David Peirse est le fils adoptif de Denys. Si on se souvient que Kharamidov avait téléphoné à la pension Peirse avant son assassinat, il n’est pas très difficile de conclure en ce sens : ayant découvert, d’une façon ou d’une autre, certains agissements répréhensibles de Sarpedon, s’étant aperçu que Denys Peirse en était le Grand Maître, Kharamidov a voulu les faire chanter. Denys Peirse, alias Denys l’Aéropagite, a jugé ses menaces suffisamment sérieuses pour demander à son fils de le tuer. Comme Kharamidov aimait les jeunes hommes, que David Peirse, sous le nom de Dad, fréquentait les milieux homosexuels, il lui a été facile de l’attirer dans un piège et de maquiller ce meurtre en accident sado-maso. Malheureusement tout n’a pas marché comme prévu. Il leur a donc fallu effacer les pistes. Denys Peirse, vieux, condamné par la maladie, croyant en la vie éternelle, a préféré se suicider. Tout ça tient debout même s’il y a quelques zones d’ombre —Jonak, Sanlucar… — mais ce ne sont certainement que des péripéties secondaires sans importance. Irina pense que ce n’est plus la peine de chercher davantage. Aucune vérité n’est jamais complète. Seule l’arrestation de David Peirse pourrait en effet confirmer ses hypothèses. Et ça, ce n’est pas de son ressort…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-4623808455830187795?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/4623808455830187795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=4623808455830187795&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4623808455830187795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/4623808455830187795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/dductions.html' title='Déductions'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-5839285888582887682</id><published>2007-01-14T17:37:00.000+01:00</published><updated>2007-01-14T17:40:44.260+01:00</updated><title type='text'>Nomadisme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, mercredi 30/12/2015, 09:30:60&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Irina achève son rapport pour le groupe. Son baluchon est prêt, dans une heure elle quitte Daudinka. Son logeur lui a trouvé une place dans unde ces convois de camions qui roulent vers les étendues glacées de l’est. Elle ne sait pas encore où elle s’arrêtera. En fait ça n’a pas beaucoup d’importance: avec son portable, pourvu qu’il y ait un relais hertzien, elle peut se raccorder n’importe où dans le monde. Elle est aussi proche de Saint-Pétersbourg à Brisbane qu’à Zagorsk. Seule manque la proximité corporelle dont il y a bien longtemps qu’elle ne se préoccupe plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas l’affaire Kharamidov est close pour elle. D’abord parce qu’elle s’est aperçue que les anti-espions de Sarpedon avaient repéré ses renifleurs. Sarpedon est donc sur ses gardes. Bien sûr, tout ce qu’ils ont pu obtenir en cassant le code du renifleur, c’est l’adresse du serveur intermédiaire de l’université de Moscou par lequel Irina faisait rerouter ses agents. C’est quand même suffisamment inquiétant. S’ils sont assez forts pour repérer et décoder ses knowbots, ils le sont aussi pour découvrir les programmes de reroutage et remonter jusqu’à elle. Irina ne peut se le permettre. Elle a donc aussitôt détruit le rerouteur du serveur de Moscou, l’a remplacé par un programme de désactivation. Tous ses programmes espions qui passaient par là ne parviendront plus à destination mais seront détruits au passage. Bien sûr tous ses agents intelligents ne passaient pas par Moscou, mais si Sarpedon a su en repérer un, il saura repérer les autres. Irina a donc dû couper tous les rerouteurs utilisés pour ses recherches sur Sarpedon. En reconstruire d’autres lui donnerait beaucoup de travail. Elle espère simplement que Jean de Jandun n’a pas fait le rapprochement entre sa commande et les tentatives d’espionnage dont son réseau est victime. Normalement, il devrait au contraire penser que cela confirmait ses craintes. Mais qui sait?… Dans ce petit jeu mondial du chat poursuivant des souris dans le labyrinthe du réseau, il y a autant de traîtres que de patriotes, d’agents triples que d’agents doubles, de policiers que de voleurs… Elle, elle n’a pas envie de se lancer dans une cyberwar.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-5839285888582887682?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/5839285888582887682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=5839285888582887682&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5839285888582887682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/5839285888582887682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/nomadisme.html' title='Nomadisme'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116869396116944183</id><published>2007-01-13T14:11:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T14:12:42.560+01:00</updated><title type='text'>Fin de partie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/95, 21:41:29&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jordan Baker pose son verre sur le bleu vif du sol en parquet vitrifié :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si tu veux vraiment mon avis, ils ne sont plus au Canada.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui te fait penser ça, demande Karine ?&lt;br /&gt;- Le plus vieux, le plus repérable s’est vraisemblablement suicidé et ils ont tout déménagé comme s’ils voulaient détruire toute trace derrière eux. Pour moi, le plus inquiétant c’est ça. On dirait qu’ils veulent protéger quelque chose d’une importance extrême.&lt;br /&gt;- On ne tue pas quatre personnes sans raisons.&lt;br /&gt;- C’est ça… C’est aussi pourquoi je pense que cette affaire nous dépasse. Il faut passer à une vitesse supérieure, pouvoir agir simultanément dans plusieurs lieux du monde. Ce n’est plus notre boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine soupire :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, on se contentera des vendeurs de chewing-gum drogués et des voleurs de sacs de vieilles dames.&lt;br /&gt;- C’est le métier, dit Jordan. Tu commences à comprendre. Cette affaire t’a trop fait rêver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils restent quelques secondes dans le silence, regardent par la baie vitrée la luminosité qui monte de la rivière gelée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il fait froid… Tu restes ici cette nuit, demande Jordan ?&lt;br /&gt;- Pourquoi pas, répond Karine avec un sourire câlin… Si tu m’invites au spectacle, je veux bien profiter de ton nouveau système de projection holographique.&lt;br /&gt;- Plateau télé.&lt;br /&gt;- Et pour le spectacle ?&lt;br /&gt;- Tu as l’embarras du choix, dit Jordan tendant à Karine la télécommande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un pan de mur coincé entre deux parties de la baie vitrée, Karine fait apparaître la maquette d’une ville symbolique de trois mètres sur deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cinéma, théâtre, opéra, cabaret, cirque, tourisme… tous les spectacles du monde au bout de tes doigts qui déambulent dans des illusions de rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine parcourt la ville du doigt, hésite, s’approche du stade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que dirais-tu d’une bonne partie de hockey ?&lt;br /&gt;- Muscles et violence, pourquoi pas ?… Après tout j’ai toujours aimé le sport en chambre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appartement de Jordan Baker se transforme soudain en un stade dans lequel ils s’assoient.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116869396116944183?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116869396116944183/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116869396116944183&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116869396116944183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116869396116944183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/fin-de-partie.html' title='Fin de partie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116849081397215699</id><published>2007-01-11T05:42:00.000+01:00</published><updated>2007-01-11T05:46:54.276+01:00</updated><title type='text'>Désillusions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/95, 21:35:38&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Karine Leknar boit une gorgée de son Cuba Libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nous n’avons toujours rien pour David Peirse. Nous avons pourtant lancé l’appel plus tôt. En fait, ce qui me fait rager, c’est que j’ai l’impression que nous avons été roulés comme des débutants. Dès qu’ils nous ont vu venir, tous ces beaux personnages ont disparu, ne laissant que des cadavres derrière eux : un vieux qui n’était plus bon à rien et un jeune, dont on ne sait toujours pas ni pourquoi, ni comment il est mort. Ils ne pouvaient pas ne pas être tous complices ce qui donne à cette affaire une importance beaucoup plus grande. Sinon pourquoi huit personnes se ligueraient-elles pour en tuer une neuvième ?&lt;br /&gt;- Tu as raison, dit Jordan d’un ton tendre. Tu as tout à fait raison. C’est d’ailleurs toi qui nous a mis sur la piste de Sarpedon. Malheureusement, à part un nom de serveur du réseau, nous n’avons rien de concret qui concerne Sarpedon. Aucune association n’est enregistrée à ce nom, aucune adresse, rien… Juste des soupçons et des hypothèses sur des anagrammes. C’est peu pour lancer des mandats d’arrêt.&lt;br /&gt;- Il y a quand même quatre morts, dont deux sont indubitablement criminelles.&lt;br /&gt;- Oui… Et alors ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, ça me dépasse… Je croyais que la police avait plus de pouvoir.&lt;br /&gt;- Heureusement non, dit Jordan. De toute façon, tu sais comme moi que Sarpedon nous dépasse. Interpol a pris le relais. À travers les quatre sectes Rhéa, Hypérion, Cronos et Théïa, ses ramifications s’étendent sur le monde entier… Nous ne pouvons plus rien ici !&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’ils attendent pour agir ?&lt;br /&gt;- Des preuves… Des vraies. Pas des ragots ni des impressions. Jusqu’à présent, rien n’a pu être reproché à ces sectes qui sont tout à fait dans la légalité. Les gens qui s’en occupent sont sans reproches.&lt;br /&gt;- Pour l’instant… Karine repose sa tête sur les épaules du commissaire. Et quand nous aurons des preuves il sera trop tard.&lt;br /&gt;- Peut-être… C’est la règle du jeu. Je préfère un jeu avec des règles que sans.&lt;br /&gt;- Et Jean Benoît et Ivan Maximoff, toujours rien non plus ?”&lt;br /&gt;- Tu le sais aussi bien que moi, dit Jordan Baker caressant les cheveux auburn de Karine Leknar. Maximoff a disparu sans plus… Benoît, ou plutôt les Benoît aussi…&lt;br /&gt;- Ce qui voudrait dire que ce nom servait en fait successivement à des personnes différentes ?&lt;br /&gt;- C’est une hypothèse parmi d’autres. En tout cas je la crois vraisemblable. À mon avis, la pension Peirse utilisait des papiers volés ou trafiqués pour héberger des gens de passage… Probablement des désintégrés. D’où le nombre “d’étudiants”.&lt;br /&gt;- Je croyais les cartes d’identité infalsifiables.&lt;br /&gt;- Oui… Enfin, presque. Tout est falsifiable… ou copiable, surtout ce qui est à base informatique. Du moins si on a les moyens. Vue l’étendue du groupe, Sarpedon les a.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116849081397215699?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.blogger.com/img/gl.align.full.gif' title='Désillusions'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116849081397215699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116849081397215699&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116849081397215699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116849081397215699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/dsillusions.html' title='Désillusions'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116840849919590058</id><published>2007-01-10T06:52:00.000+01:00</published><updated>2007-01-10T06:54:59.480+01:00</updated><title type='text'>Recension</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/95, 21:31:47&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Baker tend le verre de Coca à Karine Leknar :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tout cas, poursuit-il, ou elle se cache et nous la retrouverons un de ces jours, ou elle a bénéficié de complicités et alors… Disparaître cachée dans une cale de cargo n’est pas bien difficile.&lt;br /&gt;- Les autres aussi ont disparu, insiste Karine Leknar. Je pense que nous avons été mauvais. Si nous faisons le bilan : une victime, Kharamidov ; deux suspects : Alexis Jonak, mort et David Peirse, disparu quelque part en Europe. Des complices probables : Denys Peirse, vraisemblablement suicidé ; Andrès Sanlucar, qui s’avère être Andrés Carasco, assassiné à Paris ; Patricia Tsalmuna, la seule que nous tenions, nous fausse compagnie ; restent Jean Benoît, Claude Braffort et Ivan Maximoff. Tous trois dans la nature Nous avions neuf personnes concernées par ce crime, nous ne sommes pas fichus d’en conserver une seule.&lt;br /&gt;- Tu es trop jeune dans le métier, ironise Jordan Baker.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’assied sur le canapé à côté d’elle, enroule son bras gauche autour de son cou, ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il ne faut pas t’investir comme ça… En plus, tu es injuste. D’abord ce n’est pas fini, le temps joue souvent pour nous. Ta Patricia Tsalmuna va peut-être resurgir, et nous savons que, le 24 décembre, Claude Braffort a pris un avion à Toronto pour Londres.&lt;br /&gt;- Où il a aussi disparu.&lt;br /&gt;- Soit plus précise : l’appel de recherche international que nous avons lancé n’a encore rien donné. Ça peut venir, d’une minute à l’autre.&lt;br /&gt;- J’en doute.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116840849919590058?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116840849919590058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116840849919590058&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116840849919590058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116840849919590058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/recension.html' title='Recension'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116832629368102362</id><published>2007-01-09T08:02:00.000+01:00</published><updated>2007-01-09T08:04:53.950+01:00</updated><title type='text'>Découragement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/95, 21:21:57&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;- Alors tu es décidé à laisser tomber ?&lt;br /&gt;- Que faire d’autre ? demande Jordan Baker. Cette affaire nous échappe complètement, nous n’avons plus aucun atout en mains. Et puis nous ne manquons pas de crimes à résoudre, notre temps sera mieux employé ailleurs. De toute façon, je n’ai pas le choix, si je ne décide pas d’arrêter, on le décidera pour moi… J’ai déjà chargé Michaelis et Buchanan d’un autre boulot, une affaire de viol en banlieue.&lt;br /&gt;- Dommage, dit Karine Leknar, j’aurais bien aimé avoir la solution.&lt;br /&gt;- S’il y en a une, nous la connaîtrons… Tu apprendras dans le métier qu’il vaut mieux être patient. Tu veux un Martini, un verre de vin blanc — j’ai un excellent sauvignon de Floride — ou autre chose ?&lt;br /&gt;- Un Coca plutôt… avec un fond de whisky.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karine Leknar est chez Jordan Baker. La baie vitrée du grand loft de la rue Denonville, qu’il a transformé lui-même, donne directement sur les quais du Saint-Laurent totalement immobilisé dans la glace. Sous la lumière glacée de la lune, le paysage a un aspect exagérément théâtral. On s’attend à tout moment à voir traverser un ours blanc… ou un Pierrot lunaire. Karine quitte la baie vitrée, s’installe sur un canapé rouge vif en forme de lèvres qui trône au milieu de l’espace presque vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n’arrive pas à comprendre qu’ils aient laissé filer Patricia Tsalmuna. Je t’avais dit qu’elle mentait, j’en étais sûre… dès que j’ai vérifié les transcriptions de ses réponses je m’en suis aperçue. On leur avait pourtant dit de faire très attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jordan Baker, verre de Coca dans la main droite, verre de whisky dans l’autre, traverse la longue pièce de sa démarche lente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien sûr… mais nous n’avions aucune preuve suffisamment solide pour la mettre en garde à vue. Elle en a profité. Ce n’était pas très difficile : le soir de son interrogatoire, elle rentre à son hôtel de Vancouver, le lendemain matin elle n’y est plus… Personne ne l’a vue sortir. Quand l’inspecteur Seeret reçoit nos informations sur ses contradictions, elle n’est plus là. Envolée… Et Vancouver n’est pas une petite ville.&lt;br /&gt;- Pas difficile, son hôtel avait plusieurs issues. De plus sa chambre était au premier étage, elle donnait sur un parc de stationnement. Même un gamin aurait pu s’échapper.&lt;br /&gt;- Tu as raison, mais comment faire ! On ne peut pas violer la loi parce que ça nous arrange. Ce sont les difficultés du métier, les malfaiteurs ont souvent une longueur d’avance. Ça ne nous empêche pas d’en arrêter un certain nombre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116832629368102362?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116832629368102362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116832629368102362&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116832629368102362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116832629368102362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/dcouragement.html' title='Découragement'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116806801583746289</id><published>2007-01-06T08:18:00.000+01:00</published><updated>2007-01-06T08:20:16.303+01:00</updated><title type='text'>Annette Spencer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/2015, 21:33:26&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Annette Spencer est assez satisfaite de la préface que Jacques Sami Ali vient de lui envoyer pour la rétrospective qu’elle veut monter au plus vite. Un peu mystique à son goût peut être, amis elle ne peut nier que Kharamidov était ainsi. Puis, dans ce monde matérialiste en quête de valeurs qui justifient ses manques, cela donne un côté oriental et mystérieux qui devrait intéresser les esthètes. Ça ne peut pas être mauvais pour le commerce… Peut-être supprimer le poème de Al-Halâj un peu trop orientalisant. Il ne faut rien exagérer. Cette citation risque de faire apparaître le travail de Kharamidov comme réservé aux seuls initiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Annette Spencer quitte son fauteuil Le Corbusier gros bleu, fait quelques pas dans la grande salle presque vide qu’est le salon de sa maison de l’avenue des châtelets. L’immense baie vitrée donne directement sur les glaces de la rivière des prairies. En face, le parc désert de l’île aux chats n’est, à cette heure de la nuit, qu’une surface de neige immaculée ponctuée par la lumière de rares lampadaires. Annette est assez satisfaite d’elle. À trente ans, diriger la galerie Mondart, se voir chargée d’une rétrospective Kharamidov, n’est pas une mince réussite. Il est vrai que le destin l’a bien aidée : la mort de Khamid Khan a facilité les choses. Elle va vers le bar, se sert un Martini dry avec un zeste de citron. Ce genre de tremplin ne se trouve pas souvent à son âge. Elle ne peut pas se permettre la moindre erreur. Elle ne doit rien laisser passer, tout surveiller. Non seulement sa réussite personnelle en dépend, mais aussi le chiffre d’affaires de la galerie. Si elle réussit son exposition, le nombre d’abonné aux œuvres virtuelles risque de faire un bond considérable, tous les salons du monde afficheront du Kharamidov, tous les musées d’art contemporain voudront avoir au moins une part de coproduction. Une façon légale de renouveler l’exploit de son fameux parasitage du réseau. Étrange que les artistes n’atteignent jamais à un tel succès que lorsqu’ils meurent !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116806801583746289?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116806801583746289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116806801583746289&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116806801583746289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116806801583746289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/annette-spencer.html' title='Annette Spencer'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116797916326208969</id><published>2007-01-05T07:36:00.000+01:00</published><updated>2007-01-05T07:39:23.540+01:00</updated><title type='text'>Critique d'art</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Montréal, mardi 30/12/2015, 21:19:59&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;“L’œuvre de Khamid Khan Kharamidov (1978-2015) est, certainement, une des plus importantes de ce début du vingt et unième siècle. Pour la première fois en effet, un artiste a su porter à leur perfection les possibilités d’expression artistiques offertes tant par le numérique que par l’interconnexion généralisée des réseaux. En ce sens, elle est inséparable de la modernité et de la technologie qu’elle dépasse dans une recherche permanente d’universalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images de Kharamidov ne représentent, ne présentent rien: elles ne renvoient qu’à leur fonctionnement. L’œuvre de Khamid Khan Kharamidov est une œuvre mystique. Bien loin d’une contemporanéité suspecte, ce qu’elle vise ce sont les interrogations humaines fondamentales. Car ce que les créations artistiques de Kharamidov montrent est, en même temps, ce qui est caché. La surface mobile de ses arabesques est profondeur. Son œuvre manifeste l’opposition dialectique du symbole et de ce qui est symbolisé. Si les symboles sont multiples, c’est qu’aucun être ne saurait exister que par l’Être. Le symbolisé ne peut être réduit au symbole, le symbolisé est ce qui ne peut se dire directement, autrement que par le symbole et que, pourtant, le symbole, dans son aspect statique échoue à dire. Par son travail graphique, Kharamidov affiche sa filiation avec les langues orientales qui, au risque assumé de se perdre dans l’incommunicable, cultivent les Addad, ces termes d’origines mystérieuses et de sens opposés. La fonction des arabesques dynamique de Kharamidov, comme celle des Addad est ainsi d’explorer les lieux limites d’interpénétrations du profane et du sacré. La déité est inaccessible et ne se manifeste jamais directement à l’homme. La rencontre de l’humain et de Dieu ne peut se faire que dans le déchirement, dans les ruptures, dans les lieux frontières. La création artistique et chez Kharamidov la forme suprême que prend a pensée quand elle doit se dépasser dans l’indépassable. Si Kharamidov appelle ses œuvres des isharat, c’est parce que ce mot arabe a la double signification de “signe” et de “parole”. Ses œuvres sont des “paroles-signes”, proches en cela de l’alphabet arabe qui joue à la fois de ses possibilités plastiques et de ses possibilités linguistiques: “Il est l’apparent et le caché” comme dit le Coran. Ce qui disparaît révèle ce qui est apparent, ce qui se dévoile révèle ce qui est voilé. Grâce aux contradictions acceptées, revendiquées, s’instaure une forme unique de pensée qui, dans un continuel dépassement du “même” et du “différent”, du “proche” et du “lointain”, du “fixe” et du “mobile”, s’approprie l’impensable. L’œuvre de Kharamidov a bien plus qu’une simple ambition plastique, elle est mystique au sens le plus profond du terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pas surprenant que le poète préféré de Kharamidov soit Mansûr Al-Halâj :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lumières de la lumière de la Lumière ont des lumières dans la création&lt;br /&gt;Et le mystère a des mystères dans la conscience de qui savent le garder&lt;br /&gt;Et l’Être dans les êtres est un être créateur&lt;br /&gt;Où mon cœur se repose, fait don et élit&lt;br /&gt;Avec l’œil de la raison contemple ce que je décris&lt;br /&gt;Car la raison a plus d’une ouïe consciente et d’un regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Hussein Mansûr Al-Halâj. Poèmes mystiques)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art de Kharamidov est la plus ambitieuse manifestation — “œuvre”, en son sens étymologique — d’art jamais projetée par l’homme. Tentative unique dans l’histoire de la créativité humaine, elle restera indépassable.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116797916326208969?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116797916326208969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116797916326208969&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116797916326208969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116797916326208969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/critique-dart.html' title='Critique d&apos;art'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116789212400011955</id><published>2007-01-04T07:26:00.000+01:00</published><updated>2007-01-04T07:28:46.253+01:00</updated><title type='text'>Fuite dans le réel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="" style="display: block;" id="formatbar_JustifyFull" title="Justifier" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 13);ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Tolag, mercredi 30/12/2015, 09:59:01&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Joseph termine son rapport, l’envoie. Pour la première fois depuis des années, il débranche le câble qui relie son portable à l’antenne satellite, éteint son ordinateur. Maintenant il est coupé du monde. Les jeunes du village sont suffisamment formés pour gagner de l’argent sans lui. Il est très las. Depuis la veille il a décidé de mettre fin aux vies fictives de Ludwig, Bertrand, Charlotte et Witt. Il est arrivé à une fin. Alors que, pendant un temps, faire vivre sur le réseau une famille de substitution lui avait procuré un certain réconfort moral, cette tricherie avec le destin a fini par devenir un leurre, une obligation mécanique, puis une corvée, enfin une souffrance. Si pendant un temps les souvenirs de sa vraie famille détruite par le tremblement de terre avaient suffi à nourrir son imaginaire d’une famille virtuelle, peu à peu, l’absence de renouvellement, de nouveauté avait fait porter l’effort du souvenir sur l’imaginaire. Joseph ne peut plus aller de l’avant. Witt ne peut pas avoir éternellement neuf ans, ni Charlotte quinze. Leur créer un vieillissement, imaginer les dix-huit ans de Ludwig devenir vingt puis vingt et un oblige en quelque sorte Joseph à se substituer à eux… Il finit par vivre cela comme un assassinat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joseph n’a plus envie de propager une mémoire virtuelle de sa famille défunte : le musée de l’holocauste familial. Se mettre à la place de ses enfants disparus finit par être comme s’emparer de leur vie. Refusant l’inéluctable, Joseph n’a pas voulu que le deuil fasse son travail. La mort, pour la négation de laquelle il s’est coupé du monde, lui revient en plein visage. Le réseau n’est pas la vie, il n’en est que le simulacre. Cette apparence vide ne peut prendre un sens que si, par ailleurs, la vraie vie la soutient. Joseph s’est épuisé dans ce vide où toutes choses, devenant égales dans leur réelle irréalité, échouent à donner chair à la passion de vie. Mis à part les quelques Ifugaos avec lesquels il n’a que des contacts très épisodiques, le reste du monde a perdu toute matérialité : peut-être sont-ils seuls au monde… Peut-être ne sont-ils que des esprits de morts communiquant dans un univers abstrait… Ou l’inverse ? Au fond, peu importe. Joseph se sent seul. Rien de cette humanité impalpable qui s’agite ailleurs ne l’attire. Dans une heure, il partira dans la jungle. Sa décision est prise. Définitive. Il abandonne village, chats, mainates, geckos…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque consenti de s’y perdre, il va, à nouveau, tenter de mesurer le poids concret du monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116789212400011955?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116789212400011955/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116789212400011955&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116789212400011955'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116789212400011955'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/fuite-dans-le-rel.html' title='Fuite dans le réel'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116779983820703073</id><published>2007-01-03T05:48:00.000+01:00</published><updated>2007-01-03T05:50:38.556+01:00</updated><title type='text'>Fin du rapport de Joseph</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mercredi 30/12/2015, 09:45:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le troisième groupe enfin est peut-être plus intéressant pour la question que nous nous posons depuis le début : pourquoi Kharamidov a-t-il été tué ? Du moins, ils peuvent apporter un début de réponse. Ce sont des logiciels de cryptage. Grâce à eux l’artiste dissimulait des textes dans ses créations graphiques. J’ai déjà eu l’occasion de vous dire toute l’admiration que j’avais éprouvée en décryptant certains dessins de ce webartiste. La découverte de plus d’une dizaine de sources de cryptage me rend encore plus admiratif. Comme je vous l’ai expliqué dans mon rapport du 25 décembre, Kharamidov avait inventé un cryptage dynamique à plusieurs niveaux enchevêtrés. Mais il ne s’était pas contenté de cela : il avait en effet réussi aussi à créer un système générique de ces cryptages. Le principe en était la séparation absolue entre les données et les traitements, ce qui confère une puissance générative illimitée. À partir de ces logiciels génériques, il pouvait prendre n’importe quel fichier texte et l’utiliser comme données pour l’un quelconque de ses logiciels de création graphique. Autrement dit, il suffisait qu’il dispose d’un texte enregistré quelconque pour que, automatiquement, ses logiciels de cryptage le transforment en constituants de l’un quelconque de ses générateurs de dessins. Imaginez ce que ça veut dire !… Dans le rapport que les turcologues on fait parvenir à Blaise Carver le 25 décembre, on peut lire que parmi ceux utilisés par Kharamidov figurent par exemple des textes de Hodja Amar Yassavi, d’Alisher Navoï et de Machrab. Supposons que les textes que Kharamidov possèdent soient :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Yassavi 1, Yassavi 2, Yassavi 3, Yassavi x : Y1, Y2… Yx&lt;br /&gt;— Navoï 1, Navoï 2, Navoï 3, Navoï x : N1, N2… Nx&lt;br /&gt;— Machrab 1, Machrab 2, Machrab 3, Machrab x : M1, M2… Mx&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pouvait ordonner à son logiciel de création graphique À d’utiliser le cryptage de Y1 ou Y2 ou Mx, donc de produire un affichage AY1, AY2 ou AYx… Le cryptage modifiant les valeurs des couleurs et des tressages, les résultats produisaient obligatoirement des variations plus ou moins perceptibles suivant les logiciels. Il pouvait faire de même avec son logiciel de création graphique B. Les résultats étaient évidemment différents : BY1, BY2 ou BYx. Vous comprenez ce que ça veut dire en terme de combinatoire : tout nouveau texte introduisait des variations dans ses créations graphiques. Qui elles-mêmes étaient dynamiques. Kharamidov a inventé un système infini de créativité. Pour simplifier, disons que les potentialités de chaque générateur graphique sont multipliées par le nombre de textes disponibles. On peut ainsi avoir des séries à la louange d’un auteur, à celle d’un thème, d’une langue, etc. Je ne connais rien à l’art, mais ça me paraît assez fort. Presque assez pour redonner confiance dans le génie humain ! Comme le corpus textuel est lui-même le résultat d’un système productif, il n’y a aucune raison que la machine s’arrête. Si demain j’introduis un autre texte dans le système de Kharamidov, je ferai produire du Kharamidov nouveau ! Son œuvre a acquis une vie indépendante de celle de son auteur. Encore faut-il posséder ses logiciels. Or, apparemment, seul Sarpedon les possède. Est-ce là une des raisons de son assassinat ? Sarpedon qui dispose de son côté de logiciels de cryptage graphique se trouve désormais en possession d’un instrument extrêmement puissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, je ne crois pas que ce soit la vraie raison. Les logiciels de cryptage que Kharamidov avait mis au point étaient à double fin. D’une part ils pouvaient livrer des données à des logiciels de génération graphique ; d’autre part ils pouvaient extraire des données de résultats de génération graphique. Ils fonctionnaient comme fournisseurs mais aussi comme analyseurs. On comprend bien pourquoi… Pour Kharamidov, c’étaient des instruments de travail commodes qui, à tout moment, lui permettaient d’avoir une vue critique sur les productions de ses générateurs pour, au besoin, en corriger les algorithmes. À tout moment il pouvait mesurer les effets de ses structures de calcul, donc les adapter, les changer… Une des conséquences de cela était qu’il disposait d’analyseurs très performants sur n’importe quel dessin passant par ses logiciels. Mon hypothèse est que, pour une raison ou une autre, il a analysé des dessins de Sarpedon qui transitaient sur le réseau, qu’il les a décryptés. J’ai essayé avec ce dont nous disposons. Ça marche. Les logiciels de Kharamidov décryptent tous les dessins de Sarpedon. Sur les tests que j’ai effectués, ils donnent d’aussi bons résultats que les miens. Je pense que, comme nous, peut-être mieux que nous, Kharamidov avait compris ce qu’était Sarpedon. Si l’on en juge par ce que nous a appris la police de Montréal, il a dû être trop curieux. Le reste n’est plus de mon ressort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois maintenant vous avouer que je suis fatigué de tout ça. Je vais me déconnecter quelque temps… Je ne serai plus joignable. N’essayez pas ! J’ai fait ce que vous attendiez de moi, je n’ai pas envie d’aller plus loin. De toute façon, je pense que vous en savez assez et que vous pouvez vous débrouiller sans moi. Désolé mais je vous quitte. Je reste votre ami. Si un jour j’en ai de nouveau envie, je saurai où vous joindre.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116779983820703073?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116779983820703073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116779983820703073&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116779983820703073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116779983820703073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/fin-du-rapport-de-joseph.html' title='Fin du rapport de Joseph'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116772015618308475</id><published>2007-01-02T07:40:00.000+01:00</published><updated>2007-01-02T07:42:36.760+01:00</updated><title type='text'>Dernier rapport</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mercredi 30/12/2015, 09:40:50&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;“Ceci sera mon dernier rapport. Cette affaire commence à m’ennuyer et je crois que, au point où nous en sommes arrivés, je ne peux plus vous être utile… En ce qui concerne les images et leurs cryptages, nous avons sûrement fait le tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irina Karaminskaïa m’a fait parvenir nombre de logiciels qu’elle a récupérés dans le dossier “khamidkhan” du serveur Sarpedon. Comment ils sont arrivés là n’est pas mon affaire même si cette question me semble importante pour la recherche de Blaise. De toute façon, je n’ai guère de moyens de le savoir… Je ne les ai pas examinés tous, ne pensant pas que ce soit utile. Je me suis contenté d’en prendre vingt au hasard. Je vous livre mes découvertes. Ces logiciels sont de trois types. Le premier groupe est constitué de logiciels de création graphique. Ce sont ceux qui permettent de réaliser les effets de tressages dynamiques dont, d’après ce que nous avons pu lire ou voir ici ou là, Kharamidov s’était fait une spécialité. Ils ne nous apprennent pas grand-chose. Peut-être seraient-ils intéressants pour un spécialiste de l’œuvre de Kharamidov ou de la générativité graphique sur réseau car je pense que pour une compréhension parfaite de toute œuvre générative, ce qui compte est moins la surface — c’est-à-dire la création vue par tel ou tel spectateur à tel moment — que la profondeur — l’ensemble des algorithmes et des procédures qui permettent de produire les infinités d’effets de surface. Le créateur lui-même ne voit en effet pas toutes les possibilités graphiques de ses programmes ; il intervient à un niveau supérieur d’abstraction en concevant une “machine” à produire du graphique… C’est là qu’est sa vraie création. À ce niveau, Kharamidov était très fort. Il réussit à créer des systèmes génératifs qui, tout en obéissant à une loi profonde unique, provoquent des effets de surface très éloignés les uns des autres… Or, il ne s’agit pas de hasard, mais de programmation. Tout ce qu’il fait a un sens profond… Mais je m’égare… J’avoue que le travail de ce bonhomme me stupéfie. Si j’ai déjà vu de nombreux logiciels de génération graphique, je n’en avais jamais vu d’aussi cohérents, d’aussi puissants. Kharamidov pousse jusqu’au bout le travail sur quelque chose comme le “tissage”. Il faudrait peut-être consulter un spécialiste, du moins si cet aspect vous paraît important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième groupe de logiciels est constitué de ce que je peux appeler des logiciels d’infection. Ils permettent de franchir les défenses des serveurs. Grâce à eux, les créations de Kharamidov pouvaient s’introduire partout. Je pense que ceux-là devraient intéresser tout particulièrement Irina. Je lui ai donc retourné les six de ce type que j’ai pu repérer. Bien que n’étant pas spécialiste de cryptage ou de systèmes de protection, ils me semblent assez sophistiqués. En tout cas, deux d’entre eux répondent à des problèmes que je ne comprends pas."&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116772015618308475?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116772015618308475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116772015618308475&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116772015618308475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116772015618308475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/dernier-rapport.html' title='Dernier rapport'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116763969627937607</id><published>2007-01-01T09:19:00.000+01:00</published><updated>2007-01-01T09:21:36.546+01:00</updated><title type='text'>Désarroi d'une mère</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mardi 29/12/2015, 19:41:54&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sue réfléchit. Elle est bien consciente de la contradiction apparente de sa position mais ne parvient pas à l’accepter. Au plus profond d’elle-même, quelque chose résiste. Le visage du docteur recule, semble prendre de la distance. Elle insiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, qu’est-ce que c’est ?&lt;br /&gt;- J’accepterais sûrement qu’il veuille changer de religion, je le crois.&lt;br /&gt;- Vous le croyez ?&lt;br /&gt;- Ça me serait douloureux peut-être, mais je le crois… Mais l’idée qu’il soit manipulé.&lt;br /&gt;- Qu’appelez-vous “être manipulé”, demande le docteur? Accepteriez-vous qu’il devienne athée?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue est effondrée. Elle n’avait jamais envisagé une telle éventualité. Il lui semblait que l’ordre naturel des choses voulait que ses enfants adoptent sans problème la religion de leur père dans laquelle ils avaient été élevés avec amour. S’il n’en est pas ainsi, que reste-t-il alors sur quoi s’appuyer? Qu’est-ce qui fonde les certitudes nécessaires à la marche, faut-il toujours tout remettre en cause? Elle est en proie à un trouble profond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Excusez-moi, dit-elle, il faut que je réfléchisse, j’ai besoin de trouver quelques réponses en moi-même.&lt;br /&gt;- Comme vous voudrez, dit le docteur Weizenbaum d’un ton neutre. Nous sommes à votre service. Toutefois, si vous revenez nous consulter, il vaudrait mieux vous identifier, vous inscrire à une consultation suivie pour que notre aide soit plus efficace. Si vous le voulez, en me quittant, vous pouvez vous inscrire sur mon agenda.&lt;br /&gt;- Oui… Merci, dit Sue… Je vais réfléchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue quitte la consultation du docteur Weizenbaum. Sur son écran s’affiche une facture : “vingt minutes de consultation, coût: vingt dollars”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’index droit, elle désigne l’icône qui indique la ville, se promène dans le plan, va à l’église baptiste, en ouvre la porte. Sur le panneau d’affichage, elle choisit le forum des pères. Une porte apparaît sur laquelle est affichée une liste, celle des QSP, les “questions souvent posées” pour lesquelles existent déjà des fichiers de réponses. Parmi ceux-ci, un l’attire particulièrement: “Sectes et religion”. Avant d’entrer dans le forum, pour ne pas entraver les débats par des points déjà discutés, il faut qu’elle le lise. Elle en demande l’affichage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116763969627937607?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116763969627937607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116763969627937607&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116763969627937607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116763969627937607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2007/01/dsarroi-dune-mre.html' title='Désarroi d&apos;une mère'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116754758525889302</id><published>2006-12-31T07:46:00.000+01:00</published><updated>2006-12-31T07:46:25.340+01:00</updated><title type='text'>De la liberté religieuse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mardi 29/12/2015, 19:33:02&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sue réfléchit, hésite un peu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour tout dire, non… mais notre révérend Bartley et mon mari craignent que Bart s'intéresse à une secte.&lt;br /&gt;- Pourquoi le craignent-ils ?&lt;br /&gt;- Bart pose d’étranges questions sur la religion.&lt;br /&gt;- Votre fils s’appelle donc Bart ?&lt;br /&gt;- Oui, répond Sue confuse d’avoir livré un nom qu’elle se proposait de taire.&lt;br /&gt;- Vous dites que Bart pose d’étranges questions sur la religion, qu’entendez-vous par là ?&lt;br /&gt;- Il parle d’union des intellects, d’intellect actif, d’intellect passif, de Dieu comme communauté des intellects… Je ne sais pas où il a pris tout ça.&lt;br /&gt;- En quoi est-ce étrange ?&lt;br /&gt;- Ça ne correspond pas du tout à ce que nous lui avons enseigné, à ce en quoi nous croyons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage du docteur Weizenbaum s’agrandit sur l’écran comme si elle s’approchait de Sue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous voulez dire qu’il ne devrait croire qu’en ce que vous lui avez enseigné ?&lt;br /&gt;- Non, balbutie Sue… Pas tout à fait. Nous sommes baptistes, il doit se construire lui-même. Il doit devenir responsable, mais.&lt;br /&gt;- Qu’entendez-vous par “devenir responsable”, pourquoi ce “mais” ?.&lt;br /&gt;- C’est vrai, j’ai l’air de me contredire, mais j’ai peur.&lt;br /&gt;- De quoi avez-vous peur ?&lt;br /&gt;- J’ai peur qu’il soit influencé par une secte.&lt;br /&gt;- Vous insistez sur cette secte sans savoir s’il s’agit bien de cela. N’avez-vous pas plutôt peur qu’il vous échappe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regard du docteur Weizenbaum occupe tout l’écran. La brutalité de la question trouble Sue. Elle hésite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… je ne crois pas. Je crois sincèrement que je l’élève pour qu’il soit autonome mais là.&lt;br /&gt;- Mais là ?&lt;br /&gt;- On dit tellement de choses sur ces sectes… Qu’elles contrôlent les individus, les soumettent, en font des esclaves ou des robots sans volonté. C’est plus que je ne pourrais accepter, c’est contraire à ma conception du libre-arbitre.&lt;br /&gt;- Vous en revenez toujours à “votre” conception. Pensez-vous qu’il n’y ait qu’une seule vérité ? Êtes-vous sûre d’avoir toujours raison ?&lt;br /&gt;- Qui peut l’être ? Dieu seul.&lt;br /&gt;- Vous êtes croyante ?&lt;br /&gt;- Profondément.&lt;br /&gt;- Votre famille est croyante ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Ne craignez-vous pas que Bart, votre fils, perde votre foi ?&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Ainsi vous n’acceptez pas qu’il soit libre ?&lt;br /&gt;- Si, bien sûr… Ce n’est pas ça.&lt;br /&gt;- Alors, qu’est-ce que c’est ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116754758525889302?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116754758525889302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116754758525889302&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116754758525889302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116754758525889302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/de-la-libert-religieuse_31.html' title='De la liberté religieuse'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116746354493774964</id><published>2006-12-30T08:22:00.000+01:00</published><updated>2006-12-30T08:25:45.390+01:00</updated><title type='text'>Une mère inquiète</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mardi 29/12/2015, 19:28:52&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La personne apparue sur l'écran prend la parole:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, je vous remercie de m’avoir fait confiance. Je suis le docteur Eliza Weizenbaum de l’Université du Wisconsin à Madison. Vous avez choisi de conserver l’anonymat, vous en avez le droit. Votre voix ne me parviendra donc que déformée, je serai incapable de vous attribuer une quelconque personnalité. Je dois donc vous prévenir que ce mode ne permet pas d’établir des relations suivies. Si vous désirez me consulter une autre fois, il serait préférable que vous vous enregistriez à l’issue de ma consultation comme patient régulier. Ainsi je vous connaîtrais mieux et serais mieux à même de vous aider. Quel est votre problème ? N’hésitez pas à tout dire : je ne vous connais pas, ne vous verrai peut-être plus jamais. Vous pouvez vous confier sans gêne.&lt;br /&gt;- Je ne vous consulte pas pour moi-même, dit Sue, mais pour mon fils. Il m’inquiète.&lt;br /&gt;- Votre fils vous inquiète ?&lt;br /&gt;- Oui, depuis quelque temps son attitude change, il n’est plus le même.&lt;br /&gt;- Quel âge a-t-il ?&lt;br /&gt;- Quinze ans.&lt;br /&gt;- C’est un adolescent ! En quoi change-t-il ?&lt;br /&gt;- Il devient taciturne, renfermé, reste des heures seul dans a chambre, ne voit plus ses amis.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui vous fait dire qu’il devient taciturne ?&lt;br /&gt;- Avant, il se confiait à moi.&lt;br /&gt;- Il se confiait à vous… Vous êtes son père ou sa mère ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue hésite une seconde :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai besoin de savoir, insiste le docteur Weizenbaum.&lt;br /&gt;- Sa mère, répond Sue.&lt;br /&gt;- Comme toutes les mères, vous avez certainement tendance à être inquiète. Vivez-vous seule avec lui ?&lt;br /&gt;- Non, j’ai mon mari et deux autres enfants.&lt;br /&gt;- Vous formez donc une famille… Avez-vous des conflits familiaux ?&lt;br /&gt;- Jamais.&lt;br /&gt;- Vous êtes donc une famille unie et vous ne comprenez pas pourquoi votre fils change. Pouvez-vous m’en dire plus sur ce que vous considérez être ces changements ?&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr… Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’il semble s’intéresser à des sectes.&lt;br /&gt;- Êtes-vous sûre qu’il s’agit bien d’une secte ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116746354493774964?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116746354493774964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116746354493774964&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116746354493774964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116746354493774964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/une-mre-inquite.html' title='Une mère inquiète'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116738515295106270</id><published>2006-12-29T10:36:00.000+01:00</published><updated>2006-12-29T10:39:13.226+01:00</updated><title type='text'>Consultation en ligne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, mardi 29/12/2015, 19:20:60&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Sous prétexte de finir un travail qu’elle n’a pas eu le temps d’achever dans la journée, Sue Thornton s’est retirée dans son bureau. Comme d’habitude, elle allume le projecteur d’écran. Mais au lieu de se brancher sur le groupe de secrétariat d’entreprises pour lequel elle travaille habituellement, elle se branche sur un service de consultation psychologique à distance, choisit la consultation anonyme et le débit différé sur son compte de mutuelle de santé. Sur son écran s’affiche un service d’accueil d’hôpital, une jeune femme avenante, sourire en tirelire s’adresse à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Centre psychologique de la Mutuelle de santé du sud Texas, bonjour. Vous avez choisi de garder l’anonymat. C’est votre droit mais vous comprendrez que nous soyons amené à vous poser quelques questions, parfois personnelles. Actuellement sont disponibles les docteurs Barrett, Yakov, Weizenbaum, Shepsovitch et Burton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fur et à mesure qu’elle les nomme, des fenêtres s’ouvrent dans l’écran principal : le docteur Barrett est une jeune femme d’environ vingt-huit ans, blonde, avenante; le docteur Yakov un homme au regard dissimulé derrière d’épaisses lunettes d’écailles, il a la cinquantaine ; le docteur Weizenbaum est une forte femme de quarante ans; le docteur Shepsovitch un homme jeune à l’allure sportive, certainement d’origine asiatique; le docteur Burton, une femme au visage rond, encore poupin bien qu’elle paraisse dans les cinquante ans…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous pouvez choisir une consultation collective en désignant les docteurs que vous désirez y voir participer, continue la jeune femme, ou une consultation individuelle. Le coût de la consultation est de vingt dollars par demi-heure et par docteur. La première demi-heure est forfaitaire. Le montant de votre consultation sera automatiquement débité de votre compte à votre mutuelle de santé. Merci de vous être adressée à nous! Vous avez cinq minutes pour vous décider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sue hésite. Une consultation collective la tenterait bien, mais elle craint un peu la dépense. D’autre part, elle ne connaît aucun de ces médecins, ne sait même pas où ils se trouvent. Tout ce qu’elle sait, c’est que leur compétence est garantie par sa mutuelle de santé. Et ça lui suffit… Parce que son apparence lui inspire confiance, elle choisit le docteur Weizenbaum qu’elle désigne de l’index. Comme si elle pénétrait dans le cabinet du docteur, l’image s’élargit. Le docteur Weizenbaum s’adresse à elle d’une voix ferme, son regard semble vouloir pénétrer la personne à laquelle elle s’adresse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116738515295106270?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116738515295106270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116738515295106270&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116738515295106270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116738515295106270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/consultation-en-ligne.html' title='Consultation en ligne'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116729372202166565</id><published>2006-12-28T09:12:00.000+01:00</published><updated>2006-12-28T09:15:22.286+01:00</updated><title type='text'>Renaissance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, mardi 29/12/2015, 02:12:02&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alcathe parcourt la pièce du regard, cherche ce qu’il pourrait laisser derrière lui qui risquerait de le trahir. Il ne trouve pas grand-chose: sa vie de désintégré était bien pauvre, banale, presque invisible pour tout dire. Un à un, il examine les vêtements qui traînent sur la chaise bancale, les jette dans un vieux carton humide pour les descendre dans la rue où ils feront peut-être le bonheur d’un autre désintégré. Toute sa jeunesse est là, ou presque: deux pulls dont un rongé aux mites, trois chemises colorées vif, deux pantalons, deux vestes… Il fouille soigneusement les poches de façon à ne rien oublier qui serait un signe de sa vie antérieure: elles sont vides, ne recèlent aucune de ces surprises qui pourraient lui donner le moindre sentiment de nostalgie. Quand il en a fini avec ses vêtements, il inspecte le moindre recoin, le plus petit espace où quelque chose de lui pourrait se dissimuler. Il ne trouve rien, prend conscience du non-être qu’était son existence: Sidney n’était vraiment rien, Alcathe peut vivre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand tout son travail de nettoyage est terminé, il hésite: se demande s’il va dormir… Non. Il éprouve comme une résistance, comme si quelque chose de ce passé vide le retenait encore en ce lieu. Il pense d’abord que c’est la saleté des draps dont il s’est déshabitué qui l’empêche de se coucher, puis que c’est l’étroitesse des lieux, l’excitation du lendemain… Mais il lui faut bien se résigner, ce n’est rien de tout cela… Alcathe peine à émerger de Sidney. Quelque chose de son passé qu’il ne saurait décrire l’empêche d’aller de l’avant. Sidney résiste sous Alcathe. Dix-sept ans de vie, même de galère, ne se gomment pas sans douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui faut bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se décide. Il prend son carton de vêtement, le descend dans la rue. Au moins, personne ne le verra, ne lui posera de question. La nuit est froide. Plus aucun passant, même les derniers des désintégrés ont trouvé un abri jusqu’à l’aube. Alcathe vérifie que personne ne le voit, dépose son carton à l’angle de la rue Blondel, marche jusqu’au boulevard de Sébastopol. La neige tombe toujours avec constance, une fine pellicule blanche colore l’asphalte. Il réalise soudain l’absurdité de sa conduite: que fait-il là? Il hésite. Pourquoi ne retournerait-il pas à l’hôtel Saint-Aignan si proche, quelques centaines de mètres… Pourquoi se plie-t-il à cette consigne absurde? C’est si con! Il aimerait tant se retrouver dans la chaleur du groupe, participer à l’effusion du costume-de-données!… Il sait pourtant que c’est impossible: pour la première fois de sa vie peut-être, il a pris un engagement, a donné sa parole. Pas question de les décevoir. Il reste un moment immobile dans le courant d’air glacial qui monte de la Seine, hésite… hésite encore… se décide. Par la rue de Tracy, il rentre chez lui. Comme pour une veillée mortuaire, les rues sont désertes et lugubres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alcathe revient chez Sidney.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de s’engager dans l’escalier délabré qui monte à son sixième étage, il pense à sa boîte aux lettres: n’ayant aucune vie sociale, il ne reçoit jamais de courrier, mais parfois quelques vagues connaissances — le Turc, Daniar autrefois, le chinois du passage du Pontet — lui laissent des messages… Mieux vaut faire disparaître toutes les traces. Il l’ouvre. À l’intérieur, un amoncellement de publicités disparates. Il les trie. Au milieu d’elles, une enveloppe. Alcathe la prend, s’approche de la lumière jaunâtre qui éclaire l’entrée: “De la part de Khamid Khan Kharamidov”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Ouzbek ne l’a donc pas oublié.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116729372202166565?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116729372202166565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116729372202166565&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116729372202166565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116729372202166565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/renaissance.html' title='Renaissance'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116721638316279271</id><published>2006-12-27T11:43:00.000+01:00</published><updated>2006-12-27T11:46:23.400+01:00</updated><title type='text'>Mystiques arabes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, mardi 29/12/2015, 01:52:05&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alcathe a quitté la cellule du Maître, est retourné dans la sienne où il a trouvé des vêtements confortables, s’est changé puis, sans que personne ne l’accompagne, a quitté l’hôtel Saint-Aignan pour ne plus y revenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas question de se laisser gagner ni par le rêve, ni par la nostalgie: il s’agit de faire le vide. Alcathe s’extrait de la vieille couverture de Sidney, se lève de son lit, commence à rassembler les quelques papiers qui étaient autrefois les siens: une photo qui le montre à Barcelone en compagnie de l’Ouzbek, une carte d’identité, la smart card que Daniar lui avait remise après son expédition à Avon. Il entasse tout cela dans son évier, y ajoute des papiers, y met le feu… Ses biens se montent à peu de choses : ses vieux vêtements élimés qu’il jettera dans une poubelle avant de prendre son train pour Venise, deux verres ébréchés, une assiette, un archaïque briquet à gaz doré, quatre livres, une gravure sous verre qui lui restent du pillage organisé chez le vieil homme. Il ne doit pas laisser de traces. Il jette le briquet par le vasistas, l’entend tomber sur un des toits de zinc, glisser dans une gouttière. Il brise le sous-verre, jette la gravure dans le feu de son évier. Il prend les livres, ouvre le premier pour en déchirer le pages et le brûler. Machinalement, il lit la page de titre: “Durrat al-fâkhirah fî dhikr man intafa’tu bihi fî tarîq al-âkhirah, Perle précieuse sur ceux qui m’ont aidé sur le chemin de l’Autre Monde” de Muhyî ad-Dîn Ibn’Arabi, traduit de l’arabe andalou par Léon Redor, publié en 2009 aux éditions Orientales. Sur cette même page, un tampon à l’encre rouge: Léon Redor, 33 rue de la Haute-Bercelle, 77210 - AVON (France, Europe). Ainsi l’homme qu’ils avaient agressé devait être le traducteur de ce livre. Ça ne doit pas être facile à vendre. Alcathe déchire les pages une à une, les fait brûler, vérifiant soigneusement que tous les fragments en soient détruits. Puis il passe au second: “Rûh al-quds fî munâçahat an-nafs, l’esprit de Sainteté dans la guidance de l’âme”, même auteur, même traducteur, même éditeur, mais publié en 2008. Ainsi cet homme aussi s’intéressait à la mystique… Cette coïncidence amuse Alcathe. Le troisième intitulé “Al-Futûhât al-Makkiyyah” du même auteur, traduit en 1991 par un nommé S..R.P. Austin sans titre français, porte le même tampon rouge. Comme d’ailleurs le quatrième : “Mahâsin al-majâlis” de Ibn al-’Arîf traduit et édité à Paris en 1933 par un nommé Palacios. Léon Redor aimait beaucoup la littérature arabe. Alcathe ne voit pas bien à quoi ce genre de livre peut servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la poche droite de l’anorak de nylon noir qui lui a été donné, il prend la petite boîte de carton qui contient le signe de reconnaissance dont lui a parlé Boèce de Dacie. Il l’ouvre. Enveloppé dans du papier de soie, un médaillon : une broche, plutôt, comme en témoigne l’épingle à son revers. Des baguettes serties de brillants encadrent un décor “art déco”. Le cœur est constitué d’un semis de fleurs sur fond de feuillage en émail bleu. Les fleurs semblent être autant de pierres précieuses : rubis, émeraudes, améthystes… Au centre, deux lettres en or entrelacées : un S, un P… Alcathe, surpris, l’examine attentivement : il connaît cette broche, l’a déjà vue. Il s’en souvient très bien car c’est le dernier cadeau qu’il a fait, il y a une quinzaine de jours, à son ami Ouzbek avant son départ pour l’Amérique. Il s’en souvient d’autant plus qu’il l’avait fauché la veille à un inconnu qui avait eu la mauvaise idée de venir rôder dans le passage du Caire et qu’il avait coincé pour le dépouiller avec deux autres gamins du quartier. Ils n’en avaient pas tiré grand-chose: cette broche, une montre quelconque, une paire de bottes, un blouson pas tout à fait neuf… La coïncidence est tout de même étrange! Ce souvenir fait sourire Alcathe: ainsi ils avaient taxé un “missionnaire”! Au moins il faudra que ça lui serve de leçon; pas question qu’à Venise ce soit lui le pigeon. Il connaît la musique, ça devrait se passer sans problèmes. Alcathe épingle la broche à l’intérieur de la poche intérieure gauche de sa veste; pratique: facile à montrer, pas facile à faucher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116721638316279271?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116721638316279271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116721638316279271&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116721638316279271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116721638316279271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/mystiques-arabes.html' title='Mystiques arabes'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116712633634662810</id><published>2006-12-26T10:43:00.000+01:00</published><updated>2006-12-26T10:45:36.653+01:00</updated><title type='text'>Changement de vie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, mardi 29/12/2015, 01:46:43&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Boèce de Dacie poursuit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as accepté d’être un de nos missionnaires, tous nous t’en remercions. Tu vas nous quitter pour un temps, tu vas même quitter Paris. Voici ton billet de train: demain tu partiras pour Venise où le concile de nos frères a décidé de t’envoyer parce que nous y sommes trop peu nombreux. Comme tu l’as compris, ta mission est simple : par tous les moyens dont tu disposes, faire en sorte de ramener dans la Voie le plus grand nombre possible d’âmes égarées. Pour cela, tu devras vivre comme un homme ordinaire, te fondre dans la foule, te faire accepter là où tu seras. C’est pour cela que tu dois quitter Paris où tu es trop connu. Tu vas devenir un homme neuf. Désormais tu t’appelles Alcathe Del Banco. Tous les papiers nécessaires te seront remis avant ton départ. Nous te donnerons aussi une smart card pour que, sans que ce soit dans le luxe, tu puisses vivre de façon décente. À Venise, nous t’avons loué un appartement, hors des quartiers sécurisés des intégrés, proche des désintégrés sans pour autant être dans les marginaux, au 11 calle Forno, près de la piazza Santa Margherita. Tu dois passer inaperçu, tu ne dois avoir plus rien à te reprocher. Tu es un homme neuf. Pour les autorités, tu as un métier, tu travailles comme guide pour le centre touristique de la Giudecca dont les bureaux sont Campo San Agnese. Ce sont des amis, ils ne te demanderont rien mais sauront te soutenir en cas de difficulté. Nous avons aussi à Venise une petite communauté de frères où va être envoyé directement ton costume-de-données. Tu pourras donc participer régulièrement à nos effusions mystiques. Cette communauté vit dans un vieux palais, le palazzio Emo, quartier Santa Marta, rue San Nicole. Ils sont prévenus de ton arrivée: tu pourras aller les voir une fois ou deux par semaine. Mais attention, tu devras être très prudent, personne ne doit savoir que vous appartenez à la même église. Nous avons beaucoup d’ennemis et, même si le temps de notre triomphe approche, nous devons encore cacher nos forces. Tu seras d’autant plus efficace que personne ne te soupçonnera d’être des nôtres. Maintenant, Sidney Delbanco doit disparaître, il n’a jamais existé. Détruit tout ce qui t’a appartenu, nous ferons en sorte que tes rares traces ne te suivent pas. À Venise, aucun de nos frères ne te connaît. Nos missionnaires ont un signe de reconnaissance. Il te sera donné avant ton départ. Maintenant, tu sais tout . Rentre dans ta cellule, tu y trouveras des habits. Quitte l’hôtel dès cette nuit, sans retour. As-tu des questions?&lt;br /&gt;- Non, Maître.&lt;br /&gt;- Alors, dit Boèce de Dacie en lui donnant l’accolade, que Dieu soit avec toi!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116712633634662810?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116712633634662810/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116712633634662810&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116712633634662810'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116712633634662810'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/changement-de-vie.html' title='Changement de vie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116704307008860730</id><published>2006-12-25T11:36:00.000+01:00</published><updated>2006-12-25T11:37:50.326+01:00</updated><title type='text'>Boèce de Dacie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, mardi 29/12/2015, 01:45:53&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a maintenant presque une demi-heure que Sidney est revenu dans son ancien taudis de la rue Saint-Denis. Il l’examine avec étonnement, se demande comment il a pu vivre si longtemps dans un espace aussi exigu, dans une telle crasse. L’entassement de vêtements défraîchis et sales sur une chaise aux pieds cassés, l’odeur épouvantable qui monte de l’espèce de cuvette noire qui lui tient lieu de lavabo, les râles amoureux, les disputes qui lui parviennent à travers les cloisons, tout cela lui semble appartenir à un autre monde abandonné à jamais. Il monte sur le tabouret disposé à cet effet, ouvre le vasistas étroit qui donne sur les toits de zinc, une petite neige froide, régulière, continue à tomber sans relâche, accentuant l’obscurité de la ville. Il fait très froid. Sidney referme le vasistas, s’enroule dans une couverture, se recroqueville sur son lit. L’odeur de saleté sure de la couverture lui donne presque envie de vomir. Il avait oublié ce qu’était la pauvreté et la précarité. Il regrette presque d’avoir accepté la mission dont l’a chargé le Maître Boèce de Dacie. Bien sûr, il va quitter tout cela, abandonner Paris pour Rome où un logement décent lui a été promis, mais ce brutal retour à sa vie antérieure lui est une douleur : cette nuit va lui être un calvaire. Peut-être le Maître a-t-il jugé qu’il était nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boèce de Dacie l’a reçu il y a un peu moins d’une heure, après sa séance d’effusion dans son costume-de-données. En lotus sur le sol, près d’une statue de Bouddha, il l’attendait dans une des pièces blanches de l’hôtel Saint-Aignan :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Entre, Alcathe, viens t’asseoir auprès de moi… Écoute-moi !.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alcathe obéit…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116704307008860730?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116704307008860730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116704307008860730&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116704307008860730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116704307008860730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/boce-de-dacie.html' title='Boèce de Dacie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116696796127207266</id><published>2006-12-24T14:43:00.000+01:00</published><updated>2006-12-24T14:46:01.623+01:00</updated><title type='text'>Lassitude de Joseph</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mardi 29/12/2015, 09:37:11&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a en a comme ça des centaines de milliers. Peut-être même des millions… J’ai renoncé à les faire évaluer. Si vous pensez que c’est utile, je peux créer un programme de comptage et d’analyse automatique. Mais il faudrait être sûr que ça vaille la peine. En tout cas, nous sommes tombés sur des gens organisés, qui ont les moyens, savent ce qu’ils veulent et semblent tricher avec les lois. Mais ça, il faudrait le prouver ! Ce ne sont pas des amateurs. Je crois que nous approchons du but. C’est même un peu effrayant : je me demande si nous faisons bien de ne jouer le jeu qu’entre nous. Reste à savoir vraiment ce qu’ils veulent et pourquoi ils ont éliminé Kharamidov? Dès que vous avez du nouveau, faites signe, ça me distrait dans ma solitude. Avez-vous des nouvelles de Jeff ? Joseph, as-tu avancé?”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joseph est un peu las. Il ne sait trop pourquoi mais tout ce fatras lui semble bien lointain. Il regarde la montagne que la flamme du soleil dévore, les flaques étincelantes des rizières vertes, la chatte qui dort en boule sur un coin de sa terrasse de bambou, s’étire, respire profondément… S’il ne peut trouver la paix ici, comment pourrait-il la trouver ailleurs ? En quoi ce monde virtuel transmis par des réseaux et des ondes le concerne-t-il? A-t-il plus de réalité que l’univers familial imaginaire qu’il fait vivre périodiquement? Où est la vie? Où est l’imaginaire? Il regarde le bleu du ciel comme s’il voulait s’y perdre, se sert un autre bol de café, répond enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Rien foutu depuis trois jours. Peut-être aujourd’hui… ou demain… Le temps ne presse pas. Si on parlait de nos vies, de nous, de nos familles? Et si je vous parlais de moi?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il ferme le yeux, se laisse réchauffer par un soleil adolescent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116696796127207266?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116696796127207266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116696796127207266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116696796127207266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116696796127207266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/lassitude-de-joseph.html' title='Lassitude de Joseph'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116686816235411304</id><published>2006-12-23T11:00:00.000+01:00</published><updated>2006-12-23T11:02:42.543+01:00</updated><title type='text'>Jeux d'adresses</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mardi 29/12/2015, 09:18:02&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il y a un second point… J’ai retrouvé tous les noms des pensionnaires Peirse dans un de ces fichiers, beaucoup moins riche d’informations, comme si, dans ce cas, ils ne figuraient pas dans les données éparses du réseau. Mon hypothèse est qu’il s’agit de désintégrés, probablement membres de la secte. Croyez-moi, si c’est le cas, ils sont nombreux. Chacun d’entre eux est lié à des informations que je ne comprends pas, quelque chose comme des codes de données, peut-être destinées à des logiciels spécifiques. J’ai parfois retrouvé le même type de codes dans le premier fichier, celui des intégrés, je n’arrive pas à savoir à quoi ils peuvent servir. Pour ça, il faudrait trouver le logiciel qui les exploite et je ne crois pas que ce soit facile parmi la masse de données que nous avons déjà sur Sarpedon. Je vous donne par exemple, un échantillon de ces informations constitué par l’extrait que nous ont donné les linguistes, des informations sur quelques pensionnaires Peirse, complété de ce que j’ai pu y rattacher. Au cas où ça vous donnerait des idées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexander Paul, rue Davidson, 35, Montréal    02231005233&lt;br /&gt;Berthier Raymond, rue Saint-Dominique, 154, Madrid    02031095199&lt;br /&gt;Braffort Claude, avenue De Parson, 251, Montréal    07231065231&lt;br /&gt;Carlyle Mary, allée Belair, 343, Bruxelles    12245106547&lt;br /&gt;Dutrisac Peter, rue de la Tournelle, 12, Dijon    01145794412&lt;br /&gt;Legrand Odette, avenue de Bruxelles, 55, Montréal    11398905233&lt;br /&gt;Léon Redor, rue de la Haute Bercelle, 33, Avon    00990000000&lt;br /&gt;Maximoff Ivan, avenue De Parson, 251, Montréal    07231015231&lt;br /&gt;Peters Enrika, Wormstrasse, 5, Sachsenhausen, Francfort    10555543091&lt;br /&gt;Schlimpfers Ulf, Donnerhauserstrasse, 33, Francfort    01555601213&lt;br /&gt;Soulanges Jean Jacques, rue Riverside, 21, Montréal    03656005232&lt;br /&gt;Thornton Bart, 325 ème avenue, 1021, Dickinson    05876540003&lt;br /&gt;Tsalmuna Patricia, avenue De Parson, 251, Montréal    18231045231&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116686816235411304?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116686816235411304/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116686816235411304&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116686816235411304'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116686816235411304'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/jeux-dadresses.html' title='Jeux d&apos;adresses'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116676586476724640</id><published>2006-12-22T06:34:00.000+01:00</published><updated>2006-12-22T06:37:45.240+01:00</updated><title type='text'>Analyse de fichiers</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mardi 29/12/2015, 09:01:20&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;À côté de celle de Blaise, une autre fenêtre. Sa barre de menu porte le clone d’Irina, la date 29/12/15 et l’heure : 07:46:46… Dans la fenêtre un second texte s’affiche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Le jour se lève, ma nuit a été presque aussi blanche et froide que le paysage qui m’enferme. Autant de temps gagné sur le temps, même si, au fond, je n’en ai rien à faire… mais vous n’êtes pas là pour m’entendre geindre sur les malheurs d’une existence dont vous n’avez rien à connaître. Peut-être avez-vous déjà lu le compte-rendu que j’ai rédigé il y a près de deux heures. Si vous ne l’avez pas fait, il est, sous mon nom, dans vos dossiers “kharamidov”. Depuis, j’ai envoyé un cheval de Troie explorer le serveur Sarpedon. Je viens de recevoir les premiers résultats. Sur les mémoires de leur serveur existe un dossier “khamidkhan”. La coïncidence m’a semblé intéressante. Il ne contient que des logiciels. C’est donc un peu délicat de les transférer sans qu’ils s’aperçoivent de quelque chose. J’ai donc installé un petit voleur qui va profiter de tous les intervalles de transmission du serveur pour me les envoyer en petits morceaux. Ça prendra un peu de temps, mais je pense que dans quelques heures nous devrions les avoir chez nous. J’espère que Jeff ou Joseph sauront trouver à quoi ils servent. Pour le reste, après avoir laissé de côté les programmes qui ne me disent rien, j’ai surtout travaillé sur les fichiers que Joseph a découverts dans leurs images. J’y ai trouvé un certain nombre de choses intéressantes. D’abord, pour l’essentiel, il ne s’agit pas de fichiers, mais de fragments de fichiers: les informations de structure qu’ils contiennent, une fois décryptées, ne laissent aucun doute à ce sujet. C’est un peu comme s’ils découpaient les colonnes d’un tableau et les expédiaient chacune de leur côté. Chaque colonne, prise séparément, ne signifie pas grand-chose: seule la structure complète donne du sens. Ainsi, par exemple, une colonne de chiffres n’apprend rien. Il faut la rapprocher d’une autre colonne pour comprendre qu’il peut s’agir d’un numéro de compte bancaire, d’assurance ou de permis de conduire. Ceci fait, j’ai découvert que sur ce réseau transitaient des masses d’informations les plus variées sur des personnes habitant des points très divers de la planète. J’ai l’impression qu’ils ont mis au point un vaste système de recoupement de fichiers provenant du monde entier : nom, prénoms, âge, sexe, numéro de compte bancaire, numéro de carte Visa, codes de cartes, codes de smart card, appartenance religieuse, adresse actuelle, emprunts, adhésion à un parti politique, condamnations pénales, amendes diverses, études, incidents de paiement, maladies, inscriptions à des clubs, adresses successives, voyages, etc. Ces gens là sont en train de ficher une part impressionnante de la population intégrée ainsi que de recouper les informations qu’ils extraient de diverses sources. Mon idée est qu’ils se baladent un peu partout dans les réseaux, placent des fureteurs, des agents intelligents, ramassent systématiquement tout ce qu’ils trouvent. La technique des Mormons, automatisée et appliquée aux vivants. C’est bien sûr strictement interdit par toutes les conventions internationales. Aussi, pour passer inaperçus, ils font transiter tout ça crypté dans leurs images puis créent d’immenses recoupements de données. Tous ceux qui sont pris dans leurs filets sont nus devant eux. C’est à la fois génial et effrayant. Si ça m’amusait, je pourrais maintenant faire chanter pas mal de monde. En fait, ça me pose un problème sérieux ! Aussi j’ai décidé de ne pas vous faire parvenir ces données mais de les détruire. Je ne mets à votre disposition qu’un fragment pour que vous vous rendiez compte de ce que ça représente. C’est mon premier point. Je crois qu’il est assez intéressant !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116676586476724640?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116676586476724640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116676586476724640&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116676586476724640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116676586476724640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/analyse-de-fichiers.html' title='Analyse de fichiers'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116671111954985229</id><published>2006-12-21T15:23:00.000+01:00</published><updated>2006-12-21T15:25:20.050+01:00</updated><title type='text'>Blaise se manifeste</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Tolag, mardi 29/12/2015, 08:51:02&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;D’un revers de la main, il chasse le petit gecko jaune et noir qui paresse sur les touches ensoleillées de son micro-ordinateur, choisit l’écrit comme mode d’échange, crée un espace virtuel de discussion. Quelque chose comme une maquette de salon. Y place les clones d’Irina et de Blaise: chacun d’entre eux, maintenant doit savoir qu’il est sollicité par l’autre, que Joseph organise leur rencontre. Blaise se manifeste le premier: sur l’écran de Joseph une fenêtre s’ouvre, portant dans sa barre de menu le clone de Blaise ainsi que la date et l’heure: 29/12/15, 00:43:56… Dans la fenêtre, un texte s’inscrit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Comment allez-vous? Je suis, pour l’instant, absent de chez moi et n’ai pas accès au réseau… J’ai laissé mon clone en stand-by au cas où vous désireriez connaître mes dernières informations sur l’affaire qui nous occupe. Il y en a peu que vous ne connaissez pas directement. La seule qui date seulement de quelques heures est l’interrogatoire de la bonne de la pension Peirse —Patricia Tsalmuna. Elle a été interpellée à Vancouver. Son interrogatoire ne nous apprend rien sinon qu’elle ment. J’ai en effet relevé ceci dans le compte-rendu enregistré par les policiers de Montréal le 25 décembre, neuf heures six heure locale : “Monsieur Benoît a dit qu’il allait dans sa famille pour les fêtes. Quelque part dans l’Ouest… Dans les Rocheuses je crois,. Peut-être bien Banff, mais j’en suis pas sûre. Il doit ne revenir que le 2 ou 3 janvier. Il nous a déjà payé le mois de janvier… Quant à Monsieur Maximoff, il n’a rien dit non plus. Je crois savoir qu’il devait passer les fêtes à Toronto, chez des amis. Normalement il devrait revenir demain.” Or, aujourd’hui, 28 décembre à 13 heures 43 heure locale, lors de son interrogatoire à Vancouver, elle déclare : “Huit jours avant sa mort, je suis pas sûre de la date… Disons entre le 17 et le 19 décembre, monsieur Peirse a déclaré son intention de tous nous renvoyer… Certains soirs tous les pensionnaires se retrouvaient pour discuter un peu. Un soir, il nous a réunis. Ça ne nous a pas trop surpris… Il nous a dit qu’il était trop fatigué, trop vieux, que la maladie le rongeait, qu’il ne pouvait plus vivre dans cette maison, que le moindre bruit le fatiguait… Il s’est excusé, puis a ajouté que la maison devrait être vide le lendemain de Noël…” Il y a là une contradiction manifeste puisque le 25 décembre, elle semblait ignorer ce que Denys Peirse était, de son propre aveu, censé lui avoir déclaré huit jours avant. D’autre part, le mystérieux monsieur Benoît ne peut avoir payé le mois de janvier d’avance alors que, ajoute-t-elle plus loin : “Denys Peirse a trouvé un nouveau logement à tous ses pensionnaires”. Lorsque l’on examine attentivement ces deux interrogatoires, ils sont bourrés de contradictions. Je pense que la police de Montréal va s’en apercevoir dès demain matin. Ils vont à nouveau interpeller cette femme pour en savoir davantage. Nous serons donc au courant. Tout converge vers cette pension Peirse qui devient de plus en plus mystérieuse et semble liée à Sarpedon. Si vous avez des informations supplémentaires sur ce point, faites-les moi parvenir rapidement. Le dossier Sarpedon est en effet trop volumineux pour être exploité utilement sans analyses particulières. À bientôt. Dès que je m’éveille je me rebranche en direct. Amitiés.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116671111954985229?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116671111954985229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116671111954985229&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116671111954985229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116671111954985229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/blaise-se-manifeste.html' title='Blaise se manifeste'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116661230336757799</id><published>2006-12-20T11:57:00.000+01:00</published><updated>2006-12-20T11:58:35.876+01:00</updated><title type='text'>Survivre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tolag, mardi 29/12/2015, 08:39:52&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Joseph se lève, sa nuit a été agitée de nombreux cauchemars: sa bouche est pâteuse. Il éprouve une sensation de gueule de bois. Il ne devrait pas boire autant, mais, le plus souvent, il est incapable de se raisonner… Déjà, le soleil dépasse la crête des montagnes, enflamme les toits de paille de riz du village accroché aux terrasses d’eau vertes où se vautrent quelques buffles. Par les sentiers étroits qui serpentent sur les bords des digues, une vieille villageoise, courbée, dos écrasé par une charge de petit bois revient de la jungle. Quelques enfants se poursuivent entre les paillotes. Le toit de tôle ondulée de la petite école s’illumine. Un chien noir, miteux, efflanqué rôde à la lisière du village. La journée promet d’être magnifique, chaude… Joseph s’extrait de sa moustiquaire, descend de son hamac. Un de ses mainates tourne vers lui un œil interrogateur ; sous les pilotis, les petits cochons noirs, grognant, fouillent le sol de leur groin. Joseph se gratte le dos, passe les doigts de sa main gauche dans sa barbe broussailleuse, s’étire au soleil. Il va bien falloir qu’il songe sérieusement à se laver et se raser, sinon il va être bouffé de vermine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il allume son petit réchaud à gaz, se prépare un bol de café fort. Sur l’écran toujours allumé de son ordinateur portable, trois clones sont actifs: le premier représente Irina — cette russe de leur groupe d’enquête — le second est celui de Blaise, le troisième un correspondant de Bertrand, l’un de ses fils fictifs. Grande-Bretagne, où il doit être moins d’une heure du matin ; Sibérie, où il est un peu plus de sept heures; Australie, où il est plus de dix heures. Joseph aime que le monde entier converge vers son inexistence. Ne manque que l’Amérique prête à entrer dans une nouvelle nuit. Alors, il couvrirait le monde. La satisfaction n’est pas très importante, mais quand même… Joseph boit une gorgée de son café, grimace. Pour tout dire, ce breuvage est assez infect. Son seul mérite est de contribuer à lui remettre les idées en place. Joseph n’a pas très envie de s’occuper du correspondant de Bertrand. Il n’a pas l’esprit assez clair pour imaginer des aventures intéressantes pour ses treize ans fictifs; encore moins pour aller tourner un petit film vidéo qui les crédibiliserait. Les vies imaginaires de Ludwig, Bertrand, Charlotte et Witt peuvent bien attendre. De toute façon, elles ont l’éternité devant elles. Il suffit que Joseph en décide ainsi. Blaise et Irina correspondent mieux à son état d’humeur. Ils vont l’aider à penser à autre chose, sortir de cette rumination morbide qui, comme d’habitude, accompagne son réveil. Pour cela, il va les regarder vivre. Après tout, depuis près de trois jours, depuis qu’il a transmis les premiers décryptages d’images à Blaise, il n’a rien de spécial à leur dire. Ses logiciels se sont contenté de tourner sur d’autres images, ils ont trouvé d’autres textes cachés… Rien de particulier. Une fois que la méthode a été comprise, rien ne change. L’excitation de la nouveauté est bien tombée. Ce qui, maintenant, l’intéresserait, c’est d’en savoir un peu plus. Les réponses du forum des linguistes ont été un début de réponse : elles ne lui suffisent plus. Joseph est maintenant à ce stade où, après l’exaltation des premières hypothèses, chaque découverte marque le pas, s’interroge sur elle-même jusqu’à ce qu’elle aboutisse à de nouvelles directions qui relancent l’intérêt… ou s’épuise. Joseph, ce matin, ne se sent pas du tout combatif. Pour tout dire, une fois son café bu, il se rallongerait volontiers dans son hamac pour commencer sa journée au whisky. Faire autre chose lui demande une volonté extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116661230336757799?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116661230336757799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116661230336757799&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116661230336757799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116661230336757799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/survivre.html' title='Survivre'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116608617394265197</id><published>2006-12-14T09:44:00.000+01:00</published><updated>2006-12-14T09:49:45.330+01:00</updated><title type='text'>Fin de colloque</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, lundi 28/12/2015, 18:50:32&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;- Oui, nous savons, dit le révérend Bartley. Ce n’est pas ce qu’on te demande.&lt;br /&gt;- Alors quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai en charge l’âme de ce jeune, commence le révérend, aussi je me sens aussi inquiet que son père et tu sais que je ne m’affole pas facilement. Nous en avons vu d’autres tous les deux, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;- En effet, acquiesce Sheridan.&lt;br /&gt;- Pour une fois je me sens désarmé, continue le révérend. J’ai l’impression que des gens, une secte peut-être, se sert du réseau pour endoctriner cet enfant et qu’elle le fait de façon telle qu’il est emprisonné, ne peut plus s’échapper. Il perd tout esprit critique comme si on le droguait. Comment? Je ne sais pas. mais les faits sont là! Et c’est très grave parce que nous ne pouvons rien. Son père ni son confesseur ne peuvent rien. Nous voyons cet enfant fuir vers quelque chose qui s’empare de son âme et nous ne pouvons rien faire. Tu comprends! C’est pour ça que nous avons besoin de toi !&lt;br /&gt;- Si vous avez raison, c’est très grave. Vous pensez à quelque chose comme des techniques d’influence à distance, des images subliminales?&lt;br /&gt;- Nous n’en savons rien ! Mais nous pensons que ça devrait intéresser la police!&lt;br /&gt;- Pour l’instant, il n’y a aucun délit. Je ne vois même pas comment vous pourriez porter plainte, ce ne sont que des impressions. Tout ça est très flou.&lt;br /&gt;- Toi, tu peux. Tu es le shérif. Je suppose que tu as des amis dans la police. Essaie de savoir si ce cas est unique où s’il s’est produit ailleurs des cas semblables. Si nous avons raison, tu dois en trouver. On te demande pas une enquête officielle, on est d’accord avec toi là-dessus, mais renseigne-toi, interroge discrètement tes amis… On ne peut pas laisser ce garçon se damner sans rien faire!&lt;br /&gt;- On compte sur toi, insiste Brooks.&lt;br /&gt;- OK, je vais m’en occuper, dit Sheridan en se levant de son fauteuil et en se dirigeant vers la porte. Je vous le promets. S’il y a quelque chose, je le saurai. On verra alors ce qu’on peut faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks et le révérend Bartley se lèvent. Ils passent la porte du bureau. Brooks se retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fais vite ! dit-il d’un ton implorant.&lt;br /&gt;- Compte sur moi, répond Sheridan, tu sais que je ne laisse jamais tomber les amis. Nous serons vite fixés.&lt;br /&gt;- Dieu t’entende, répond le révérend. Tu me ramènes à l’église ? ajoute-t-il se tournant vers Brooks.&lt;br /&gt;- OK… N’en parle pas à Sue pour l’instant, elle est déjà assez inquiète.&lt;br /&gt;- Ne t’en fais pas, un confesseur est aussi muet qu’une tombe !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116608617394265197?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116608617394265197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116608617394265197&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116608617394265197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116608617394265197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/fin-de-colloque.html' title='Fin de colloque'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116599391646208617</id><published>2006-12-13T08:08:00.000+01:00</published><updated>2006-12-13T08:11:56.830+01:00</updated><title type='text'>Questions d'éducation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, lundi 28/12/2015, 18:40:42&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La discussion dans le bureau du shériff se poursuit:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas vraiment… Bien sûr ses débits ont augmenté, mais il gère son budget. S’il préfère le dépenser sur le réseau plutôt qu’en chewing-gum ou en vêtements, c’est son affaire. Non, ce qui m’inquiète c’est son enfermement récent sur ces seuls serveurs. D’habitude, il furetait, faisait preuve d’une grande curiosité. Maintenant, on dirait qu’il est prisonnier, drogué, qu’il ne peut pas se passer de ces trois-là!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le shérif réfléchit un moment, vient se rasseoir dans son fauteuil, met les pieds sur son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi ne lui interdis-tu pas de se brancher ?&lt;br /&gt;- Impossible, dit Brooks, tu sais bien qu’une grande partie de son travail scolaire se fait par le réseau, comment faire autrement ?&lt;br /&gt;- Installe un limiteur d’accès… Tu sais, un de ces logiciels que tu places en sentinelle sur le serveur central de la maison et qui dit qui a le droit de se brancher sur quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks a l’air gêné, il prend sa tête entre ses mains, pose ses coudes sur ses genoux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’y ai pensé… J’en ai même parlé au révérend. Mais nous sommes d’accord là-dessus, j’ai toujours eu des relations de confiance avec Bart. Je crois que ce serait dommage de changer d’attitude. De toute façon, ce serait inefficace, Bart a une habitude suffisante des réseaux et des serveurs pour réussir à franchir ces barrières. Je ne crois pas que ça l’arrêterait longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le shérif se frotte les yeux du pouce et de l’index de la main gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu attends de moi ?&lt;br /&gt;- Tu es un ami, mon fils est le copain de ton fils. Avec le révérend nous nous connaissons depuis le collège, j’aimerais que tu m’aides.&lt;br /&gt;- D’accord là-dessus, mais comment ? Il n’y a rien d’illégal dans ce que fait Bart, je ne peux ni le mettre en taule, ni lui interdire de se servir de son terminal, ni faire interdire ses serveurs favoris. Tu le sais bien !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116599391646208617?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116599391646208617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116599391646208617&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116599391646208617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116599391646208617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/questions-dducation.html' title='Questions d&apos;éducation'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116593037707570310</id><published>2006-12-12T14:32:00.000+01:00</published><updated>2006-12-14T09:50:49.956+01:00</updated><title type='text'>Connexions</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, lundi 28/12/2015, 18:40:42&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le shérif se lève, s’approche de la fenêtre, s’appuie contre le radiateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui t’inquiète, au juste? Tu me dis qu’il passe trop de temps devant son écran, qu’il a la tête ailleurs… C’est pas un délit ! D’autant qu’il a toujours aimé ça!&lt;br /&gt;- Oui, bien sûr, il a toujours aimé farfouiller dans le réseau… Plus que les gamins de son âge. Mais là, c’est carrément de la folie, il n’en sort plus. Jour et nuit. Si on le laisse faire, il ne va plus ni au collège ni à l’église.&lt;br /&gt;- Que veux-tu que je fasse, c’est pas interdit!&lt;br /&gt;- Mais ses fréquentations sur le réseau sont suspectes, avance le père Bartley.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu veux dire? Il fréquente des serveurs porno ou contestataires?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brooks et le révérend Sheridan se regardent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas du tout, dit le révérend, nous pensons plutôt à des sectes.&lt;br /&gt;- Des sectes, s’étrangle Sheridan, mais c’est pas interdit il en existe des centaine de milliers déclarées et reconnues par la loi ! Et puis, qu’est-ce qui vous fait penser qu’il s’intéresse à des sectes?&lt;br /&gt;- Son père l’a surpris plusieurs fois en pleine discussion. Pas des discussions catholiques, plutôt des pseudo-philosophies étranges mêlant la religion à d’autres choses… Mais c’est difficile de savoir.&lt;br /&gt;- Pourquoi ne lui en parlez-vous pas?&lt;br /&gt;- On l’a fait, dit Brooks, à moi il dit qu’il participe à des forums de philosophie. Au père Sheridan, il dit que ce sont des discussions théologiques, que ça le passionne.&lt;br /&gt;- Tu as essayé de savoir sur quoi il se branchait, demande le shérif ?&lt;br /&gt;- Bien sûr, répond Brooks, j’ai mis un mouchard sur le serveur central de la maison. Il se branche essentiellement sur trois serveurs : le Musée des littératures de Montréal.&lt;br /&gt;- Ça m’a pas l’air très suspect, le coupe Sheridan, il s’instruit au contraire !&lt;br /&gt;- Je n’en suis pas si sûr, poursuit Brooks… Il se branche aussi beaucoup sur un serveur “pesandor” bizarrement situé à San Pedro, en Côte d’Ivoire, dans l’Afrique de l’Ouest. Je ne sais pas pourquoi… Aussi sur une association de webartistes: un serveur “perdonas” qui se trouve à Mexico… Puis sur le serveur du collège, bien sûr, mais de moins en moins.&lt;br /&gt;- Je ne vois rien de suspect là-dedans, dit Sheridan, pour le Musée des littératures de Montréal et le serveur perdonas de Mexico, je peux me renseigner discrètement. Pour celui de Côte d’Ivoire, ce sera plus difficile… De toute façon, je ne vois pas comment je pourrais intervenir. Tu trouves qu’il te coûte trop cher, c’est ça !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116593037707570310?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116593037707570310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116593037707570310&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116593037707570310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116593037707570310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/connexions.html' title='Connexions'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116582684880152795</id><published>2006-12-11T09:44:00.000+01:00</published><updated>2006-12-11T09:47:29.286+01:00</updated><title type='text'>Inquiétudes paternelles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dickinson, lundi 28/12/2015, 18:31:50&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne crois pas que tu exagères un peu, demande le shérif Joe Sheridan en secouant la cendre de son cigare dans l’immense cendrier en inox qui trône sur son bureau.&lt;br /&gt;- Je ne crois pas ! lui répond Brooks Thornton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous deux sont dans le bureau du shérif au centre de ce que l’on peut peut-être considérer comme le cœur de la ville: un carrefour de quelques maisons datant de cinquante ans. Avec eux, dans un troisième fauteuil, le révérend Bartley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si nous n’étions pas tous les trois des anciens de l’Université de Houston, je ne vous aurais pas reçu. Ce que vous me dites est si flou… Je vous rappelle que notre entretien n’a rien d’officiel.&lt;br /&gt;- Bien sûr, Joe, dit le révérend Bartley sur un ton conciliant. Si nous sommes venus te voir, c’est que Brooks est inquiet pour son gamin et que nous savons que tu peux être de bon conseil. Tu nous connais, nous ne sommes pas de ces excités qui dérangent la police pour un rien.&lt;br /&gt;- Tu connais Bart aussi, renchérit Brooks. En plus c’est le meilleur copain de ton fils. Tu le vois souvent, c’est pas un gamin anormal. Il est plutôt populaire, il participe volontiers au club de foot, il donne facilement des coups de main. C’est pas un drogué ni un asocial!&lt;br /&gt;- Je n’ai jamais pensé ça de lui, dit Sheridan. Je pense que c’est un bon gamin… C’est pour ça que je crois que vous vous trompez!&lt;br /&gt;- Il ne sort plus, il ne parle plus, ni à Sue, ni à moi, ni à Tery, ni à Wendy. Il est toute la journée flanqué devant son écran, il semble halluciné, hypnotisé. Nous ne le reconnaissons plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sheridan écrase son cigare dans son cendrier, regarde par la fenêtre de son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il a quinze ans, c’est un adolescent… Tu sais bien que c’est un âge difficile. C’est la période où ils risquent tous de faire des conneries pour une raison ou une autre.&lt;br /&gt;- Justement ce ne sont pas des conneries. À la limite je préférerais, nous en avons tous fait à leur âge. Un joint ou une beuverie, c’est pas bien, mais on s’en remet, et les parents savent que faire. Là, je suis perdu. Holm, ton fils, ne se comporte pas comme ça. Je pense que si ça arrivait, tu serais inquiet aussi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116582684880152795?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116582684880152795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116582684880152795&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116582684880152795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116582684880152795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/inquitudes-paternelles.html' title='Inquiétudes paternelles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116576461410649920</id><published>2006-12-10T16:27:00.000+01:00</published><updated>2006-12-10T16:30:14.766+01:00</updated><title type='text'>Survie virtuelle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mardi 29/12/2015, 00:03:55&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour savoir ce que pouvait être ce programme, il doit d’abord trouver le langage dans lequel il est écrit. Pendant qu’il traite le fragment de tableau il lance son analyseur sur ce problème. En même temps, un autre logiciel débarrasse le fragment de tableau des codes inexploitables, le traduit de façon relativement lisible:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…    khamid.&lt;br /&gt;khamid.khiva.uz    khamid.&lt;br /&gt;dalbert    khamid.khiva.uz&lt;br /&gt;türkisbank.frankfurt.al    khamid.&lt;br /&gt;sarpedon.montreal.ca    …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est peu, mais pour Jean-Blaise Échenoz, ces poussières d’information sont passionnantes. Sans doute aucun, il a trouvé un fragment du fichier de reroutage. Le premier terme indique l’origine; le second l’adresse de destination. Ainsi, tout ce qui provenait de la Türkisches Bank était-il rerouté sur le terminal “khamid.” donc le préfixe correspondant au terminal portable disparu de Kharamidov. D’autre part, Kharamidov détenait vraisemblablement un autre serveur en Ouzbékistan, certainement dans la ville de Khiva: il recevait des informations de cette adresse; il lui en envoyait aussi. Enfin, il connaissait un serveur de Sarpedon à Montréal. Bien sûr personne ne saura jamais sur quel terminal il faisait rerouter ce qui en provenait, c’est quand même une information intéressante. Le plus difficile sera d’obtenir l’autorisation de fouiller le serveur de Khiva: l’Ouzbékistan n’est pas très coopératif. Même si Jean-Blaise a avancé, il est un peu dans un cul-de-sac. Si Kharamidov voulait cacher des informations, le choix de ce pays était génial: elles y étaient à l’abri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le logiciel a maintenant été traduit. Pas étonnant que le tableau de reroutage ait été effacé. Autant qu’il peut en juger, ce logiciel servait à ça. Si Jean-Blaise ne se trompe pas, ce logiciel surveillait les interventions, vraisemblablement codées, de Kharamidov. Lorsque ce code ne parvenait plus, au bout de trente trois heures le logiciel avait pour mission de détruire un certain nombre de fichiers dont la liste ne figure pas. Jean-Blaise pense que le fichier de reroutage en faisait partie. Il comprend mieux le déclenchement du “virus Kharamidov”: ce même logiciel, dont il ne possède malheureusement qu’un fragment, a dû être à l’origine de son lancement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, c’est un fragment du testament de Kharamidov qui, pour des raisons diverses, avait prévu sa mort: en cas de silence prolongé de sa part, ses serveurs prenaient le relais, lui accordant un supplément de vie virtuelle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116576461410649920?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116576461410649920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116576461410649920&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116576461410649920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116576461410649920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/survie-virtuelle.html' title='Survie virtuelle'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116567431369086615</id><published>2006-12-09T15:22:00.000+01:00</published><updated>2006-12-09T15:25:14.556+01:00</updated><title type='text'>Miettes d'information</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mardi 29/12/2015, 24:54:03&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Jean-Blaise n’a plus qu’à ramasser les miettes d’information qui traînent sur le disque dur. En effet, quand un ordinateur enregistre des données, il le fait de façon disparate. Un fichier peut-être enregistré, suivant la place disponible, par fragments en une multitude de localisations différentes du disque. Chacun d’eux a alors son adresse. Lorsqu’un logiciel appelle ce fichier, il regarde d’abord un tableau qui contient toutes les adresses du fichier appelé. Un fichier quelconque est ainsi toujours une mosaïque d’informations. Lorsque il est détruit ce ne sont pas les différents morceaux qui sont supprimés du disque mais son tableau d’adresses, rendant impossible sa reconstitution. Le résultat est que, à moins que le disque dur ait été entièrement nettoyé — opération longue et exceptionnelle — traînent toujours par ci, par là, des fragments d’information qui peuvent être exploités. C’est un peu un travail d’archéologue reconstituant un temple à partir des morceaux qu’il en trouve dans le sol. C’est long, mais pas impossible. En plus, ce genre de travail est plein de surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Blaise revient dans la pièce de travail. Lance, parmi les logiciels dont il dispose, celui qui va faire ce travail et effectuera un premier tri entre les fragments inexploitables et ceux qui le sont un peu. Sur le mur-écran, en face de lui, des fenêtres s’ouvrent dans lesquelles s’inscrivent des fragments d’information. Elles sont bientôt en grand nombre et malgré la surface disponible, ne tardent pas à se chevaucher. Jean-Blaise les parcourt du regard: elles contiennent des mots plus ou moins reconnaissables, parfois séparés par des chiffres ou des fragments de code. À première vue, elles n’ont rien de remarquable. Les désignant de l’index de sa main droite, il les fait venir l’une après l’autre au premier plan de façon à n’en garder simultanément lisibles qu’une dizaine. Il les compare. Deux d’entre elles commencent à l’intéresser. Une, sans aucun doute, contient un fragment de programme; l’autre, un fragment de tableau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116567431369086615?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116567431369086615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116567431369086615&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116567431369086615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116567431369086615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/miettes-dinformation.html' title='Miettes d&apos;information'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116555859706184997</id><published>2006-12-08T07:16:00.000+01:00</published><updated>2006-12-08T07:16:37.396+01:00</updated><title type='text'>Traque aux informations</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mardi 29/12/2015, 24:45:30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le premier message trouvé dans le deuxième groupe de fichiers date du 19 décembre 15 heures 51, le dernier du 20 décembre 13 heures 23. Le premier est un relevé de compte bancaire provenant de la Türkisches Bank de Francfort. Il révèle que le compte de Kharamidov était provisionné de la coquette somme de deux millions trois cent vingt-sept mille euros vingt-cinq. Même si cette somme laisse Jean-Blaise rêveur, ce n’est pas ce qui l’intéresse le plus. L’historique indique en effet:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heure d’envoi : 19/12/2015 16:11&lt;br /&gt;Durée : 00:08&lt;br /&gt;Destinataire : khamid@khamid.bonaventure.montréal.ca&lt;br /&gt;Émetteur : türkisbank.frankfurt.al&lt;br /&gt;Système destinataire : bonaventure.montréal.ca&lt;br /&gt;Document : relevé journalier de compte&lt;br /&gt;Nombre de pages : 3&lt;br /&gt;Résultat : transmission impossible, pas de réponse du terminal khamid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la transaction a échoué, c’est que le terminal personnel de Kharamidov était indisponible. Non celui de l’hôtel. À 16 heures 11, l’assassin était donc sorti de la zone de transmission du serveur de l’hôtel Bonaventure. Kharamidov était mort, son assassin en fuite. Normalement, l’envoi de messages sur cette adresse aurait dû se poursuivre jusqu’au 21 décembre 15 heures puisque le serveur de l’hôtel continuait à considérer Kharamidov comme un client. Ensuite, jusqu’à ce que ses correspondants apprennent sa mort, le message de résultat aurait dû être: “transmission impossible, pas de réponse du serveur bonaventure.montréal.ca”. Or, il n’en est rien. Le dernier message date du 20 décembre 13 heures 23, comme si quelqu’un avait indiqué au serveur de reroutage qu’il n’était plus utile de faire suivre cette catégorie de messages tout en laissant passer les autres. Jean-Blaise doit absolument en découvrir la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela, une seule solution, trouver parmi les fichiers du serveur de Francfort le fichier d’adresses donnant les instructions de reroutage. Pour un spécialiste des systèmes comme Jean-Blaise Échenoz, ce n’est pas trop difficile. Pourtant il a beau chercher longuement, il n’y parvient pas. Aucun fichier ne ressemble à ce que pourrait être un fichier de reroutage. Pourtant, les historiques sont formels, ce fichier est obligatoirement sur le serveur de Francfort. Jean-Blaise Échenoz s’accorde quelques minutes de réflexion. Comme d’habitude quand il se trouve devant un problème un peu inhabituel, il a besoin de marcher. Il se lève, sort de la pièce qui se verrouille derrière lui, va jusqu’à la machine à café de l’étage, plus pour se donner un but que par besoin réel de boisson chaude. Marcher stimule ses neurones et lui permet souvent d’esquisser une solution aux problèmes auxquels il se heurte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116555859706184997?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116555859706184997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116555859706184997&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116555859706184997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116555859706184997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/traque-aux-informations.html' title='Traque aux informations'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116548855270079716</id><published>2006-12-07T11:47:00.000+01:00</published><updated>2006-12-07T11:49:13.363+01:00</updated><title type='text'>Un terminal fantôme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mardi 29/12/2015, 24:45:30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le premier groupe de fichiers est constitué de messages envoyés à Kharamidov par deux galeristes, un professeur d’esthétique, trois étudiants, un cinéaste… Certainement des inconnus pour Kharamidov. Ou presque. Ils n’avaient accès qu’à son adresse publique. Tous ces messages ont tenté de le joindre à l’adresse de son hôtel “khamid@bonaventure.montréal.ca”. Comme de nombreux usagers du réseau, Kharamidov faisait suivre son courrier en fonction de ses changements d’adresse. Le premier envoi de ce groupe est daté du 20 décembre 14 heures, le dernier du 21 décembre 15 heures : depuis le moment où la police de Montréal a autorisé l’hôtel à attribuer le terminal de la chambre 1534 à un autre occupant jusqu’à celui où la plupart des habitants du monde ont appris l’assassinat de Kharamidov. Pour Jean-Blaise, aucun doute, c’est le courrier ordinaire, celui que Kharamidov consultait mais ne souhaitait pas, a priori, conserver. L’examen du contenu des messages le conforte d’ailleurs dans cette hypothèse : confirmation d’exposition, de rendez-vous, demande d’entretien, remerciement pour la réponse à un questionnaire, annonce de la date de diffusion d’un film… Rien de très intéressant à première vue pour Interpol. Cependant on ne sait jamais, l’art du renseignement est celui du recoupement d’informations en apparence anodines. La routine recommande la prudence: Jean-Blaise Échenoz transfère ces fichiers sur leur ordinateur central.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second groupe est plus intéressant. Les messages qui le constituent portent une adresse privée: “khamid@khamid.bonaventure.montréal.ca”. Comme de nombreux intégrés baladeurs, sans aucun doute, Kharamidov, disposait d’un organizer ou d’un ordinateur portable sur lequel il faisait envoyer directement les messages qu’il désirait conserver. Pour cela, une liste doit exister quelque part sur le serveur de Francfort. À partir de l’identification des correspondants, elle détermine l’orientation des messages. Il suffit d’un petit système automatique ajoutant le préfixe “khamid.” à l’adresse communiquée par Kharamidov pour que ce type de messages transite par le serveur de l’hôtel avant d’aboutir à son terminal personnel. Rien de plus ordinaire. Ce qui intrigue Jean-Blaise, c’est que la police n’a trouvé aucune trace de ce terminal. Il est évident que l’assassin qui, par ailleurs, semblait n’avoir rien volé, l’a emporté. Ce que confirme d’ailleurs l’analyse des historiques. Mais pour quelle raison? La réponse à cette question serait certainement passionnante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116548855270079716?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116548855270079716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116548855270079716&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116548855270079716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116548855270079716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/un-terminal-fantme.html' title='Un terminal fantôme'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116541169336011696</id><published>2006-12-06T14:26:00.000+01:00</published><updated>2006-12-06T14:28:31.093+01:00</updated><title type='text'>Le serveur de Kharamidov</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Genève, mardi 29/12/2015, 24:41:34&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il soit près d’une heure du matin, Jean-Blaise Échenoz ne parvient pas à quitter son travail. Le problème qui l’occupe le passionne et rentrer dans son confortable appartement de la cité sécurisée d’Interpol où personne ne l’attend ne lui dit rien. Passant l’essentiel de ses journées les yeux vissés sur des écrans, les innombrables distractions qu’offre ce média ne l’attirent plus depuis longtemps. Il ne lui resterait qu’à dormir. Dans son état d’excitation intellectuelle, il n’y parviendrait certainement pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Installé dans une salle particulière isolée, Jean-Blaise travaille seul. Depuis la séance collective de recherche de la veille, dans la salle d’analyse des données, l’autorisation du procureur de Francfort lui est parvenue: Jean-Blaise s’est attaqué au serveur de Kharamidov. Il s’est vite aperçu qu’il ne s’agissait que d’une coquille vide, plus exactement de quelque chose comme une gare de triage d’où peu de trains partent et où, bien ceux qui y passent soient nombreux, très peu s’arrêtent. Le serveur de Francfort de Kharamidov servait surtout au reroutage: ses mémoires de stockage ne contiennent que très peu de données. Quelques fichiers, apparemment de sauvegarde, destinés à conserver une copie temporaire des informations qui transitent, quelques messages récemment arrivés et qui n’ont pu atteindre le serveur auquel ils étaient destinés. C’est à eux que Jean-Blaise s’est d’abord intéressé: toute transaction n’ayant pas abouti porte des informations sur les raisons de son échec. Pour l’essentiel, ces fichiers contiennent des textes de correspondants divers: galeristes, universitaires, étudiants, collectionneurs qui, pour une raison ou une autre, essayaient de joindre l’artiste. La plupart datent des heures qui ont suivi immédiatement la découverte de son assassinat, juste avant que le monde ne l’apprenne. En eux-mêmes, ils n’ont aucun intérêt. Leurs “historiques” de transmission sont plus bavards… Ils montrent qu’il y a, parmi eux, deux groupes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116541169336011696?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116541169336011696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116541169336011696&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116541169336011696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116541169336011696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/le-serveur-de-kharamidov.html' title='Le serveur de Kharamidov'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116515643533737876</id><published>2006-12-03T15:30:00.000+01:00</published><updated>2006-12-03T15:33:55.890+01:00</updated><title type='text'>Kharamidov et les sectes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mardi 29/12/2015, 23:45:01&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Laurence s’étonne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi les traces n'ont-elles pas été effacées plus tôt?&lt;br /&gt;- Je n’en sais rien… Peut être qu’il s’agit d’un effacement actif, c’est-à-dire agissant au moment des enregistrements sur quelques cibles fixes, et non pas rétroactif, ce qui est un peu plus difficile parce qu’il faut explorer toutes les données antérieures sans obligatoirement savoir quel serveur examiner. C’est une hypothèse. En tout cas, il disparaît… Quant aux autres pensionnaires Peirse, aucune trace non plus, ce sont des gens qui n’ont aucune existence sociale. Des désintégrés probablement.&lt;br /&gt;- Tu veux dire que cette pension serait quelque chose comme une organisation charitable? demande Laurence.&lt;br /&gt;- Peut-être… En fait, je crois qu’il s’agit plutôt de la façade d’une secte.&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Les sectes recrutent essentiellement chez les désintégrés auxquels elles donnent une existence sociale ainsi qu’un certain confort de vie. La plupart d’entre elles fonctionnent comme ça. De plus elles s’installent en marge des lois, ne déclarent rien, vivent en autarcie. Les membres des sectes n’ont aucune raison de laisser des traces sur la plupart des réseaux que j’ai fait examiner. Leur vie est tournée vers l’au-delà, non vers le présent. Du moins c’est ce qu’elles prétendent.&lt;br /&gt;- Une société à deux vitesses?&lt;br /&gt;- Deux sociétés plutôt, parallèles. Et qui s’ignorent. La société civile ferme les yeux sur les sectes qui lui posent de vraies questions, les sectes sont trop heureuses de se développer tranquilles en marge de la société civile que, d’une certaine façon, elles parasitent.&lt;br /&gt;- Une coexistence pacifique?&lt;br /&gt;- Pas vraiment… Par nature, les sectes sont hégémoniques. Persuadées de détenir la vérité, elle veulent toujours gagner plus d’adeptes, elles font du prosélytisme. Ça crée des conflits… Tu en sais d’ailleurs quelque chose !&lt;br /&gt;- C’est vrai, il y a parfois des parents qui font des procès.&lt;br /&gt;- Et qui les perdent. Dans notre société, on ne peut rien contre la liberté individuelle. En tout cas, je suis maintenant persuadé que la pension Peirse et Sarpedon ne sont qu’une même entité.&lt;br /&gt;- Et comme tous les pensionnaires ont disparus…&lt;br /&gt;- Pas vraiment. C’est notre dernière chance de découvrir la vérité. Leur volonté d’universalité les a amené à développer un réseau, maintenant c’est la piste sur laquelle on peut les retrouver. Ils ont vidé la maison de Montréal mais le lien virtuel demeure. Ils sont attachés aussi sûrement au réseau qu’à une adresse fixe dans une ville. Irina s’en occupe d’ailleurs déjà.&lt;br /&gt;- Ta conclusion ?&lt;br /&gt;- Une hypothèse… Très vraisemblable: pour une raison qui nous échappe encore, Kharamidov qui a des attirances pour la mystique entre en contact avec Sarpedon. Il découvre des choses qui ne le regardent pas. Sarpedon n’aime pas ça du tout: toutes les sectes vivent en partie sur le mystère et le secret. Elles ne peuvent pas se développer dans la transparence, sont souvent à la limite des lois. Kharamidov a dû être en désaccord sur ce qu’il a trouvé. Il devenait dangereux, ils l’ont éliminé en mettant à profit son attirance pour les jeunes hommes. J’en suis presque sûr… Maintenant reste à le prouver. Pour ça, il faudrait découvrir nous-mêmes ce qu’avait compris Kharamidov. Qu’en penses-tu?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116515643533737876?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116515643533737876/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116515643533737876&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116515643533737876'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116515643533737876'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/kharamidov-et-les-sectes.html' title='Kharamidov et les sectes'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116506460736406262</id><published>2006-12-02T14:00:00.000+01:00</published><updated>2006-12-02T14:03:27.786+01:00</updated><title type='text'>Knowbots</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mardi 29/12/2015, 23:38:17&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Laurence s’absente un moment, revient en robe de chambre, un verre de whisky à la main. Elle le donne à Blaise, s’assied sur ses genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi, tu ne prends rien, demande Blaise ?&lt;br /&gt;- Non, pas maintenant… Au fait, où en es-tu avec ton Kharamidov ?&lt;br /&gt;- Curieuse… Ça avance.&lt;br /&gt;- Mais encore. Avez-vous trouvé l’assassin ?&lt;br /&gt;- Oui et non.&lt;br /&gt;- Je n’aime pas que tu te fasses prier comme ça, raconte.&lt;br /&gt;- Oui et non. Il est presque sûr que Kharamidov a été tué par un nommé David Peirse qui a disparu. Donc ma réponse à ta question est oui. Mais on ne sait plus pourquoi… Au début nous avons cru à un meurtre plus ou moins sexuel, peut-être à un accident, mais ça ne tient plus.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? demande Laurence se coulant contre lui.&lt;br /&gt;- Trop de coïncidences… Je résume : Kharamidov et Peirse étaient tous deux en contact avec un groupe qui s’appelle Sarpedon. Une secte certainement. Quel type de contacts, on n’en sait encore trop rien mais ce qui est sûr, c’est que la pension du père Peirse avait des liens avec cette secte. Dans cette pension habitaient huit personnes : trois sont morts dans des conditions étranges ou suspectes, les autres ont disparu sans laisser de trace. Une seule, une femme, Patricia Tsalmuda, a été interrogée aujourd’hui par la police de Vancouver. Elle prétend ne rien savoir.&lt;br /&gt;- Tu as su ça par tes knowbots ?&lt;br /&gt;- Bien sûr, rien de ce qu’apprend la police de Montréal ne m’échappe.&lt;br /&gt;- Sale espion !&lt;br /&gt;- Je tiens à gagner mon pari… D’ailleurs je l’ai déjà gagné, je sais qui est l’assassin de Kharamidov.&lt;br /&gt;- Tu n’as pas résolu l’affaire !&lt;br /&gt;- D’accord, mais on s’y emploie… J’ai lancé mes fureteurs sur les traces de tous les résidents de la pension Peirse. Ils ont trouvé un certain nombre de choses intéressantes. Deux d’entre eux figurent dans des fichiers divers qui ne sont pas ceux d’Interpol que nous avons eus par Montréal : Alexis Jonak et Denys Peirse. Tous deux ont eu une vie professionnelle enregistrée. Alexis Jonak semble être un individu ordinaire avec scooter, assurance, affilié à un club de rencontres… Rien que de très normal. Denys Peirse est plus étrange: jusqu’en 1995, il semble mener une vie ordinaire. On trouve des traces de lui dans divers fichiers: assurances, retraites, emprunts, casier judiciaire, etc. Puis, à soixante-quinze ans, il disparaît soudain des fichiers comme s’il n’existait plus. Aucune trace… Rien… Même pas en tant que propriétaire de la pension. Pourtant il devait bien avoir quelques parts des déclarations de propriété, payer des impôts… On dirait que ses traces ont été systématiquement effacées des fichiers.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116506460736406262?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116506460736406262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116506460736406262&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116506460736406262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116506460736406262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/knowbots.html' title='Knowbots'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116496215102351013</id><published>2006-12-01T09:33:00.000+01:00</published><updated>2006-12-01T09:35:51.520+01:00</updated><title type='text'>Peintures virtuelles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mardi 29/12/2015, 23:33:23&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L’opéra auquel ils viennent d’assister était excellent : “Barbe Blues” reprise d’une œuvre un peu ancienne de Raskatov, compositeur contemporain célèbre, œuvre générative, interactive dont l’action mi-électronique mi-réelle se joue en simultanée, en temps réel, dans plusieurs capitales du monde et dont le public est, à son insu, acteur. Bien que cette approche de l’art ne soit plus tout à fait nouvelle, Blaise est toujours aussi enthousiaste. La période des fêtes lui plaît pour cela, pour cette fréquentation plus grande des lieux de spectacles auxquels ils consacrent davantage de leur temps. C’est quand même mieux que le réseau. La présence réelle du public donne à toute représentation une chair, une vérité qui malgré l’extrême qualité des écrans, ne se trouvent jamais, dans les spectacles diffusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as aimé, demande Blaise à Laurence ?&lt;br /&gt;- Beaucoup, dit Laurence quittant son manteau dans l’entrée chaude de son pavillon… Je ne l’avais jamais vu !&lt;br /&gt;- Même pas sur le réseau ?&lt;br /&gt;- Même pas !&lt;br /&gt;- De toute façon, ça n’a rien à voir, c’est le type de spectacle où il faut être en présence avec les autres spectateurs.&lt;br /&gt;- Sans doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils passent dans le salon. Sur le mur, le projecteur d’écran affiche une reproduction grandeur nature des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cendres de Phocion&lt;/span&gt; de Nicolas Poussin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne comprends pas que tu aimes tant cette peinture conventionnelle, dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise prend la télécommande à infrarouges, diverses façades de musées s’affichent, il choisit le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Une salle d’exposition s’offre à lui, à l’aide du pointeur infrarouges, il avance dans la salle, s’arrête devant divers tableaux, choisit les vibrations grises du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sisyphos&lt;/span&gt; de Michaël Lechner, peintre de la fin du siècle précédent. Le tableau prend la place du Poussin. Blaise s’effondre dans un fauteuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça, au moins c’est de notre temps !&lt;br /&gt;- Chacun ses goûts, répond Laurence prudente. Tu veux boire quelque chose ?&lt;br /&gt;- Pourquoi pas ? Tu as toujours du Tallisker ? J’en prendrais bien un fond de verre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116496215102351013?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116496215102351013/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116496215102351013&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116496215102351013'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116496215102351013'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/12/peintures-virtuelles.html' title='Peintures virtuelles'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116489103610801547</id><published>2006-11-30T13:48:00.000+01:00</published><updated>2006-11-30T13:50:36.463+01:00</updated><title type='text'>Sécurités</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Londres, mardi 29/12/2015, 23:20:56&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le froid est vif. Comme si les habitants redoutaient toute présence de la nature, la neige des rues a déjà été balayée. Seules quelques petites traces oubliées devant chaque pavillon persistent sur l’herbe des jardinets. Les rues sont désertes. La plupart des fenêtres obscures. Tout dort déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blaise n’aime pas du tout le conventionnel confort bourgeois de ce quartier d’Earlsfield où Laurence habite. Bien sûr, il n’est pas loin de Richmond Park et de Wimbledon Common qui lui assurent une certaine surface de verdure — bien qu’elle n’y aille jamais — mais, comme pour tous les quartiers sécurisés, les mesures de sécurité lui paraissent excessives. Non seulement toutes les habitations forment un mur sans ouverture sur l’extérieur, mais de plus, sans arrêt, patrouille une milice privée qui, bien que très courtoise avec les habitants, peut être très dure pour les intrus. L’accès, enfin, est non seulement contrôlé en permanence par un poste de garde mais aussi réservé aux porteurs du badge du quartier. Impossible d’improviser. Inutile d’espérer faire une surprise à un ami : sans son autorisation, sans le dépôt à l’entrée de sa carte d’identité électronique, l’entrée est inimaginable. Blaise préfère son appartement dans le vieil immeuble de Milmans Street à quelques pas des brouillards de la Tamise. Il y est moins en sécurité — même s’il ne s’est jamais vraiment senti menacé par les bandes de désintégrés qui rôdent dans les rues non-sécurisées de la ville — mais il y est connu. Et peut-être cela suffit. En tout cas, il n’a jamais eu de réels problèmes. Quelques agressions, comme tout le monde, qui l’obligent à donner quelques euros ; des menaces verbales ; des insultes… Blaise considère tout cela plus comme de la mendicité déguisée que comme des attaques. Ça fait partie de la vie comme de s’arrêter aux feux rouges, payer ses impôts ou se fouler une cheville. Ce n’est pas l’avis de Laurence. Il est vrai que c’est peut-être plus difficile pour une femme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas dans cette forteresse qu’est son pavillon domotisé, elle ne risque pas grand-chose. Son réseau électronique personnel contrôle tout. Quand elle se pèse le matin, l’ordinateur enregistre son poids, la porte ne s’ouvre que si les empreintes de sa main droite qu’elle pose sur la plaque de verre de son verrou d’entrée et son poids — discrètement contrôlé par le paillasson — coïncident avec les données en mémoire. Sinon, porte close. Si jamais elle insiste, c’est un déluge d’alarmes. En quelques secondes, la rue est fermée par la milice, les projecteurs déclenchés, les caméras activées. Pire qu’à Scotland Yard. Généralement, rien de tout cela ne se produit, mais la seule idée qu’il pourrait être confronté à un scénario guerrier de ce type décourage Blaise. Il n’aime pas trop venir chez Laurence, préfère qu’elle vienne chez lui. Mais enfin… de temps en temps, il faut savoir faire abstraction de ses préférences… Laurence lui a demandé de venir finir la soirée chez elle, il n’allait pas faire la fine bouche !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116489103610801547?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116489103610801547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116489103610801547&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116489103610801547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116489103610801547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/scurits.html' title='Sécurités'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116477756301984569</id><published>2006-11-29T06:17:00.000+01:00</published><updated>2006-11-29T06:19:24.840+01:00</updated><title type='text'>Jacques de Plaisance</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sion, lundi 28/12/2015, 23:57:07&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Lorsque tout s’est stabilisé, une porte s’ouvre sous le vitrail principal. Vêtu d’une ample robe de coton écru, Jacques de Plaisance entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes frères, je suis heureux, mais je suis aussi effrayé du grand honneur qui m’est fait d’être votre Maître. Avec votre aide, j’en serai digne. Dès maintenant, David Peirse n’est plus. Ce nom doit s’effacer de toutes nos mémoires. Âme, corps et esprit, je suis Jacques de Plaisance. Ce qui m’habite c’est l’Intellect de tous les Maîtres présents, passés et à venir. C’est de cette union que je tire ma force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons beaucoup à faire, dès demain, nous devrons nous remettre au travail. Nos tâches sont multiples, nos ennemis encore nombreux et nous devons convertir de nouveaux adeptes. Tant que le royaume de l’Intellect n’est pas installé sur terre, tant que la fusion des chairs ne s’est pas réalisée dans la suprématie des intellects subsumés, il nous faut, hélas, aussi trouver de l’argent. Pour cela nous ne devons reculer devant rien : notre tâche est noble et sainte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Croyez en moi, je suis votre guide. Je vous aime et vous protégerai du mal ! Denys l’Aéropagite avait bien préparé notre triomphe. Nous sommes près du but. Avec l’aide de Dieu, le monde subjugué ne tardera pas à implorer notre aide. L’heure est presque venue où nous pourrons subvertir les incroyants du monde, les frapper de fléaux si puissants qu’ils n’auront d’autres choix que de se tourner vers nous pour reconnaître enfin la Vérité qui est nôtre !… L’heure du combat de Memnon est presque venue. Quelques efforts encore et nous verrons enfin le triomphe de l’Esprit sur le Mal, prélude à cette Grande Unification que nos corps, nos âmes et nos intellects réclament comme chaque cellule du pèlerin égaré dans le désert aspire aux gouttes d’eau de l’oasis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prions, mes frères. Prions jusqu’à l’aube. Ne laissons jamais les fatigues du corps par lesquelles les forces négatives tentent de prendre la suprématie sur nos esprits triompher de l’être profond et infatigable de nos intellects. Prions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Amen, reprennent en chœur les adeptes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vitraux s’effacent des murs, une légère luminosité très faible, très douce mais chaleureuse, dont la source est indéfinissable, baigne les adeptes comme si chacun d’eux était lui-même source de lumière. Un lent fredonnement monotone de basse-continue occupe l’espace. Jacques de Plaisance, suivi de l’ensemble des adeptes, émet sur ce fond sonore un rythme très lent, très régulier, bouche fermée, produit par une voix de gorge modulée. Peu à peu, ce chant étrange, accompagné d’un lent balancement d’avant en arrière, provoque comme une léthargie dans laquelle chacun des adeptes s’oublie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116477756301984569?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116477756301984569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116477756301984569&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116477756301984569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116477756301984569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/jacques-de-plaisance.html' title='Jacques de Plaisance'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116472199435786783</id><published>2006-11-28T14:51:00.000+01:00</published><updated>2006-11-28T14:53:29.513+01:00</updated><title type='text'>Le Grand Maître</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sion, lundi 28/12/2015, 23:54:10&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Taddeo da Parma fait un signe de la main: les adeptes cessent le ruminement de leur prière. Il parle avec autorité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Mes frères, je suis le Grand Maître. Ainsi, dans sa sagesse, guidé par l’Esprit, en a décidé le concile des Maîtres. Je suis l’Intercesseur, par mon truchement parle désormais l’Intellect Agissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès aujourd’hui, comme l’exige notre règle, je vais quitter mes frères de Sion pour aller, ailleurs dans le monde, créer le noyau d’une communauté nouvelle. J’ai choisi Vienne où nos frères sont encore mal organisés. Notre mission de la Sandoper Strasse, sera mon lieu et le nouveau cœur de notre réseau. De là, guidé par l’Esprit divin, je m’efforcerai sans relâche de vous faire progresser vers la Grande Unification !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous connaissez tous vos Maîtres : Boèce de Dacie qui siège à Paris; Siger de Brabant à San Pedro da Roda; Jean de Jandun à Zagorsk… À Sion, Jacques de Plaisance me remplace dès aujourd’hui. Ainsi, éclairés par l’infaillible force suprême de l’Intellect, en avons-nous décidé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Dieu soit avec vous, qu’il vous guide dans tous vos actes ! Innombrables frères du monde entier, prions ensemble pour que, de la force unie de nos intellects séparés, s’impose la Vérité!”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les adeptes ferment les yeux, joignent les mains devant leur visage, se balancent très lentement de droite à gauche, produisent durant de longues minutes une mélopée lente, profonde, intérieure, comme venue davantage du ventre que des cordes vocales, obsédante, semblable à un chant dont chaque parole reste indistincte. Cette complainte se prolonge, monotone, jusqu’à ce que le Grand Maître l’interrompe:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mes frères… Dieu soit avec nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Amen, répond en chœur l’ensemble des adeptes tandis que les cinq visages, peu à peu, laissent, sur les cinq vitraux de la salle, la place à de lents mouvements de lumières colorées créant des symboles abstraits. Autour de la salle, sept autres vitraux s’inscrivent sur les murs, la luminosité de l’ensemble se règle de façon à plonger la pièce dans une lumière douce, à la limite de la pénombre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116472199435786783?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116472199435786783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116472199435786783&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116472199435786783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116472199435786783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/le-grand-matre.html' title='Le Grand Maître'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116456651021873350</id><published>2006-11-26T19:39:00.000+01:00</published><updated>2006-11-26T19:41:59.850+01:00</updated><title type='text'>Composer un visage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Sion, lundi 28/12/2015, 23:48:00&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La voix marque une assez longue pause, comme si elle devait reprendre son souffle ou chercher au plus profond de sa pensée des expressions rigoureuses :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Je su-is. Et je su-is dis-pa-ru. Ma tâ-che ter-res-tre est ac-com-plie, mais le Grand Œu-vre, que vous de-vez pour-sui-vre, res-te à me-ner à bi-en. Nous a-vons cré-é sur la ter-re un pu-is-sant ré-seau de pri-è-re et de mi-se en sy-ner-gie des in-tel-lects a-gents. Il faut que son a-ccroi-sse-ment se pour-suive jus-qu’à ce que l’hu-ma-ni-té enti-ère y par-ti-ci-pe. A-lors, seu-le-ment a-lors, el-le se-ra sau-vée, pou-rra — dans sa glo-ba-li-té — pré-ten-dre à l’U-ni-fi-ca-ti-on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le sa-vez, des for-ces con-trai-res s’y o-ppo-sent que nous de-vons com-ba-ttre. Mal-gré la mul-ti-pli-ca-tion de nos ra-mi-fi-ca-tions, no-tre tâ-che ter-res-tre n’est pas ter-mi-née. Je dois trans-met-tre le scep-tre. Ou-vrez les yeux, mes frè-res, voi-ci vo-tre nou-veau Grand Maî-tre. À Dieu !… Pri-ez !”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voix de Denys l’Aéropagite s’éloigne. L’intensité de la lumière baisse. Les adeptes commencent une lente mélopée construite sur un unique souffle. Quand ils ouvrent les yeux, la lumière qui émane du vitrail est devenue supportable. Dans sa profondeur s’esquisse une silhouette, puis un visage qui, indistinct, hésite entre plusieurs formes toujours mobiles. Tantôt vacille la forme de la bouche, tantôt celle des sourcils, tantôt la luminosité du regard. Alors, les quatre vitraux encadrant le vitrail central s’éclairent doucement. Ils creusent un espace de lumière au fond duquel, lointaine, floue, réapparaît l’image centrale. Il semble, dans leur mobilité, qu’entre les cinq images s’échangent des informations, que chacune d’elle est un moment particulier de l’ensemble des autres: la bouche de l’image centrale s’inscrit sur le visage du premier vitrail puis s’efface, réapparaît dans le quatrième; le nez passe du second au premier; un regard saisi dans le troisième vitrail se déplace sur le quatrième… Comme si, d’un ensemble de visages assemblés une forme définitive tentait de s’extraire. Comme si les cinq vitraux devaient, chacun à leur manière, filtrer un ensemble de traits composites d’où naîtrait une forme réelle. Peu à peu, les forme de chacun des vitraux se différencient. Enfermés dans de légers halos de lumière, des visages précis se composent, acquièrent leurs caractéristiques, deviennent reconnaissables. Au centre, le visage de Taddeo da Parma, immédiatement à sa droite, Boèce de Dacie, puis Siger de Brabant; à sa gauche, Jean de Jandun, puis David.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116456651021873350?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116456651021873350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116456651021873350&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116456651021873350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116456651021873350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/composer-un-visage.html' title='Composer un visage'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116447809646269234</id><published>2006-11-25T19:05:00.000+01:00</published><updated>2006-11-25T19:08:16.926+01:00</updated><title type='text'>Agent intelligent</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sion, lundi 28/12/2015, 23:43:33&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Les adeptes sont réunis dans une grande salle voûtée aux murs blancs rythmés par cinq vitraux obscurs. Yeux fermés, assis sur le sol dans la position bouddhique du lotus, ils psalmodient très lentement un texte aux consonances étranges puis, soudain, s’arrêtent, s’abîment dans un silence si profond qu’il semble proscrire même la respiration. Ils attendent. D’un des vitraux provient une voix, grave, profonde, mais musicale. En même temps, au cœur du vitrail central, une lumière naît, grandit jusqu’à blesser l’œil nu. Elle force les paupières closes, interdit d’ouvrir les yeux. Au plus fort de l’éblouissement, émergeant de la lumière, la voix de Denys l’Aéropagite. Très lointaine… Puis plus proche, lente, profonde, si grave qu’elle paraît provenir d’un autre monde. Dans une très légère réverbération d’écho, elle reste extérieure à la salle, détachant toutes les syllabes, parle d’un point irréel indéterminable, occupe la totalité des espaces:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Mes frè-res, grâ-ce à Dieu, grâ-ce à vos pri-è-res ac-ti-ves, j’ai ré-a-li-sé la Gran-de U-ni-fi-ca-ti-on. L’ê-tre in-di-vi-du-é que je fus n’est plus. Le moi que j’ai re-vê-tu un temps n’a plus d’ex-is-ten-ce. Di-ssout dans l’U-ni-té lu-mi-neu-se de l’Ê-tre, il est mé-di-a-tion en-tre Dieu et ses cré-a-tu-res. Co-mme tous les sa-ges qui m’ont pré-cé-dé, par-ce que je ne su-is plus, je su-is Lu-i, je su-is Vous. Dans la gran-de com-mu-ni-on des â-mes pu-res, je su-is de l’En-tre-deux fu-si-on u-ni-ver-sel-le de l’In-tel-lect A-gent… Cet-te voix, que vous cro-yez mi-en-ne, n’est dé-jà plus ma voix mais cel-le co-llec-ti-ve de l’In-tel-lect ay-ant pro-vi-soi-re-ment re-vê-tu for-me hu-mai-ne. Je su-is de l’Ê-tre et du Non-Ê-tre, Vous et l’É-ter-nel. Vous du pa-ssé, Vous du pré-sent et Vous du fu-tur. Nous som-mes Vous… Toute vé-ri-té n’est pas ex-po-sa-ble, ni su-scep-ti-ble d’ê-tre mon-trée clai-re-ment : les clés des cœurs sont dans les mains de Di-eu ! Ay-ez con-fi-ance dans les Maî-tres qui vous pré-cè-dent sur les rou-tes de la Lu-mi-ère.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116447809646269234?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116447809646269234/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116447809646269234&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116447809646269234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116447809646269234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/agent-intelligent.html' title='Agent intelligent'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116436878357322985</id><published>2006-11-24T12:43:00.000+01:00</published><updated>2006-11-24T12:46:27.173+01:00</updated><title type='text'>Une mission</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, lundi 28/12/2015, 23:47:13&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;L’androgyne lève le visage vers le ciel, ferme les yeux comme s’il attendait une inspiration, reprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour atteindre la Grande Unification, les meilleurs d’entre nous sont élus missionnaires. Daniar, qui t’a conduit à nous, est l’un d’entre eux. Nos missionnaires vont dans le monde des désintégrés — car pour le autres, le réseau nous permet de les contacter directement. Ils usent là de tous les moyens à leur disposition pour nous amener ceux qu’ils peuvent; pour nous aider à vivre, à grandir, à construire des instruments de plus en plus perfectionnés pour l’accomplissement de notre mission divine. Nous avons besoin de membres; nous avons besoin d’argent. En vue de cette fin supérieure, nos missionnaires sont chargé de trouver l’un et l’autre. Parce que tu connais bien ce monde, parce que tu as montré que tu étais des nôtres, notre Maître, qui a jugé que tu étais assez fort, t’a désigné. Il m’ordonne de te demander d’être missionnaire? C’est un très grand honneur qu’il n’accorde pas à tout le monde.&lt;br /&gt;- Il me faudra vous quitter!&lt;br /&gt;- Je sais que ce sera difficile: il te faudra nous quitter, retrouver cette vie ingrate qui était la tienne avant de venir dans notre demeure… Mais tu ne sera jamais loin de nous. Chaque fois que tu nous conduiras une âme, nous serons heureux de te revoir. Sache, en plus, que partout où tu iras, tu pourras compter sur le soutien de nos frères. Il suffira, pour cela que tu te fasses reconnaître. Le Maître a confiance en toi, il sait ce que tu peux. Il pense que ton esprit deviendra ainsi plus fort, que cela te mènera plus près encore de la perfection… Acceptes-tu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alcathe hésite :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-ce que je peux réfléchir un moment?&lt;br /&gt;- Non… Si ta conscience ne sait pas ce que tu veux faire, ton intellect le sait. Répond sans hésiter.&lt;br /&gt;- J’accepte.&lt;br /&gt;- Merci, frère Alcathe, Dieu est avec toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme s’il se dématérialisait, le visage de l’androgyne se dissout, à sa place, apparaît Boèce de Dacie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne nous as pas déçus! Dès que je t’ai vu, j’ai su que je pouvais me fier à toi. Retourne dans la chambre d’Unification. Ensuite, je te recevrai. Je t’expliquerai ta mission.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116436878357322985?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116436878357322985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116436878357322985&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116436878357322985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116436878357322985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/une-mission.html' title='Une mission'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116417349978127323</id><published>2006-11-22T06:29:00.000+01:00</published><updated>2006-11-22T06:31:42.816+01:00</updated><title type='text'>La Grande Unification</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, lundi 28/12/2015, 23:45:15&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le visage rosé, encadré de cheveux très blonds, parle lentement, d’une voix très douce. Alcathe serait incapable de lui attribuer un sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, frère, je suis à ton service !&lt;br /&gt;- Mon nom est Comathé, jamais encore nous ne nous sommes rencontrés, comme jamais nous ne pourrons physiquement rencontrer la plupart de nos frères. Qu’importe… L’Union Spirituelle nous importe plus!”&lt;br /&gt;- Tu as raison, le corps restreint trop les possibles. Que me veux-tu ?”&lt;br /&gt;- Notre Maître m’a dit le plus grand bien de toi. Il m’a confié qu’à plusieurs reprises déjà tu avais contribué à défendre notre cause et que tu avais été efficace.&lt;br /&gt;- C’est gentil.&lt;br /&gt;- Il pense qu’il est temps de t’initier davantage. Il m’a chargé de cette tâche. Acceptes-tu de m’écouter un instant?&lt;br /&gt;- Bien sûr!”&lt;br /&gt;- Notre mission est de préparer la Grande Unification, le retour éternel de l’homme dans l’Esprit Divin.&lt;br /&gt;- J’ai compris ça.&lt;br /&gt;- Je t’en prie, ne m’interromps pas, dit Comathé. Laisse-moi t’initier, tu parleras ensuite.&lt;br /&gt;- Je t’écoute.&lt;br /&gt;- Pour cette Grande Unification, il est nécessaire de faire communier les intellects séparés de l’ensemble de l’humanité. Cette mission est difficile. D’abord parce qu’existent des forces du mal comme l’homme que tu as châtié avec Daniarr, ou comme les membres de fausses sectes. Il y a peu, tu as combattu l’une d’entre elles… Aussi parce que, même en notre sein, certains, comme le jeune homme que tu as châtié avec Moéra, se laissent tenter par le démon et nous trahissent. Même si nos quatre Maîtres et notre Grand Maître sont guidés par l’Esprit Divin, notre travail sera long. Il faut s’y préparer… Mais l’essentiel n’est pas dans l’affrontement aux forces du mal, il est dans la lutte pour les forces du bien. Notre besoin premier est d’augmenter le nombre de nos adeptes. Plus nous sommes; plus notre but est proche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116417349978127323?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116417349978127323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116417349978127323&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116417349978127323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116417349978127323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/la-grande-unification.html' title='La Grande Unification'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116409011936673364</id><published>2006-11-21T07:19:00.000+01:00</published><updated>2006-11-22T06:29:19.996+01:00</updated><title type='text'>Rôle des êtres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 0);font-size:85%;" &gt;Paris, lundi 28/12/2015, 23:33:43&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La semi-obscurité de ces propositions séduit Alcathe. D’une part il a le sentiment d’être participant d’une pensée qui, le dépassant en partie, le tire en avant vers un territoire de connaissance et d’intelligibilité auquel il aspire. D’autre part, l’effort d’analyse et d’introspection qu’il doit accomplir non seulement sur chacun des mots, mais bien plus sur l’interprétation de ses conceptions antérieures du monde, nourrit son esprit dans les longues périodes de méditation intemporelles auxquelles le contraint son enfermement semi-volontaire. Enfin ces phrases sont le support aux discussions avec les autres frères et sœurs, soit dans leurs rares séances collectives, soit dans leurs plus fréquents colloques par l’intermédiaire du réseau. Alcathe a l’impression d’être ainsi grandi, de ne plus être le petit Sidney sauvage, semi-inculte, à l’esprit enfermé dans de simples considérations de survie quotidienne. Il participe à une immense aventure intellectuelle dans laquelle, d’une certaine façon, il s’invente, s’attribue son être. Ainsi comprend-il soudain ce message qui, venu dans son cerveau d’il ne sait où, s’impose à lui comme une évidence:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Il y a l’existence déployée dont la compréhension et l’extension englobent les temples des individus concrets et des quiddités. C’est cet Être, cette existence qui, parmi les êtres non nécessaires, est par essence et en vérité le Premier Émané de la Cause Première, et que l’on désigne aussi comme “l’être divin dont est créée la création”… Chaque être non nécessaire n’a d’autre tâche première que de le magnifier”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ferme les yeux, pense longuement. Il se souvient soudain des paroles sur l’unification… Les virtualisations érotiques collectives auxquelles il participe ne seraient-elles pas une étape vers cette magnificence où l’être de chair individué, comme galaxies dans les trous noirs, s’effondre dans la collectivité éternelle de l’Être ? Le but suprême n’est-il pas de faire de cet état transitoire un étant éternel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à Alcathe, le mur semble s’illuminer de couleurs chaudes — jaune, orangé, rouge — un son venu de loin, longuement modulé comme les voix de gorge d’un rituel tantrique, flotte lentement dans la pièce. Alcathe ouvre les yeux. Le projecteur d’écran s’est activé. Devant lui, une image imprécise, floue, nuage informe et souple s’anime lentement. Peu à peu, comme sous l’influence de champs magnétiques, elle se stabilise, esquisse une silhouette imprécise, puis une forme humaine. Enfin, un corps, un visage androgyne, agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour, frère Alcathe. Dieu soit avec toi. Me permets-tu de t’arracher à ta méditation ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116409011936673364?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116409011936673364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116409011936673364&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116409011936673364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116409011936673364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/rle-des-tres.html' title='Rôle des êtres'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116401162930916181</id><published>2006-11-20T09:31:00.000+01:00</published><updated>2006-11-21T07:18:59.280+01:00</updated><title type='text'>Quiddité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; color: rgb(0, 0, 0);"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris, lundi 28/12/2015, 23:23:53&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Comme chaque fois qu’il émerge du profond sommeil succédant aux séances d’effusion mystique provoquées par l’immersion dans son costume-de-données, Sidney se dissout dans l’esprit d’Alcathe : il devient autre… Par son dédoublement, son moi s’intègre à un être collectif dont il fait partie mais qui le dépasse. Il s’efface devant un Autre indescriptible, unique, collectif. Lorsqu’il resurgit dans la séparation douloureuse de la réalité, il ressent comme un besoin irrépressible, la nostalgie de cet effacement momentanément perdu, territoire auquel il aspire et qui lui manque. S’il ne tenait qu’à lui, il ne quitterait jamais ce cosmos virtuel dans lequel son être physique, son être spirituel et son être virtuel s’accomplissent merveilleusement dans l’égarement de la volupté. Désormais, il sait qu’il ne pourrait s’en passer. L’aspiration de son être est de s’y dématérialiser à jamais. Au retour, faim, soif, solitude, fatigue, — souffrance parfois —, reprennent leurs droits sur son corps. La faim surtout… Par crainte de ne pas être compris des autres adeptes, il n’ose pourtant en parler : les repas de céréales et de fruits ne suffisent pas à son corps vigoureux… Mais comme depuis qu’il a accepté d’être des leurs il ne sort plus qu’en bande, que la plupart du temps il est isolé dans cette pièce blanche qui lui sert de cellule de méditation, il n’a aucun moyen de manger plus que ce qu’on lui donne. Après tout, ce n’est pas important, ce que lui apporte son accueil dans le groupe vaut bien quelques efforts. S’il le faut, il est prêt à bien davantage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;Alcathe ne sait pas trop l’heure qu’il est. Il se situe dans une dimension du temps où jour et nuit, durée, absence et présence à la chronologie ont perdu toute importance. Le temps est pour lui ce qu’en fait la vie collective. Seul dans sa cellule dont il ne cherche pas à sortir parce qu’il n’est pas prisonnier, que dehors il n’a rien d’autre à faire, il attend. Assis en tailleur sur la moquette, il regarde les murs blancs. Il laisse dans son cerveau tourner des phrases, entendues lors des séances collectives de lecture, la plupart du temps par l’intermédiaire des écrans, ou dans de rares entretiens en tête à tête avec tel ou tel frère… ou bien phrases venues d’il ne sait où qu’il croit être les fruits de sa maturation intellectuelle. Même si, à l’état conscient, il n’en perçoit pas toutes les significations.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 255, 255);"&gt;“La blancheur n’est pas une chose qui possède la couleur blanche. Ce qui possède la blancheur, c’est quelque chose d’autre que la blancheur elle-même; le corps, la matière. L’existence n’est pas une chose qui possède l’être; l’existence n’est pas quelque chose d’existant. Ce qui possède l’existence, c’est la quiddité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116401162930916181?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116401162930916181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116401162930916181&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116401162930916181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116401162930916181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/quiddit.html' title='Quiddité'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116392655172556700</id><published>2006-11-19T09:54:00.000+01:00</published><updated>2006-11-19T09:55:52.086+01:00</updated><title type='text'>Des agents virtuels</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, lundi 28/12/2015, 11:05:09&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Le serveur Sarpedon a une boîte à lettres électronique, espace public où n’importe qui peut envoyer un message. Elle va leur adresser un message anodin de demande de renseignements qu’elle fera partir d’une université quelconque pour ne pas être repérée s’il y avait un problème. Puis elle mettra à profit les spécificités des transmissions électroniques. La circulation dans le réseau est particulière. Pour utiliser au mieux les capacités de transmission, chaque message, quel qu’il soit, est découpé en tout petits paquets portant chacun une part du message, l’adresse de destination, son numéro d’ordre plus quelques informations techniques. Chacun de ces paquets, envoyé individuellement, peut suivre des routes différentes. L’ensemble se reconstitue sur l’ordinateur de destination. Rien de plus facile, lorsque l’on maîtrise les techniques nécessaires, que de glisser un intrus dans ce train de paquets. À l’arrivée, dissimulé dans les fragments licites du message, l’intrus passe inaperçu. Une fois dans la place, pourvu qu’il porte un petit programme intelligent, il peut se glisser dans les interstices des systèmes, passer par les “portes de derrière” s’il y a des pare-feu, explorer les fichiers; au besoin modifier quelques données.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irina se sert un autre bol de thé. Puisqu’après tout elle n’a rien de mieux à faire, elle va programmer quelques petits espions qui iront voir, sur le serveur Sarpedon, ou sur ceux qui y sont reliés, s’il existe quoi que ce soit concernant Jonak, Sanlucar, Peirse et Kharamidov. S’il y a un lien, même unique, même ancien, elle le trouvera. Sinon, il faudra bien en conclure que seul l’interrogatoire physique de David Peirse pourrait donner une réponse aux questions posées. Dans ce cas, toutes leurs recherches sur le réseau seraient inutiles… Seule la police du pays où Peirse est caché, pourrait faire progresser l’enquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de se mettre au travail Irina dicte un compte-rendu de ses réflexions destiné à Blaise, Jeff et Joseph. Elle serait heureuse d’avoir leur réaction, savoir s’ils sont parvenus aux mêmes conclusions qu’elle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116392655172556700?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116392655172556700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116392655172556700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116392655172556700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116392655172556700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/des-agents-virtuels.html' title='Des agents virtuels'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16139188.post-116383000630206990</id><published>2006-11-18T07:06:00.000+01:00</published><updated>2006-11-18T07:06:53.333+01:00</updated><title type='text'>La technique du Cheval de Troie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt; &lt;div style="text-align: right; color: rgb(255, 255, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Daudinka, lundi 28/12/2015, 09:05:11&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Irina se lève. Le froid de la chambre la saisit. Elle se précipite sur la bouilloire électrique, met du thé dans sa théière. Marche, autant pour se réchauffer que pour réfléchir, de long en large dans la petite chambre. Il ne suffit pas d’accumuler les données, pas plus de se noyer dans les informations. Pour que ce soit utile, encore faut-il leur donner du sens, construire des hypothèses. En attendant que l’eau chauffe, Irina Karaminskaïa s’enroule dans sa couette. Elle regarde par la fenêtre. La nuit est encore très noire, la neige lourde, épaisse, tombe en abondance, se colle aux vitres gelées, l’enfermant dans un monde d’ouate. Elle réfléchit. Que veulent-ils savoir ? Pourquoi Kharamidov a-t-il été assassiné? Qu’ont-ils découverts ? Que la mort de Kharamidov est liée à trois personnages: Alexis Jonak, David Peirse et Andrès Sanlucar. Deux d’entre eux sont morts ; Sanlucar à Paris où il se servait de la carte Visa de Kharamidov. David Peirse a disparu en Europe. On peut, sans grand risque d’erreur, en conclure qu’ils étaient complices, que l’un des trois — vraisemblablement Peirse — a assassiné Kharamidov. Il y a peut-être eu une dispute entre les trois hommes, en tout cas, Jonak a été suicidé. Les deux autres se sont enfuis. À son tour Sanlucar a été assassiné. Reste David Peirse, certainement le meurtrier. L’enquête pourrait s’arrêter là. Simplement ce n’est pas satisfaisant. Ce n’est pas satisfaisant parce que cette affaire crapuleuse semble liée à quelque chose à la fois moins saisissable et plus passionnant qui justifierait la curiosité de Blaise : la victime et les trois complices sont tous liés à l’association Sarpedon. Ça ne peut pas être une simple coïncidence. D’autant qu’il y en aurait alors trop: les comportements de Sarpedon et ceux de Kharamidov se ressemblent sur plus d’un point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irina verse l’eau bouillante dans sa théière, laisse infuser… Elle se tasse dans l’unique fauteuil au velours râpé de la chambre. Seul le haut de son visage dépasse de la boule rouge de la couette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a certainement un deuxième niveau à cette affaire. Irina en est de plus en plus persuadée. C’est celui-là qui intéresse le sociologue Carver. Irina regarde fumer le bol de thé qu’elle vient de se servir : si l’association Sarpedon est derrière ce meurtre, alors Sanlucar, Jonak et Peirse — qui, même s’il semble qu’ils se prostituaient parfois, n’avaient rien de petits truands — devraient avoir un lien avec elle… Ce lien devrait laisser des traces… Pour l’instant, le reste n’a pas beaucoup d’importance. Elle boit une gorgée de thé brûlant, apprécie la chaleur aromatique qui envahit sa poitrine, ferme les yeux. La première chose à faire est de chercher cette trace. Irina finit son bol de thé. Le mieux est d’utiliser la technique du “cheval de Troie”.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16139188-116383000630206990?l=hyperfictions.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hyperfictions.blogspot.com/feeds/116383000630206990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16139188&amp;postID=116383000630206990&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116383000630206990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16139188/posts/default/116383000630206990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hyperfictions.blogspot.com/2006/11/la-technique-du-cheval-de-troie.html' title='La technique du Cheval de Troie'/><author><name>Hodges</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06581903638952077805</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_Vc70M5rRDIA/TA-GTaBFgUI/AAAAAAAAAAU/PDFIL1pH8Oc/S220/carre.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
